Brevia 2009
(Numéro 47,Mars)
Walküre
Je partage, en grande partie l’avis d’Olivier Guez (Le Monde, 7/02/09) au sujet du film Walküre, ce qui m’étonne moi-même, car c’est rare que je sois en accord avec cette publication !
Même s’il n’est pas question de mettre en doute le courage personnel du comte von Stauffenberg, ni de minorer le nombre des participants de la conjuration ( c’est plusieurs milliers de personnes qui payeront de leur vie leur participation proche ou lointaine à ce projet jusqu’aux derniers jours du Régime National-Socialiste), il n’en faut pas moins oublier que le but principal des conjurés était de se débarrasser d’Hitler, parce qu’il avait perdu la guerre, ou qu’il était en train de la perdre en juillet 44, et d’être ainsi en mesure de négocier avec les Alliés un paix moins rigoureuse.
Von Stauffenberg n’était certainement pas ce que nous appellerions aujourd’hui un démocrate. Je n’en veux pour preuve que ce texte de sa main :
Nous voulons un ordre nouveau qui garantisse le droit et la justice, dans lequel l’Etat s’appuie sur chacun; mais nous rejetons la mensongère notion d’égalité et nous nous inclinons devant la hiérarchie naturelle. Nous voulons un peuple qui, enraciné dans la terre de sa patrie, demeure proche des forces de la nature, un peuple qui, libre et fier, dominant les bas instincts de l’envie et de la jalousie, trouve sa satisfaction et son bonheur dans le cadre établi de son activité. Nous voulons des dirigeants qui provenant de toutes les couches de la société, et liés aux forces divines, s’imposent par leur sens moral, leur discipline, leur esprit de sacrifice.
Claus von Stauffenberg
Ce n’est évidemment pas une raison pour ne pas aller voir ce qui reste un très bon film, vraiment proche de la réalité historique.
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L’aviez-vous remarqué ? Le monde change. En voici quelques exemples qui, il y a encore peu d’années, auraient passé pour définitivement improbables :
· Le Président des États-Unis est un métisse
· Le Maire de Paris est un homosexuel avéré
· Le Président de la République française, pendant son mandat, divorce et se remarie
· Le Ministre français de la Justice est une fille-mère
Ça décoiffe, n’est-ce pas ?
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Certains (beaucoup de) restaurants proposent des escargots de Bourgogne. C’est manifestement une annonce trompeuse. Les escargots ont abandonné depuis belle-lurette la plantureuse Bourgogne. Il doit en rester trois ou quatre dans une réserve sévèrement grillagée, et qui ne sont en aucun cas destinés à la consommation.
Tous les escargots dégustés en France viennent (non pas par leurs propres moyens !) d’Europe de l’est. Les menus de nos tavernes, gargotes et autres restaurants devraient, au mieux, annoncer des escargots à la bourguignonne.
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Islamophobie ?
Il ne suffit pas de traiter d’islamophobe ceux qui relèvent l’empreinte de la religion musulmane dans les conflits qui ensanglantent le monde pour mettre un terme à toute réflexion.
La plus part des affrontements actuels de la planète trouvent effectivement leur origine dans les agissements de musulmans qui cherchent, par la violence, à imposer leur religion, et les mœurs qui en découlent, à des populations ou bien qui pratiquent un islam modéré, ou bien une autre religion.
Ceux que l’on affuble du qualificatif d’islamophobe ne trouvent rien à redire au fait que quelqu’un pratique la religion musulmane. Ils s’indignent contre ceux qui mettent des régions, des pays, voire des continents entiers à feu et à sang au nom de l’Islam. Et parfois, ils les combattent, même s’ils doivent avec tristesse et effroi se souvenir que d’autres religions, en d’autres temps, en ont fait tout autant, ou pire.
Sitôt que des guerres ne seront plus menées sous l’étendard de l’Islam, il n’y aura plus d’islamophobes.
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Permis de conduire, permis de chasse … Ne faudrait-il pas instituer un permis d’emprunter, quand on voit dans quelles situations désastreuses atterrissent de nombreuses familles, qui finissent leur calamiteuse carrière dans les méandres des Commissions de surendettement ?
Il est vrai que si ce fléau du surendettement pouvait être éradiqué, on se demande bien ce qui resterait comme missions à la Banque d France, dont ces fameuses commissions sont, à ce jour, la principale (la seule ?) justification.
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Haro sur les « banquiers » !
Nous l’avons déjà dit, mais nous le redisons : les dérives récentes du système bancaire se sont produits sous l’égide de lois, décrets, circulaires plus qu’abondants, sous l’œil affecté de cécité d’organismes, de Commissions, d’Agences, pléthoriques, qui tous étaient censés réguler les activités de banque. Ne nous faisons donc pas trop d’illusions sur l’hypothétique efficacité des nouvelles règlementations que l’on nous concocte au fond des cabinets ministériels.
Les banquiers qui ont présidé à ces irréparables désastres sont montés du doigt par tout un peuple déboussolé.
Mais qui sont ces banquiers ? D’horribles capitalistes, d’infâmes descendants des deux cents familles ? Que nenni ! Ce sont (pour la plupart) … des fonctionnaires qui ne jouent pas sur leurs fonds propres, et qui se contentent de spéculer dextrement avec nos économies.
Voici quelques spécimens de cette énarchie triomphatrice :
· Baudouin Prot (BNP), ENA, inspection des finances, ministères, il entre à la BNP (nationalisée) en 1983
· Daniel Bouton (Société Générale), ENA, haut fonctionnaire jusqu’en 1991
· Albert Caron (Crédit Agricole), l’exception, vient du secteur privé (agriculture)
· Jean Peyrelevade (Crédit Lyonnais), commence sa carrière politique comme conseiller de Pierre Mauroy – de sinistre mémoire – puis il émarge aux bourses de différentes sociétés nationalisées. Il succédait à l’optime Jean-Yves Haberer, qui après vingt ans dans la fonction publique soutira quinze milliards d’euros au budget de l’Etat pour réparer ses quelques bévues.
· Etienne Pflimlin (Crédit Mutuel), ENA, fonctionnaire jusqu’en 1984
· Philippe Dupont (Banques Populaires) est une autre exception. Il vient de la zone grise privée-associative
· François Pérol (Caisses d’Epargne) ne déparera pas la brochette de ses pairs : ENA, puis fonctionnaire. Espérons qu’il ne fera pas trop de dégâts avec la tirelire préférée des Français.
Tout ce beau monde, en grande partie issu de cette frange maléfique où se côtoient, dans des relations douteuses, la politique, la haute administration, la finance, a su faire la preuve de sa – relative – incompétence. Leur origine ne peut empêcher de se demander s’ils n’ont pas une plus grande compétence pour dilapider les fonds que pour les accumuler.
Note : ENA, Ecole Nationale d’Administration
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Pour ceux qui en redemanderaient et qui par mégarde auraient liquidé les livraisons précédentes, ils peuvent en retrouver l’intégralité en visitant mon Web Log à l’adresse suivante :
http://brevia.blogspot.com/