BREVIA 2010
(Numéro 67, Décembre)
Je suis assez moderne, mais … avec cent ans de retard : Je commence à me faire à Mahler, je n’aime pas trop le téléphone, par contre j’aime bien piloter une voiture automobile.
La solidarité serait noble si elle était consentie par ceux qui la financent. Elle n’est que tyrannie si elle est imposée par ceux qui en profitent.
En Afrique, les populations élisent, plus ou moins démocratiquement, leurs … dictateurs.
C’était promis, pas vrai ?
Ah ! Monsieur Juppé, vous l’aviez bien promis : Bordeaux, sa Mairie, et rien d’autre ? C’est à cela que vous aviez solennellement promis de consacrer le restant de votre vie publique, n’est-il pas vrai ? Mais l’attrait du pouvoir, des pompes monarcho-républicaines « à la française » a sans doute eu raison de vos augustes résolutions.
Bon, vous avez menti. Consolez-vous, vous n’êtes ni le premier ni le dernier qui renie sa parole.
Bon vent, Monsieur Juppé !
(Condamné en 2004 pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux et prise illégale d’intérêt, M. Juppé a été nommé le 14 novembre 2010 Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants)
La valse hésitation de l’Euro
Le 29 novembre, la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté (Stiftung F. Naumann für die Freiheit), proche du FDP, le parti libéral allemand, organisait, dans les locaux de la Deutsche Bank, Unter den Linden, Berlin, un séminaire de réflexion sur la crise monétaire européenne.
Une des interventions les plus intéressantes, par le Professeur Blankart (1) s’intéressait plus particulièrement à ce qu’il est convenu d’appeler les PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne).
Le Professeur commençait cependant son exposé en montrant que la « crise de l’Euro », si elle ne devait être appréciée qu’au regard de la parité Euro/Dollar, n’en est pas une : l’Euro a certes été plus fort qu’aujourd’hui par rapport au Dollar, mais il a aussi été plus faible.
La crise de l’Euro ne vient pas non plus des « spéculateurs », qui seraient les grands méchants à l’origine de nos malheurs ; le vieux réflexe : c’est pas moi, c’est les autres !
La crise de l’Euro a pour origine les endettements des Etats, qui ont financé par l’emprunt leurs dépenses courantes, et dont – pour certains – l’économie n’est pas assez solide pour remonter la pente.
En toile de fond, la question de savoir si l’Euro pourra survivre, s’il n’était pas prématuré d’instaurer la monnaie unique avant d’avoir assuré un minimum de convergence (sociale, fiscale, budgétaire …) entre les Etats participants.
On commence à entendre en Allemagne des voix qui se demandent si le pays ne devrait pas sortir de l’Euro. Les Allemands ont le sentiment d’avoir pris les douloureuses mesures nécessaires – contrairement à d’autres – et craignent de devoir à l’infini payer pour leurs associés. Ils veulent en tous cas durcir les mécanismes de sanctions contre les pays qui ne feraient pas les efforts indispensables.
Ils s’opposent en cela à la France, dont les « courbes de température » sont plus proches de celles des PIIGS que de celles des « pays vertueux ».
Personnellement, j’imagine mal une Zone Euro sans l’Allemagne, d’autant plus que la France se retrouverait alors à la tête d’une collection de pays encore plus malades qu’elle, et qu’elle n’aurait pas les moyens d’assurer envers eux le rôle de chef de file qui est à ce jour celui de l’Allemagne.
La période que nous traversons est menaçante, mais l’avenir paraît plus sombre encore.
(1) Charles B. Blankart est, entre autres, professeur d’économie à la Humboldt Universität Berlin.
SANS, SOUCI.
Sur le fronton du château de Sanssouci, à Potsdam,, bâti par Georg Wenzeslaus von Knobelsdorf entre 1745 et 1747 sur des esquisses de Frédéric II le Grand (1712-1786), on peut lire, en lettres de bronze :
SANS, SOUCI.
Sur dix mille visiteurs, peut-être mille voient-ils l’inscription, et sur ces mille, 999 lisent : Sans Souci, rien de plus. Et un se demande : pourquoi « virgule », pourquoi « point » ? Plusieurs explications ont été proposées par des esprits dont la fécondité n’avait d’égale que la fantaisie.
Le Dr. Alfons Schmidt imagine que « Souci » pourrait se lire « Susi » qui serait alors un diminutif d’Elisabeth, la femme de Frédéric. La virgule marque un temps d’attente qui excite la curiosité du lecteur. Le point indique que la sentence est définitive. Donc : Sans (attention, sans quoi, sans qui ?)… Elisabeth, définitivement ! On sait en effet que Frédéric n’éprouvait pour sa conjointe aucune affection, aucune attirance, ni aucun respect pour son intellect. Il lui avait formellement interdit l’accès à Sanssouci, et l’avait reléguée dans le château de Schönhausen, de l’autre coté de Berlin.
Plus plausibles me paraissent les hypothèses du Dr. Alfred Hagemann. Elles impliquent une bonne connaissance de la langue française, ce qui n’était pas difficile pour Frédéric, qui la maîtrisait mieux que l’allemande, qu’il parlait peu et écrivait encore plus mal. Virgule, petite queue, pour cazzo virile, l’organe sexuel mâle. Point, dans le sens de : point de, pas. D’où : sans petite queue, point de souci. Le Roi de Prusse, de fait, n’était pas porté sur les choses du sexe, et peut-être voulait-il dire que l’on mène ainsi une vie plus paisible.
