07 septembre 2006

Abrégé de Prusse





ABREGE

DE L’HISTOIRE

DU BRANDEBOURG

DE LA PRUSSE

ET DES

HOHENZOLLERN
















Sources: Frederick the Great, David Fraser
Les Hohenzollern, L. Mermaz
Atlas Historique, G. Duby




François Aureau
Août 2004









Le Brandebourg

En 1417, l’Empereur Sigismond de Luxembourg confie le Brandebourg à Frédéric VI d’Autriche, Burgrave de Nuremberg. Cette Marche de Brandebourg avait été jusqu’en 1319 le domaine des Ascaniens ( seigneurs d’Aschersleben ). Frédéric VI devient Frédéric Ier de Brandebourg.
La famille des Hohenzollern était originaire de Souabe ( Zollenberg ) et servait l’Empire ( Burgraves de Nuremberg, c.à d. représentants de l’Empereur ).


La Prusse et les Chevaliers Teutoniques

Cet Ordre fondé en 1128 à Jérusalem, Ordre Hospitalier, puis qui prend part aux combats.
Sont appelés en Transylvanie, puis en Pologne
Herman de Salza ( XIIIème siècle ) obtient le Droit de Croisade : conquêtes avec avances et reculs. Fondation de Thorn, Kulm, Marienwerder, Elbing, Dantzig, Memel. Conquête de la Pomérélie ( Dantzig ), avec l’aide des Ascaniens
Etat théocratique puissant. Résidence du Grand-maître : Marienburg. La plus grande extension est atteinte à la fin du XIVème siècle.
1386 : conversion des Lithuaniens, leur Grand-Duc Ladislas Jagellon est élu Roi de Pologne. Ladislas réunit les peuples menacés et écrase les Chevaliers le 15/7/1410 à Tannenberg, qui prêtent hommage au Roi de Pologne, ( Thorn 19/10/1466 ).


Frédéric Ier et ses successeurs

De 1319 à 1417, le Brandebourg est passé dans plusieurs familles, et a été rogné par ses voisins. Mais son Prince était resté Electeur depuis la Bulle d’Or de Charles IV de Luxembourg.
Frédéric Ier s’imposa avec difficultés aux Seigneurs et villes locales. Son règne sera marqué par sa double exigence vis à vis du Brandebourg et de l’Empereur.
Plusieurs fois il s’oppose à ce dernier, et en 1426 l’Empereur confie la Marche ( de Brandebourg ) au fils de Frédéric : Jean l’Alchimiste. Frédéric retourne aux affaires de Franconie. Mais Jean est trop faible, et Frédéric lui substitue son fils cadet, Frédéric ( II ), « dent de fer ». Celui-ci reprend la Marche en mains, institue une administration centrale, et fonde à Cölln le Château. Il agrandit son territoire par des négociations limitées mais efficaces : Cottbus, Altmark.
Frédéric II ( mort en 1471 ) cède la Marche en 1470 à son frère Albert, Margrave d’Ansbach. Mais Albert s’intéresse surtout à Nuremberg, avec laquelle il fut en lutte toute sa vie. La Marche n’est pour lui qu’accessoire. Il avait confié celle-ci à son fils Jean-Cicéron, dont le règne ( 1486 – 1499 ) sans éclat consolida l’œuvre précédente.
Albert fait promulguer la « Constitutio Achillea » qui réglait la succession et l’intégrité du Brandebourg.


Joachim Ier Nestor ( 1484 – 1499 – 1535 )

Fils du précédent, esprit pratique et sévère. Il soutint successivement les candidatures de Charles ( Quint ) et de François Ier à l’Empire. Il tente de ne pas prendre parti au moment de l’émergence du Luthérianisme.
Le cousin de Joachim, Albert, est élu Grand-Maître de l’Ordre Teutonique, il veut s’affranchir de la suzeraineté Polonaise, et finit par abolir l’Ordre ( en Prusse ) , se rallie au Luthérianisme, et transforme la Prusse en Duché vassal de la Pologne ( 1525 ), et mène une active politique de conversion religieuse. Mais son pouvoir est limité par la Noblesse qui le tient en sujétion.