Si l’on ajoute que le Souverain était friand de ces rébus, cela renforce la conjecture du Dr. Hagemann. En effet, Frédéric II n’avait-il pas un jour envoyé à Voltaire, qui séjournait à Potsdam, le billet suivant :
p si
________ à ________
venez 100
Soit : venez sous p à cent sous si, ou encore : venez souper à Sanssouci
Ce à quoi Voltaire aurait répondu : G a
Soit : G grand a petit : j’ai grand appétit
Mais en définitive, sans doute est-ce le Dr. Reinhard Alings qui a raison : Frédéric a-t-il voulu simplement s’amuser et éveiller la curiosité, susciter les débats ? Là où il est maintenant, il doit se réjouir que près de 300 ans plus tard sa devinette nous perplexe encore !
De l’art de la conversation
en Allemagne
C’est une évidence de dire que chaque pays a ses coutumes et ses règles de bonne éducation. Vérité en deçà, erreur au-delà, disait déjà Blaise Pascal, paraphrasant Michel de Montaigne.
Entre l’Allemagne et la France, ces exceptions à la règle commune sont nombreuses, qu’il s’agisse des mœurs de table, des fleurs que l’on offre, mais aussi, et c’est ici mon propos, de la conversation.
En France, la conversation se doit d’être animée, les répliques sautant d’un locuteur à l’autre comme une balle de ping-pong entre les raquettes. Peu importe si l’on s’éloigne du sujet, même si on le perd complètement de vue. Ce qui compte, c’est l’ « esprit », les saillies, la (bonne) impression que l’on donne de soi-même.
Mais de grâce, ne pratiquez pas ce sport en Allemagne. Quand un Allemand tient un sujet, il est déterminé à l’explorer jusqu’au bout, et à vous livrer l’ensemble de ses vues. Il développe ses arguments logiquement, implacablement pourrait-on dire. Si vous dissentez, attendez votre tour, vous aurez le loisir de vous exprimer.
Car si vous l’interrompez, sa réaction peut être brutale, malgré l’affection qu’il vous porte. S’il a vraiment beaucoup de considération pour vous, il dira que vous risquez de lui faire perdre le fil. Mais ce n’est pas vrai : il déteste être coupé.
Les caractères des peuples s’illustrent dans cette divergence. Le Français léger, plaisant, au risque trop souvent d’être superficiel. L’Allemand, posé, sérieux, au risque parfois de lasser.
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27 décembre 2010
25 novembre 2010
Brevia 2010 Novembre
BREVIA 2010
(Numéro 66, Novembre)
La meilleure façon d’être toujours dans le vrai n’est pas de chercher la vérité ; c’est de la créer soi-même : Nietzche est plus fort que Socrate.
Le peuple n’est jamais si bien trompé que par ceux qui sont censés l’éclairer.
Le propre des révolutions est de revenir à leur point de départ.
Les souvenirs partagés sont le ciment, nécessaire sinon suffisant à l’amitié. C’est pourquoi il est si difficile de se faire de nouveaux amis dans la vieillesse : on n’a plus le temps de bâtir un passé commun.
Les figures géométriques ont toujours un seul centre. En politique, il y en a généralement plusieurs.
Notes de Lecture
L’avouerais-je à ma grande honte ? Ce n’est que 61 ans après sa sortie en librairie que je viens de lire Le deuxième Sexe de Mme de Beauvoir. Certes, il ne faut pas se précipiter sur les nouveautés, et il faut laisser au Temps les soins de la décantation. Mais là, j’ai peut-être exagéré.
Le premier tome de l’ouvrage s’attache à démontrer que, même si des particularités anatomiques indiscutables distinguent le mâle de la femelle dans l’espèce humaine, c’est la Société qui donne à la femme ces caractéristiques qui la rendent différente de l’homme. On ne nait pas femme, dit Simone de Beauvoir, on le devient.
Je veux bien admettre qu’inciter une petite fille à cajoler ses poupées, et pousser un petit garçon à se divertir avec des voitures miniatures peut avoir une influence sur le développement de la personnalité.
Mais depuis 1949, les choses ont changé. Le but unique de la jeune fille n’est plus de pêcher un mari qui la protège et la gouverne. Les femmes étudient et ont conquis l’indépendance économique, que Mme de Beauvoir voyait comme le principal obstacle à leur réalisation de soi-même.
Les accoutrements bizarres qui en faisaient des siècles durant de perpétuelles handicapées ont disparu, toutes portent de nos jours le pantalon, et quand, par hasard, dans la rue, passe une femme habillée suivant la tradition ne s’exclame-t-on pas : Tiens, une femme en jupe !?
Bien sûr, ce sont encore les femmes qui mettent au monde les enfants. Madame Simone parait le regretter, et elle voudrait que cela advienne avec le moins possible d’intervention masculine. L’insémination artificielle lui semble le nec plus ultra de la procréation. Comme l’éducation par l’Etat, avec aussi peu de contacts que possible avec les géniteurs : vielles chimères communisto-mao-marxistes.
Le deuxième tome est consacré à décrire l’expérience vécue des femmes. Les (très nombreux) cas que cite l’autoresse à l’appui de ses thèses sont le plus souvent extraits de notes de psychiatres qui n’ont, par définition, à faire qu’à des cas pathologiques. Je crois qu’une grande majorité de femmes ont vécu – même dans le passé – leur condition avec fierté et satisfactions. Les parallèles qu’elle établit entre femmes (objets passifs) et noirs et esclaves sont outrés, et d’une façon générale elle oublie une dimension fondamentale de la relation homme/femme : c’est l’Amour, où elle ne veut voir que l’assouvissement du besoin purement charnel du mâle. Sans doute son expérience personnelle assez glauque l’a-t-elle prédisposée à cette triste vision du monde ?
Mais alors que l’émancipation de la femme est pratiquement achevée – au moins dans les pays civilisés – n’est-il pas évident qu’elle est autre chose qu’un homme sans pénis, qu’elle a une vision du monde et quelle est mue par des sentiments propres à son sexe, indépendamment de tout « dressage » ?
Voilà, j’ai lu Le Deuxième Sexe, je me suis bien échauffé à cet exercice, mais je m’en doutais avant de commencer.
§
Combien de Maires ne se félicitent-ils pas d’avoir obtenu une SUBVENTION (terme magique) pour une de leurs réalisations ? Ils tentent ainsi de faire accroire à leurs administrés qu’une partie de l’équipement serait en quelque sorte gratuite et qu’ils n’auraient pas à régler la fraction ainsi subventionnée. Ce que l’on oublie de dire aux contribuables, c’est que ces subventions (du Département, de la Région, de l’Etat, voire de l’Europe), ce sont EUX qui les ont déjà payées par le biais de l’Impôt ! Non seulement la subvention elle-même, mais aussi les coûts de toute la machinerie qui administre ces opaques transferts.
Exactement comme quand, le long d’une route en réfection, on lit sur une pancarte : « Le Conseil Général investit pour vous ». Ridicule ! La pancarte devrait dire : « Grâce à VOS impôts, cette route va être réparée ».
Lagarde, prends garde à toi !
Le Maire d’Obernai (Basse Alsace) mériterait d’être promu à de hautes fonctions au plan national.
En effet, voici cinq ans qu’il n’a pas augmenté les taxes locales (habitation, professionnelle, foncière), sensiblement inférieures aux moyennes nationales, et qu’il mène en même temps une courageuse politique de désendettement de la Ville.
Ah ! Comme il ferait un bon ministre des finances, et comme on le regretterait à Obernai, si un jour la règle du non-cumul des mandats venait, par miracle, à s’appliquer !
La Fondation Enno & Christa Springmann
Le 30 octobre 2010, dans le Foyer de l’Opéra de Wuppertal-Barmen, la Fondation de nos Amis Enno & Christa Springmann, a remis, pour la douzième fois, son Prix à des Artistes qui contribuent au rayonnement artistique de la ville de Wuppertal.
Ont été distingués cette année :
• Jo Ann Endicott, danseuse étoile, chorégraphe et assistante de la défunte Pina Bausch,
• Ulli Weiss, photographe, qui a réalisé de merveilleuses photos de Pina Bausch,
• Werner Dickel, professeur d’instruments à cordes à l’Ecole de Musique de Wuppertal, compositeur et chef d’orchestre.
Chacun de lauréats reçut un chèque de 4000 €.
Dans son discours, Enno Springmann, avec la pugnacité mâtinée d’humour qui le caractérise, a regretté le manque d’intérêt de la ville de Wuppertal, pour les choses de la culture, et s’est indigné que des sommes importantes aient été, dans le passé, dilapidées dans des études ou des réalisations sans avenir.
§
In der « GALERIE AM RATHAUS », Wartburger Strasse 15, Berlin Schöneberg, kann man einige sehr schöne und interessante Fotografien (auf Papier, Plastik und Aluminium) des englischen Fotografen Dave LAND sehen: „Halls and Walls, Rust and Dust“.
Es handelt sich um beeindruckende Fotos von Gebäuden in Beelitz, Vackerode usw., die dem Verfall ausgesetzt sind. Diese Hallen wurden von den russischen Besatzungstruppen gebraucht und in den Zuständen hinterlassen, die man sich sehr wohl vorstellen kann.
Einige dieser Ruinen erinnern deutlich an die architektonischen Zeichnungen von Piranesi.
Man kann eines dieser Werke für ungefähr 500 € erwerben.
§
Vous pouvez retrouver l’intégralité des Brevia en visitant mon Web Log à l’adresse suivante :
http://brevia.blogspot.com/
§ §
§
(Numéro 66, Novembre)
La meilleure façon d’être toujours dans le vrai n’est pas de chercher la vérité ; c’est de la créer soi-même : Nietzche est plus fort que Socrate.
Le peuple n’est jamais si bien trompé que par ceux qui sont censés l’éclairer.
Le propre des révolutions est de revenir à leur point de départ.
Les souvenirs partagés sont le ciment, nécessaire sinon suffisant à l’amitié. C’est pourquoi il est si difficile de se faire de nouveaux amis dans la vieillesse : on n’a plus le temps de bâtir un passé commun.
Les figures géométriques ont toujours un seul centre. En politique, il y en a généralement plusieurs.