Joachim II Hector ( 1505- 1535 – 1571)

Il co-règne avec son frère Jean, et hésite sur le plan religieux. Il est tenté par l’Eglise d’Etat, à l’exemple d’Henri VIII. Il optera finalement pour la Réforme à la Paix d’Augsbourg ( 1555 ). Mais sa vie fastueuse le contraint à faire mille concessions.


Jean-Georges ( 1525- 1571 – 1598 )

Souverain économe, dont des mariages vont ouvrir la porte aux successions de Clèves et de Prusse. La condition paysanne s’aggrave, par suite des concessions faites aux Nobles suite aux finances insuffisantes de l’Etat. Jean-Georges viole la constitutio Achillea et partage ses Etats. Mais son fils et successeur fait casser le Testament.


Joachim-Frédéric ( 1546 – 1598 – 1608 ) et Jean-Sigismond ( 1572 – 1608 – 1619 )

Le Duc de Prusse n’ayant pas de successeur mâle, en 1618 le fils de Joachim-Frédéric, Jean-Sigismond succède au Duc Albert de Prusse. Il avait aussi acquis par alliances le Duché de Clèves ( avec Mark sur la Rhur, Duisbourg, Berg, …), après de nombreuses complications diplomatiques et militaires.
L’Etat est donc constitué de trois ensembles : le Brandebourg, la Prusse et les territoires rhénans. Un Conseil est créé en 1604, pour unifier ces territoires divers. Jean-Sigismond se convertit au Calvinisme, ce qui provoque des troubles.


Georges-Guillaume ( 1595 – 1619 – 1640 ) : la Guerre de Trente Ans

Les débuts de la Guerre

Rodolphe II avait accordé des facilités aux protestants de Bohème. Son frère Mathias entre en conflit avec les protestants ( Défénestration de Prague : 23/5/1618 ). Mathias meurt. Ferdinand II devient Empereur. Les Tchèques portent l’Electeur Palatin Ferdinand V au Trône de Bohème. Tilly, Général de Ferdinand II, écrase les Tchèques à la bataille de la Montagne Blanche : 1620. Ferdinand V se réfugie à l’étranger.

Règne de Georges-Guillaume

Prince faible et indécis, il confie la réalité du pouvoir à Schwarzenberg, partisan d’un rapprochement avec l’Empereur. Plusieurs fois,Georges-Guillaume passera de l’Alliance Protestante, conduite par Gustave-Adolphe de Suède, à celle de la Contre-Réforme, menée par l’Autriche. Le Brandebourg sera plusieurs fois occupé par les Suédois, et par les Impériaux (Wallenstein), parfois comme « alliés », parfois comme ennemis. Les Suédois envahissent le Brandebourg (1638), et Georges-Guillaume doit se réfugier en Prusse, où il est vassal du roi de Pologne ! L’Etat est proche du démembrement, quand il meurt à Königsberg en 1640.

Les Ravages de la Guerre

Le Brandebourg a été ravagé (Wallenstein, Tilly, les Suédois…). La population passe de 300.000 à 140.000 habitants. Berlin de 13.000 à 6.000 ! Le cannibalisme a fait son apparition. La Suède maintient ses intentions sur la Poméranie.