Notes de Lecture
L’avouerais-je à ma grande honte ? Ce n’est que 61 ans après sa sortie en librairie que je viens de lire Le deuxième Sexe de Mme de Beauvoir. Certes, il ne faut pas se précipiter sur les nouveautés, et il faut laisser au Temps les soins de la décantation. Mais là, j’ai peut-être exagéré.
Le premier tome de l’ouvrage s’attache à démontrer que, même si des particularités anatomiques indiscutables distinguent le mâle de la femelle dans l’espèce humaine, c’est la Société qui donne à la femme ces caractéristiques qui la rendent différente de l’homme. On ne nait pas femme, dit Simone de Beauvoir, on le devient.
Je veux bien admettre qu’inciter une petite fille à cajoler ses poupées, et pousser un petit garçon à se divertir avec des voitures miniatures peut avoir une influence sur le développement de la personnalité.
Mais depuis 1949, les choses ont changé. Le but unique de la jeune fille n’est plus de pêcher un mari qui la protège et la gouverne. Les femmes étudient et ont conquis l’indépendance économique, que Mme de Beauvoir voyait comme le principal obstacle à leur réalisation de soi-même.
Les accoutrements bizarres qui en faisaient des siècles durant de perpétuelles handicapées ont disparu, toutes portent de nos jours le pantalon, et quand, par hasard, dans la rue, passe une femme habillée suivant la tradition ne s’exclame-t-on pas : Tiens, une femme en jupe !?
Bien sûr, ce sont encore les femmes qui mettent au monde les enfants. Madame Simone parait le regretter, et elle voudrait que cela advienne avec le moins possible d’intervention masculine. L’insémination artificielle lui semble le nec plus ultra de la procréation. Comme l’éducation par l’Etat, avec aussi peu de contacts que possible avec les géniteurs : vielles chimères communisto-mao-marxistes.
Le deuxième tome est consacré à décrire l’expérience vécue des femmes. Les (très nombreux) cas que cite l’autoresse à l’appui de ses thèses sont le plus souvent extraits de notes de psychiatres qui n’ont, par définition, à faire qu’à des cas pathologiques. Je crois qu’une grande majorité de femmes ont vécu – même dans le passé – leur condition avec fierté et satisfactions. Les parallèles qu’elle établit entre femmes (objets passifs) et noirs et esclaves sont outrés, et d’une façon générale elle oublie une dimension fondamentale de la relation homme/femme : c’est l’Amour, où elle ne veut voir que l’assouvissement du besoin purement charnel du mâle. Sans doute son expérience personnelle assez glauque l’a-t-elle prédisposée à cette triste vision du monde ?
Mais alors que l’émancipation de la femme est pratiquement achevée – au moins dans les pays civilisés – n’est-il pas évident qu’elle est autre chose qu’un homme sans pénis, qu’elle a une vision du monde et quelle est mue par des sentiments propres à son sexe, indépendamment de tout « dressage » ?
Voilà, j’ai lu Le Deuxième Sexe, je me suis bien échauffé à cet exercice, mais je m’en doutais avant de commencer.
§
Combien de Maires ne se félicitent-ils pas d’avoir obtenu une SUBVENTION (terme magique) pour une de leurs réalisations ? Ils tentent ainsi de faire accroire à leurs administrés qu’une partie de l’équipement serait en quelque sorte gratuite et qu’ils n’auraient pas à régler la fraction ainsi subventionnée. Ce que l’on oublie de dire aux contribuables, c’est que ces subventions (du Département, de la Région, de l’Etat, voire de l’Europe), ce sont EUX qui les ont déjà payées par le biais de l’Impôt ! Non seulement la subvention elle-même, mais aussi les coûts de toute la machinerie qui administre ces opaques transferts.
Exactement comme quand, le long d’une route en réfection, on lit sur une pancarte : « Le Conseil Général investit pour vous ». Ridicule ! La pancarte devrait dire : « Grâce à VOS impôts, cette route va être réparée ».
Lagarde, prends garde à toi !
Le Maire d’Obernai (Basse Alsace) mériterait d’être promu à de hautes fonctions au plan national.
En effet, voici cinq ans qu’il n’a pas augmenté les taxes locales (habitation, professionnelle, foncière), sensiblement inférieures aux moyennes nationales, et qu’il mène en même temps une courageuse politique de désendettement de la Ville.
Ah ! Comme il ferait un bon ministre des finances, et comme on le regretterait à Obernai, si un jour la règle du non-cumul des mandats venait, par miracle, à s’appliquer !
La Fondation Enno & Christa Springmann
Le 30 octobre 2010, dans le Foyer de l’Opéra de Wuppertal-Barmen, la Fondation de nos Amis Enno & Christa Springmann, a remis, pour la douzième fois, son Prix à des Artistes qui contribuent au rayonnement artistique de la ville de Wuppertal.
Ont été distingués cette année :
• Jo Ann Endicott, danseuse étoile, chorégraphe et assistante de la défunte Pina Bausch,
• Ulli Weiss, photographe, qui a réalisé de merveilleuses photos de Pina Bausch,
• Werner Dickel, professeur d’instruments à cordes à l’Ecole de Musique de Wuppertal, compositeur et chef d’orchestre.
Chacun de lauréats reçut un chèque de 4000 €.
Dans son discours, Enno Springmann, avec la pugnacité mâtinée d’humour qui le caractérise, a regretté le manque d’intérêt de la ville de Wuppertal, pour les choses de la culture, et s’est indigné que des sommes importantes aient été, dans le passé, dilapidées dans des études ou des réalisations sans avenir.