Frédéric-Guillaume : Le Grand Electeur (1620 – 1640 – 1688)

Nombreux séjours à l’étranger dans sa jeunesse : ouverture d’esprit, intérêts multiples, énergique, travailleur. L’Electeur, bien entouré, récupère petit à petit ses prérogatives, rognées sous les règnes précédents. Réformes religieuses (tolérance), fiscales , militaires. Création d’une Poste entre les différents domaines.
En politique étrangère, il s’éloigne de l’Empereur, signe un armistice avec la Suède, s’appuie sur la France, dont le but de guerre était l’affaiblissement de l’Autriche.
Dans les discussions de la Paix de Westphalie, Frédéric- Guillaume tente d’obtenir la Poméranie, convoitée également par la Suède. Il n’en reçoit qu’une faible partie, le reste allant aux Suédois. Rébellions des nobles en Prusse, fermement réprimées. Les institutions locales sont doublées de représentants de l’Electeur qui tentent de les contrôler.
Encouragement de l’agriculture et de l’artisanat. Accueil des Huguenots français après la Révocation de l’Edit de Nantes, très actifs dans le développement de Berlin. Embellissement du château de Cölln, Lustgarten, unter den Linden.
La Guerre du Nord : en 1655, Suédois et Polonais s’affrontent. Après avoir changé d’alliance, lors de la Paix en 1660, la Prusse est libérée de la suzeraineté polonaise.
En 1663, un contingent de l’Electeur participe à la défense de Vienne menacée par les Turcs.
Balancements entre l’alliance française (qui convoite les Pays-Bas) et Impériale. Devant l’avance française, il se rapproche des Pays-Bas, mais est défait par Turenne à Turckheim en 1675. Sur le retour, il est attaqué par les Suédois, alliés à la France : victoire de Fehrbellin. Frédéric-Guillaume attaque alors la Poméranie suédoise : Stettin est prise en 1677.
Après l’échec des Turcs à Vienne en 1683, l’Autriche récupère une marge de manœuvre. Constitution de la Ligue d’Augsbourg, contre la France, à laquelle il adhère. Il meurt à Potsdam en 1688.


Frédéric III (1657 – 1688 – 1713) : le roi en Prusse (1701)

Homme de moins d’envergure que son prédécesseur, il avait été victime, enfant, d’une chute. « Grand dans les petites choses et petit dans les grandes » disait de lui Frédéric II.
La Ligue d’Augsbourg combat la France (Empire, Hollande, Angleterre, Savoie, Espagne). L’Electeur participe en mettant des troupes à disposition.
Il voulait transformer son Margraviat, en Royaume, et sollicita l’Empereur Léopold Ier. Devant l’imminence de la Guerre de Succession de l’Espagne, Léopold Ier finit par céder, mais Roi en Prusse, c’est-à-dire hors des terres d’Empire. Création de l’Ordre de l’Aigle Noir (lors de la cérémonie du couronnement, la Reine, peu impressionnée, prise, au grand mécontentement du Roi !)
Pendant la guerre, les troupes participent aux opérations, sous les commandements du Prince Eugène et de Marlborough.
A Berlin, construction de l’Arsenal et de Charlottenburg. Leibnitz fonde l’Académie des Sciences de Berlin.


Frédéric-Guillaume Ier (1688 – 1713 – 1740) : le Roi Sergent

Très économe, problèmes de santé, fortes colères. Forte réduction de la vie de Cour, remplacée par le Tabakscollegium.
Il participe aux côtés des Russes à la lutte contre Charles XII de Suède, et reçoit en 1720 un petit morceau de la Poméranie Occidentale ou Suédoise.
En 1722 il rédigea son Testament Politique qui inspirera son fils (Frédéric II) malgré leur longue opposition. Frédéric-Guillaume poursuit cependant son œuvre, dont le but final est d’avoir une Armée forte. Création d’un Directoire Général, réformes administratives. Poursuite du peuplement de la Prusse. Instauration du service militaire obligatoire, chaque régiment puisant dans un canton. Mais cette admirable machine ne sera pratiquement pas engagée sous son règne (il aime bien pêcher, disait Pierre le Grand, mais sans se mouiller les pieds !)
Il établit pour son fils, tout son opposé en beaucoup de domaines, un plan rigoureux d’éducation. A 18 ans, Frédéric envisage de quitter le royaume. Le Roi l’apprend, fait enfermer Frédéric et décapiter son principal complice sous ses yeux(1730).
Frédéric se soumet, en apparence, aux volontés paternelles et retrouve progressivement sa place à la Cour et pour la succession. Il séjourne à Ruppin, où il s’occupe de son régiment.
Lorsque meurt Frédéric-Guillaume en 1740, le père et le fils sont, au moins superficiellement, réconciliés.