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In der « GALERIE AM RATHAUS », Wartburger Strasse 15, Berlin Schöneberg, kann man einige sehr schöne und interessante Fotografien (auf Papier, Plastik und Aluminium) des englischen Fotografen Dave LAND sehen: „Halls and Walls, Rust and Dust“.
Es handelt sich um beeindruckende Fotos von Gebäuden in Beelitz, Vackerode usw., die dem Verfall ausgesetzt sind. Diese Hallen wurden von den russischen Besatzungstruppen gebraucht und in den Zuständen hinterlassen, die man sich sehr wohl vorstellen kann.
Einige dieser Ruinen erinnern deutlich an die architektonischen Zeichnungen von Piranesi.
Man kann eines dieser Werke für ungefähr 500 € erwerben.
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13 octobre 2010
Brevia 65, octobre 2010
BREVIA 2010
(Numéro 65, Octobre)
Les Alsaciens sont des Germains qui par hasard parlent français.
Pourquoi annonce-t-on toujours la mort des grands hommes, et jamais leur naissance ?
Plutôt que d’un Ministère de l’Economie, c’est d’un ministère des économies dont nous aurions besoin.
§
Paradoxe
Une fois encore, la France est en ébullition, comme chaque fois qu’une réforme est tentée dans ce vieux pays anarcho-conservateur. Cette fois-ci c’est contre la réforme des retraites.
Et l’on voit les plus ardents défenseurs de la « retraite par répartition », (où ce sont les cotisations des actifs qui assurent le paiement des pensions des retraités), renier leur propre dogme, et envisager de bon cœur de taxer le capital pour financer le système, après avoir énergiquement refusé d’envisager la capitalisation pour compléter le dispositif.
Donc, non au capital que pourraient se constituer les futurs retraités, mais oui, si c’est au dépens du capital … des autres !
Evènement
Sur RFI (Radio France International) on entend des annonces de ce genre : « Il est 18 heures 30 à Paris, et 17 heures 30 en temps universel ».
C’est là une des bien rares occasions où la France renonce à … l’universalité !
Roms, romanichels, gens du voyage
et autres tsiganes
Mon Dieu, que de bruit pour bien peu de chose ! La terre entière s’émeut parce que le Gouvernement français raccompagne dans leur pays d’origine quelques Roms, qui, de toute façon, étaient en situation IRREGULIERE sur le sol français.
Remarquons qu’il ne s’agit pas d’EXPULSIONS, contrairement à ce qu’on entend à tout bout de champ, et malgré le caractère illégal de ces visiteurs. Toutes ces reconduites se font sur la base du volontariat et avec un pécule qui laissera encore quelque bénéfice quand ces personnes auront payé les frais de leur nouvelle arrivée en France.
Villepin se couvre de ridicule, et même le Pape s’en mêle. Je voudrais voir la tête de Sa Sainteté, s’il découvrait un beau ( ?) matin un camp de gens du voyage installé sur la place Saint-Pierre.
Les vrais responsables de la misère de ces populations sont les Gouvernements de Hongrie et de Roumanie, leurs pays d’origine, qui les briment autant que faire se peut. Mais qui s’en inquiète et qui proteste : M. Villepin ? Le Pape ?
Quant au fonctionnaire imbécile qui, dans une circulaire administrative relative au démantèlement des campements illégaux, a cru bon de souligner qu’il fallait « en priorité » s’intéresser à ceux des Roms, j’espère qu’il ne pâtira pas trop de sa bévue, et qu’il est promis à une belle carrière.
Hommage
Toutes les cinq minutes, un Ministre ou un Secrétaire d’Etat « rend hommage » aux victimes d’un déraillement de chemin de fer, du débordement d’un torrent, d’une rafale de vent un peu trop musclée.
Le terme me semble mal choisi. Que l’on rende hommage à quelqu’un qui a eu une conduite particulièrement courageuse ou vertueuse, cela me paraitrait normal.
Les innocentes victimes de tout acabit ont peut-être droit à notre pitié, à notre sympathie, à nos subsides, mais certainement pas à nos hommages.
§
Ce que tu ne dépenses pas, tu n’as pas à le gagner.
(Un vieux paysan alsacien)
Antisémitisme
Antisémite veut dire : anti-juif. Pourtant, curieusement, les langues sémitiques regroupent non seulement l’hébreu, mais aussi l’arabe.
Si antisémitisme s’appliquait à TOUS les fils de Sem, on pourrait, par les temps qui courent, lui prédire un bien plus grand avenir que s’il restait limité aux seules populations judaïques.
§
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§ §
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(Numéro 65, Octobre)
Les Alsaciens sont des Germains qui par hasard parlent français.
Pourquoi annonce-t-on toujours la mort des grands hommes, et jamais leur naissance ?
Plutôt que d’un Ministère de l’Economie, c’est d’un ministère des économies dont nous aurions besoin.
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Paradoxe
Une fois encore, la France est en ébullition, comme chaque fois qu’une réforme est tentée dans ce vieux pays anarcho-conservateur. Cette fois-ci c’est contre la réforme des retraites.