Frédéric II le Grand ( 1712 – 1740 – 1786 )

En 1740, meurt l’Empereur Charles VI, et la grande question pour l’Autriche est de faire accepter la succession prévue par la Pragmatique Sanction. La France veut s’y opposer, et Frédéric profite de cet embarras pour saisir la Silésie ( hiver 1740 – 41 ). Bataille de Mollwitz.
Après plusieurs renversements d’alliances, et deux campagnes en Bohème, où il occupe Prague, Frédéric signe la paix en 1745 avec l’Autriche, conservant la Silésie.
Pour commémorer ses campagnes, il embellit le Château de Potsdam et fait construire Sans Souci.
1750 : troisième entrevue avec Voltaire, à Potsdam. Le français y séjourna presque trois ans, mais la brouille l’emporta.
Frédéric est un bourreau de travail, aux horaires précis. Il se distrait en conversant, en composant, en jouant de la flûte et en écrivant. Il est encore plus économe que son Père.
Développement des manufactures, poursuite d’une politique d’immigration. Pendant son règne, la population totale passe de 2 à 5.000.000 d’habitants. Athée, il maintient une politique de tolérance religieuse.
En 1755, l’Angleterre est inquiète des vues coloniales de la France, elle veut la guerre. Les Alliances sont renversées : la France s’allie à l’Autriche et à la Russie. La Prusse est isolée, avec le seul appui de l’Angleterre qui veut qu’elle protège le Hanovre, propriété du Roi d’Angleterre. En août 1756, Frédéric, préventivement, entre en Saxe pour se diriger sur la Bohème : défaite de Kolin, contre le Général autrichien Daun. La Prusse est menacée de toutes parts. Occupation de Berlin ( quelques jours ), par les Autrichiens. Bataille de Zorndorf : arrêt de la progression Russe. Défaite de Hochkirch ( Saxe ). Défaite de Kunersdorf.
Frédéric est au bord du désespoir et du suicide. Nouvelle occupation de Berlin par les Austro-Russes.
Au milieu de cette débâcle, le miracle se produit :la Tsarine Elisabeth ( fille de Pierre le Grand ) décède, et Paul III, grand admirateur de Frédéric monte sur le Trône. Paul III signe aussitôt la paix avec la Prusse et un Traité d’Alliance. Mais il est déposé, puis assassiné par Catherine (Sophie) d’Anhalt-Zerbst sa femme qui lui succède. Mais la Coalition a été rompue. La paix est signée en 1763, et met fin à la Guerre de 7 Ans pendant laquelle Frédéric n’était revenu à Berlin que quelques jours ! Mais la guerre, les privations l’ont fort vieilli.
Les dommages de la guerre étaient grands, et Frédéric s’attache à l’œuvre de remise en ordre.
Lorsque meurt Auguste III, le deuxième Roi Saxon de Pologne, la Prusse et la Russie se rapprochent et se lient pour maintenir la Pologne en état d’impuissance. Poniatowski, amant de Catherine, est élu Roi de Pologne. Puis la Russie, l’Autriche et la Prusse acquièrent chacun des territoires polonais ( 1er partage, 1772 ). La Prusse colonise les territoires acquis.
En 1778, Joseph II veut s’emparer de la Bavière ( l’Electeur est mort sans descendant direct ). Frédéric repart en guerre ( il a 70 ans ). Mais la paix est vite signée ( Teschen ).
Le Roi, de plus en plus autoritaire, est omniprésent. Mais sa santé déclinante ne supporte plus le dur régime qu’il s’impose. Il meurt le 17 août 1786.


Frédéric-Guillaume II ( 1744- 1786 – 1797 )

Il monte sur le Trône à la mort de son oncle. C’est une personne nonchalante, à l’intelligence médiocre. Il ne saura pas faire les réformes que l’époque réclame.
Poniatowski, Roi de Pologne, fait des réformes qui inquiètent la Russie, car elles vont dans le bon sens. L’Autriche s’émeut de la révolution française. Traité Prusso-Autrichien qui entraîne la Prusse dans la guerre quand la France déclare la guerre à l’Autriche. Défaite de Valmy ( 1792 ) : l’Armée prussienne n’était plus ce qu’elle avait été.
Cependant, la Prusse et la Russie s’entendent sur le deuxième Partage de la Pologne ( 1793 ). Pendant que la Prusse et la Russie sont occupées à l’Est, les français gagnent du terrain à l’ouest. Russie, Autriche et Prusse se partagent une 3èmè fois la Pologne qui alors cesse d’exister. Mais la Prusse compte alors 40% de Slaves, elle a perdu ses possessions Rhénanes et est devenue voisine de la Russie.


Frédéric-Guillaume III ( 1770 – 1797 – 1840 )

Imbu, méfiant, indécis. Sa femme, la Reine Louise lui était supérieure. Il maintient sa politique de neutralité qui était en vigueur depuis 1795, mais finit par s’allier à la France en 1805, après Austerlitz. Mais le parti anti-français, ayant la Reine Louise pour emblème le pousse à la guerre : défaites d’Iéna et d’Auerstaedt. Buonaparte prend Berlin et les principales villes. Le Roi se réfugie à Memel, et refuse les conditions de Napoléon. Après les victoires de celui-ci sur les Russes et la paix de Tilsit, la Prusse subsiste, mais fort diminuée et quasi-vassale de la France. Frédéric-Guillaume, réfugié à Königsberg finit par accepter les réformes d’un groupe mené par Stein, malgré l’occupation française et la méfiance de Napoléon. Mais face à l’occupation, la pensée nationaliste ( prussienne et allemande ) gagne du terrain. Puis la Russie reprend la guerre, c’est la défaite française de Russie. La Prusse s’allie à celle-ci et déclare la guerre à la France. Malgré quelques succès, les français finiront par être battus à Leipzig. En 1814, les alliés entrent à Paris.
Au Congrès de Vienne, la Prusse reçoit la Poméranie Suédoise, la plus grande partie de la Westphalie, Cologne, Trèves et Aix. La Confédération Germanique est créée, présidée par l’Autriche. La Diète siège à Francfort.
Le nouvel Etat Prussien est composé de deux ensembles : à l’Est, nobiliaire, rural ; à l’Ouest, dominé par la Bourgeoisie. Malgré les réticences royales, les réformes se poursuivent, mais l’Etat reste absolutiste. Création du Zollverein, englobant tous les Etats, sauf l’Autriche. Le prestige de la Prusse se développe en Allemagne.


Frédéric-Guillaume IV ( 1795 – 1840 – 1861 )

Cultivé, après quelques ouvertures, il revient à la conception divine et absolutiste de la Monarchie. Sous la pression populaire, en 1848,il se prépare aux réformes, qu’il finit par concéder, malgré des émeutes à Berlin, en particulier une Constitution.
La lutte d’influence entre Habsbourg et Hohenzollern se poursuit, chacun cherchant à réunir tout ou partie des territoires Germaniques sous sa coupe.
Mais le Roi est atteint d’une grave maladie vénérienne, et renonce au Pouvoir en 1858 au profit de son frère Guillaume qui devient Régent, puis Roi en 1861 à la mort de Frédéric-Guillaume IV, sans postérité.