Et l’on voit les plus ardents défenseurs de la « retraite par répartition », (où ce sont les cotisations des actifs qui assurent le paiement des pensions des retraités), renier leur propre dogme, et envisager de bon cœur de taxer le capital pour financer le système, après avoir énergiquement refusé d’envisager la capitalisation pour compléter le dispositif.
Donc, non au capital que pourraient se constituer les futurs retraités, mais oui, si c’est au dépens du capital … des autres !
Evènement
Sur RFI (Radio France International) on entend des annonces de ce genre : « Il est 18 heures 30 à Paris, et 17 heures 30 en temps universel ».
C’est là une des bien rares occasions où la France renonce à … l’universalité !
Roms, romanichels, gens du voyage
et autres tsiganes
Mon Dieu, que de bruit pour bien peu de chose ! La terre entière s’émeut parce que le Gouvernement français raccompagne dans leur pays d’origine quelques Roms, qui, de toute façon, étaient en situation IRREGULIERE sur le sol français.
Remarquons qu’il ne s’agit pas d’EXPULSIONS, contrairement à ce qu’on entend à tout bout de champ, et malgré le caractère illégal de ces visiteurs. Toutes ces reconduites se font sur la base du volontariat et avec un pécule qui laissera encore quelque bénéfice quand ces personnes auront payé les frais de leur nouvelle arrivée en France.
Villepin se couvre de ridicule, et même le Pape s’en mêle. Je voudrais voir la tête de Sa Sainteté, s’il découvrait un beau ( ?) matin un camp de gens du voyage installé sur la place Saint-Pierre.
Les vrais responsables de la misère de ces populations sont les Gouvernements de Hongrie et de Roumanie, leurs pays d’origine, qui les briment autant que faire se peut. Mais qui s’en inquiète et qui proteste : M. Villepin ? Le Pape ?
Quant au fonctionnaire imbécile qui, dans une circulaire administrative relative au démantèlement des campements illégaux, a cru bon de souligner qu’il fallait « en priorité » s’intéresser à ceux des Roms, j’espère qu’il ne pâtira pas trop de sa bévue, et qu’il est promis à une belle carrière.
Hommage
Toutes les cinq minutes, un Ministre ou un Secrétaire d’Etat « rend hommage » aux victimes d’un déraillement de chemin de fer, du débordement d’un torrent, d’une rafale de vent un peu trop musclée.
Le terme me semble mal choisi. Que l’on rende hommage à quelqu’un qui a eu une conduite particulièrement courageuse ou vertueuse, cela me paraitrait normal.
Les innocentes victimes de tout acabit ont peut-être droit à notre pitié, à notre sympathie, à nos subsides, mais certainement pas à nos hommages.
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Ce que tu ne dépenses pas, tu n’as pas à le gagner.
(Un vieux paysan alsacien)
Antisémitisme
Antisémite veut dire : anti-juif. Pourtant, curieusement, les langues sémitiques regroupent non seulement l’hébreu, mais aussi l’arabe.
Si antisémitisme s’appliquait à TOUS les fils de Sem, on pourrait, par les temps qui courent, lui prédire un bien plus grand avenir que s’il restait limité aux seules populations judaïques.
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03 octobre 2010
Brevia 64, Octobre 2010
BREVIA 2010
(Numéro 64, Septembre)
Un de mes lecteurs, Gérard T., sinon le plus assidu ( ?), du moins le plus porté à la contradiction, vient de m’adresser le texte qui suit, en suggérant que je le publie dans ces colonnes. Ce que je fais bien volontiers :
Cher François,
Chers amis connus et inconnus, car j'espère que François vous fera bénéficier de mon contrepoison!
Le sujet qu'aborde François Aureau étant suffisamment sérieux, je me permets de lui répondre en évitant le vitriol, mauvais conseiller.
C'est Socrate qui disait, je crois, que la compétence est, avec la bienveillance (pas le vitriol mais pas plus la tolérance), et la sincérité une des 3 conditions nécessaires de la parole et du dialogue. Je ne doute pas un seul instant évidemment de la sincérité de François; je suis plus circonspect, à la lecture de son constat, sur sa compétence en matière d’Islam (la mienne est certes faible, mais j'essaie de la développer) et encore plus sur sa bienveillance!!
Sur son constat à vrai dire déjà entendu dans de nombreux milieux, j’ai l'impression qu'il puise une partie de sa pensée dans les thèses xénophobes de Thilo SARRAZIN, ce banquier allemand antisémite et anti-islam.Je n'en ai lu que des extraits mais ils ne se caractérisent pas par un haut niveau de réflexion. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung (pas le Bild) dit de lui qu'il est le " ghostwriter d'une société qui a peur".
C'est dommage car le sujet abordé pose de vrais problèmes (Merci François) qu'il faut essayer d'aborder sans agiter le chiffon rouge de la peur et de l'angoisse.
Oui, l’islam donne aujourd’hui, surtout dans les médias mais aussi dans certains pays, une image violente ,totalitaire et archaïque. Ce n'est pas le fondement de l'Islam mais celui des islamistes. Et on peut se référer à l'Andalousie du 8ème au treizième siècle pour en trouver une démonstration. Mais il reste que cette religion se nourrit aujourd'hui de contrainte et de règles, jusqu’a la violence (et encore je ne pense pas ici aux lapidations et autres), qui ne sont pas admissibles pour nous, et même pour certains musulmans; le choix personnel semble exclu au profit d'une loi totalitaire et d'une confusion entre l'ordre temporel et l'ordre spirituel! Ceci entraîne certains musulmans à afficher une religion forte et à proclamer leur désir de rester différents sinon de conquérir le territoire d'accueil; Ceci est d'autant plus facile qu'ils ont devant eux des interlocuteurs mous, de moins en moins nombreux, incapables de promouvoir une religion ou même des valeurs qu'ils n'ont plus et qui reposent sur un lointain humanisme moribond.
Dans les discours angoissés, c’est bien de la fin de la civilisation occidentale à laquelle on pense ou dont on parle, au profit de la civilisation musulmane qui imposerait de manière forte, ses valeurs, son droit et ses mœurs aux colonisés de l'intérieur!!
Pour prendre un peu de hauteur, peut -être faudrait-il se replacer à l'échelon mondial :la France vit en Europe, l’Europe en Occident et soudain cet Occident n'est plus qu'un îlot dans l'océan des puissances (dans tous les sens du terme) émergentes ( L'Inde, le Brésil ,la Chine ,l'islam et plus encore les religions asiatiques,etc etc).Je veux dire par là qu'il n'est plus possible de raisonner sans un souci d'interdépendance des thèmes et des préoccupations.
Alors que Faire? On sent que François préconise la manière forte! Pour la mettre en oeuvre, il faut être …fort. Mais on a vu qu'on l'est de moins en moins (l’Occident pèse environ 5% de la population mondiale et l'Allemagne fait 1,5% d'enfants par couple!!!!!!). Et en matière de valeurs, on ne les connait même plus! Qui s'est soucié en France de dépasser le malheureux et maladroit Besson pour avoir un véritable débat sur notre identité et nos valeurs,sur ces valeurs non négociables qu'il faut mettre sur la table d'un dialogue .On voit donc bien que la force n'a aucun avenir si ce n'est de nous transformer en bouillie.
Heureusement, le monde musulman (en France comme en Occident) n'est pas homogène et tous ne sont pas islamistes, loin s'en faut! La petite minorité extrémiste se fait beaucoup mieux entendre, bien relayée par les médias. Et puis, je cite un chercheur qui s'appelle Pierre BLANC, «la valeur prescriptive des textes sacrés en termes d'institutions politiques, est de plus en plus contestée». Et même comme le dit un philosophe normalien de Sophia Antipolis, musulman qui se nomme Abdennour BIDAR,"les consciences musulmanes vont de plus en plus trouver cette voix divine dans leur propre intériorité». Et d'ailleurs, qui ne voit que, dans leur majorité, les femmes musulmanes en Occident font de moins en moins d'enfants! Elles s'occidentalisent de plus en plus (au grand dam de certains!).Et force est de voir, comme le constatent les chercheurs, que même les partis islamistes, quand ils sont autorisés, évoluent dans leurs positions, ne serait-ce que "parce qu'ils entrent dans le jeu politique d'alliances qui tend à éroder leur radicalisme»! Il faut donc sortir de cette vision essentialiste de l'Islam : c’est une exigence de vérité, et surtout sortir de cette vision manichéenne du monde qui consiste à se dire que " Moi, je fais partie du camp des Bons et le monde ne sera fréquentable que lorsqu'on aura écrasé le camp des méchants!! Encore faudrait-il en être capables d'ailleurs!!!
Conclusion.
Exigeons que nos lois soient respectées. Retrouvons et exprimons nos valeurs propres, notre socle sur lequel on ne discute pas. Car notre humanisme est en déclin; aujourd'hui l'homme moderne ne sait plus quoi faire de lui-même, ne sait plus en quoi consiste sa dignité et ne sait plus donner de sens à sa vie autrement que par l'argent et l'égoïsme. Alors est-il impensable, qu'à la périphérie du socle dont je parlais, cet humanisme ne puisse être régénéré par d'autres humanismes, par ex monothéistes ou autres?
Recherchons alors le dialogue, donc le contraire du sectarisme, du fanatisme, et donc de l'islamisme; trajet jonché d'obstacles vers une nouvelle société qui adviendra quoiqu'on fasse, comme toujours quand on bascule, pas toujours consciemment, vers un type de société différent!
Et accessoirement, faisons un peu plus d'enfants!! Ça peut servir même en cas de "manière forte». Mais ce n'est plus qu'un vœu pieux pour la majorité d'entre nous!!!
Pour terminer sur une note d'espoir, rappelons-nous, au moins pour les plus anciens, les écrits de Teilhard de Chardin, anthropologue et philosophe du siècle dernier: toutes nos actions sur terre, où qu'elles mènent, ont une résultante ultime, dans le sens mathématique du terme (faites un schéma vous verrez), qui nous conduit à l'Absolu, car les forces positives l'emportent sur les forces négatives!
Je passerai rapidement sur l’argument ad hominem qui met en cause, de façon purement gratuite, mes connaissances de l’islam. Aussi vite me débarrasserai-je de l’accusation de marcher sur les brisées de Thilo Sarrazin : mon texte est paru quelques jours avant le sien !