Guillaume Ier (1797 – Régent : 1858 – Roi : 1861 –Empereur : 1871 – 1888)

Il a passé toute sa vie sous les Armes, hostile au libéralisme. Il finit par faire appel à Bismarck, lui aussi ennemi du régime parlementaire. De plus, il est anti-autrichien. Exploitant la situation dans les Duchés ( Schleswig, Holstein et Lauenbourg ), il contraint la Prusse et son Roi à la guerre contre l’Autriche. C’est la défaite Autrichienne de Sadowa. L’Autriche sort de l’Allemane, et la Prusse organise celle-ci dans une Confédération au Nord du Main.
Les Cortes ayant chassé le Roi d’Espagne du Trône, un Hohenzollern se porte candidat ; malgré la renonciation de celui-ci, Bismarck, en exploitant l’incident d’Ems, pousse la France à déclarer la Guerre ( juillet 1870 ). Victoire de Sedan ( 1/9/70 ).
Suite à cette victoire, les Etats du Sud : Hesse, Bade, Wurtemberg et Bavière rejoignent la Fédération des Etats du Nord, qui est alors transformé en Empire Allemand, comprenant 25 Etats ( villes libres, Royaumes, …) qui ne gardent que des responsabilités locales, et dominés par la Prusse.
Pour juguler la montée du socialisme, Bismarck fait adopter un train de mesures sociales ( 1890 ).
Guillaume meurt en 1888.




Frédéric III Guillaume ( 1831 – 1888 – 1888)

Fils du précédent, il est atteint d’un cancer du larynx. A épousé Victoria, fille de la Reine Victoria d’Angleterre. Libéral, opposé à la politique de Bismarck, il meurt 3 mois après être monté sur le Trône, dans de longues souffrances.


Guillaume II ( 1859 – 1888 – abdique : 1918 – 1941 )

Elevé dans l’indifférence de sa mère, atrophié du bras gauche, ayant vécu en Angleterre, il était romantique et fantasque. Carrière militaire. Empereur, il mène une vie fastueuse et modeste à la fois.
Il cherche à évincer Bismarck : 1890, et entame un gouvernement personnel.
Développement économique et démographique ( 68 millions en 1914 ). L’Empereur est populaire. Il appelle von Bülow à la Chancellerie. Développement de la Marine ( von Tirpitz ) qui inquiète l’Angleterre. Remplacement de Bülow par Bethmann-Hollweg. Mais petit à petit, l’Allemagne s’isole sur le plan diplomatique. Elle s’aliène la Russie, qui se rapproche de la Franc, ainsi que l’Angleterre, inquiète du développement de la Flotte.
Crise de 1911 : Agadir. La tension monte en Europe.
En 1914, l’Archiduc Ferdinand, neveu et héritier de l’Empereur d’Autriche François-Joseph est assassiné par un étudiant bosniaque à Sarajevo. L’Autriche, convaincue de la complicité de la Serbie, lui déclare la guerre. Par le jeu des Alliances, la guerre devient européenne. Et contrairement aux attentes, elle fut longue. Guillaume perd le contrôle des opérations militaires au profit de l’Armée ( Hindenburg, Ludendorff ). Mais l’entrée en guerre des USA, causée par la guerre sous-marine, fait basculer l’équilibre des forces, et l’Allemagne. Le mouvement républicain se développe : mutineries, grèves. Après bien des atermoiements et des affrontements, l’Empereur d’Allemagne, Roi de Prusse abdique le 9/11/1918, à Spa et se rend en Hollande. Il signe le 28 novembre son abdication formelle. Enterré à Doorn, où il avait acheté une propriété.














La Grange au Loup, 17 août 2004








Quai François Mitterand

A Obrechies, le 29 octobre 2003






Monsieur le Maire,



Je tiens par la présente à vous faire part de mon très profond désaccord avec la décision de la Ville de Paris de donner le nom de François Mitterrand au Quai du Louvre.

Et voici mes raisons :

Le personnage de F. Mitterrand est un personnage fortement contesté dans la société française. Si l’on dit qu’il était d’ombres et de lumière, c’est ce que l’on peut en dire de mieux. Et il ne fait de doute que pour quelques fanatiques que les ombres étaient…bien foncées.

Seule sa mort prématurée a empêché de nombreuses poursuites judiciaires de s’ouvrir, tant en ce qui concerne l’usage des fonds de la Présidence accaparés à des fins personnelles, que ses douteuses accointances avec des hommes d’affaires peu recommandables, et ses liaisons avec le Régime de Vichy, sans parler de la mort inexpliquée d’un Premier Ministre.

Si la Mort a ravi le justiciable, l’Histoire aura la tâche de mettre à jour ces zones de ténèbres.

Il eut, au moins, été sage d’attendre, pour éviter à un de vos successeurs de devoir, un jour, certainement, déboulonner les plaques du Quai du Louvre !

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments outragés,

François Aureau

Remaniement ministériel

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

PORTE-PAROLE DE L’ELYSEE



Mesdames, Messieurs,

Suite à la précipitation des derniers jours, quelques papiers se sont mélangés, et, en nous excusant pour l’annonce erronée du 31 mars 2004, j’ai l’honneur de vous annoncer la composition de notre nouveau Gouvernement.

A part quelques Ministères de second plan, tels que les Finances, l’Intérieur, la Guerre et les Affaires Etrangères, je vous annonce qu’ont été nommés :

· Au Ministère de la Culture des Pommes de Terre à l’Eau, Madame Peluche
· Au Ministère des Soins à Domicile des Chats Enragés, Monsieur Miaou
· Au Ministère des Objets Perdus dans le Métro entre 22h et 23h45, Monsieur Trouvaine
· Au Ministère des Veuves Eplorées de la Guerre de 1870, Monsieur Bazaine
· Au Ministère de la Paraffine, Monsieur Paraffin
· Au Ministère des Coques en Bois et des Sincères Salutations, Monsieur de Corvée de Chiottes
· Au Ministère des Tuyaux de Pöele, Monsieur Ferrailleur
· Au Ministère des Routes qui Montent, Monsieur Downwards
· Au Ministère des Routes qui Descendent, Monsieur Upwards
· Au Ministère des culs-de-sac, Monsieur Bouché
· Au Ministère des Fonds Perdus, Monsieur Poche
· Au Ministère des Tombeaux Ouverts, Monsieur Vit
· Au Ministère des Portefeuilles Vacants, Monsieur Tiretoi de la Quej’mymette
· Au Secrétariat d’Etat des Jus de Pommes en Boite en Carton, Monsieur Mirabelle, Monsieur Cox-Orange ayant définitivement décliné ce poste
· Au Secrétariat d’Etat aux Histoires Belges, Marseillaises, Corses, Monsieur Bidon
· Au Secrétariat d’Etat à la Soudure par Points, Monsieur Colle
· Au Secrétariat d’Etat pour la Réforme des Tickets de Métro, Madame Urbain
· Au Secrétariat d’Etat pour la Sauvegarde des Escargots de Savoie, Mademoiselle Coquille
· Au Secrétariat d’Etat pour le Lavage des Epluchures, Monsieur de la Queue de Tromblon des Aisselles, avec rang de Ministre d’Etat
· Au Secrétariat d’Etat pour les Incivilités Durables, Monsieur Chienlit
· Au Secrétariat d’Etat pour Couper les Cheveux en Quatre, Madame Précis
· Au Secrétariat d’Etat pour Aller Voir Là-bas si J’y Suis, Madame Curiositas
· Au Sous-Secrétariat d’Etat pour l’Amélioration de l’Accès des Unijambistes aux Foires, Expositions, Chevaux de Bois et Sous-Marins Polaires, Madame Paperasse
· Au Sous-Secrétariat d’Etat au Papier Mâché, Monsieur Manducant, qui a également accepté de tenir le rôle éminent de Premier Ministre


Mesdames , Messieurs, je vous remercie pour votre attention