Mon honorable correspondant défend ensuite l’idée que TOUT l’islam ne serait pas, aujourd’hui, extrémiste. C’est fort possible, mais comme dans tout groupe humain, ce n’est pas le « ventre mou » qui détermine l’histoire. C’est la minorité agissante qui la conduit. Pour l’islam, le mélange du temporel et du spirituel n’est pas une confusion épisodique. C’est le fondement même de cette religion. Et il ne saurait y renoncer sans une réforme qui détruirait ses fondations. D’ailleurs, comme le disait Lord Cromer, qui avait de bonnes raisons de savoir de quoi il parlait : « Reformed islam is islam no longer ».
Gérard T. reconnaît lui-même les tendances annexionnistes de l’islam, et le déclin visible des valeurs qui ont fait la force de nos civilisations occidentales. Il n’en faut pas plus pour constater qu’il est, de fait, d’accord avec mon analyse.
Où nous divergeons, c’est sur les possibilités, voies et moyens, pour affronter ce piège géostratégique. Il me semble que Gérard T. croit à la formule de la fusion douce, qui donnerait naissance à une civilisation qui ne sera plus la nôtre, non plus qu’elle ne serait celle de l’islam.
Par ailleurs, je reconnais que la « manière forte » a peu de chances d’être mise en application, surtout dans nos sociétés si promptes à s’offusquer de la moindre peccadille. Les démocraties sont souvent renversées parce qu’elles veulent combattre le totalitarisme avec des armes … démocratiques.
Je serai plutôt porté à croire que la salvation nous viendra de l’ « érosion naturelle » des sentiments religieux. Même s’il est odieux de se citer soi-même, je ne résiste pas à remettre sous vos yeux ce que j’écrivais dans les Brevia d’octobre 2005 :
Les plus islamistes des islamistes ont un but, très simple : convertir le monde à leur croyance. A l’aube du XXIème siècle, cet objectif paraît bien démodé. Mais reculons de 622 ans, ce qui est justement le retard de la religion musulmane sur la chrétienne, nous sommes en 1383. A cette époque, et encore pour un certain temps, les Chrétiens avaient aussi une tendance marquée à convaincre les non-croyants par des méthodes qui n’étaient pas toujours exemptes d’une certaine violence. Alors, patience. Ce n’est qu’en vieillissant que les religions deviennent tolérantes et renoncent au prosélytisme militant.
Alors, patience ?!
(Numéro 64, Septembre)
Un de mes lecteurs, Gérard T., sinon le plus assidu ( ?), du moins le plus porté à la contradiction, vient de m’adresser le texte qui suit, en suggérant que je le publie dans ces colonnes. Ce que je fais bien volontiers :
Cher François,
Chers amis connus et inconnus, car j'espère que François vous fera bénéficier de mon contrepoison!
Le sujet qu'aborde François Aureau étant suffisamment sérieux, je me permets de lui répondre en évitant le vitriol, mauvais conseiller.
C'est Socrate qui disait, je crois, que la compétence est, avec la bienveillance (pas le vitriol mais pas plus la tolérance), et la sincérité une des 3 conditions nécessaires de la parole et du dialogue. Je ne doute pas un seul instant évidemment de la sincérité de François; je suis plus circonspect, à la lecture de son constat, sur sa compétence en matière d’Islam (la mienne est certes faible, mais j'essaie de la développer) et encore plus sur sa bienveillance!!
Sur son constat à vrai dire déjà entendu dans de nombreux milieux, j’ai l'impression qu'il puise une partie de sa pensée dans les thèses xénophobes de Thilo SARRAZIN, ce banquier allemand antisémite et anti-islam.Je n'en ai lu que des extraits mais ils ne se caractérisent pas par un haut niveau de réflexion. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung (pas le Bild) dit de lui qu'il est le " ghostwriter d'une société qui a peur".
C'est dommage car le sujet abordé pose de vrais problèmes (Merci François) qu'il faut essayer d'aborder sans agiter le chiffon rouge de la peur et de l'angoisse.
Oui, l’islam donne aujourd’hui, surtout dans les médias mais aussi dans certains pays, une image violente ,totalitaire et archaïque. Ce n'est pas le fondement de l'Islam mais celui des islamistes. Et on peut se référer à l'Andalousie du 8ème au treizième siècle pour en trouver une démonstration. Mais il reste que cette religion se nourrit aujourd'hui de contrainte et de règles, jusqu’a la violence (et encore je ne pense pas ici aux lapidations et autres), qui ne sont pas admissibles pour nous, et même pour certains musulmans; le choix personnel semble exclu au profit d'une loi totalitaire et d'une confusion entre l'ordre temporel et l'ordre spirituel! Ceci entraîne certains musulmans à afficher une religion forte et à proclamer leur désir de rester différents sinon de conquérir le territoire d'accueil; Ceci est d'autant plus facile qu'ils ont devant eux des interlocuteurs mous, de moins en moins nombreux, incapables de promouvoir une religion ou même des valeurs qu'ils n'ont plus et qui reposent sur un lointain humanisme moribond.
Dans les discours angoissés, c’est bien de la fin de la civilisation occidentale à laquelle on pense ou dont on parle, au profit de la civilisation musulmane qui imposerait de manière forte, ses valeurs, son droit et ses mœurs aux colonisés de l'intérieur!!
Pour prendre un peu de hauteur, peut -être faudrait-il se replacer à l'échelon mondial :la France vit en Europe, l’Europe en Occident et soudain cet Occident n'est plus qu'un îlot dans l'océan des puissances (dans tous les sens du terme) émergentes ( L'Inde, le Brésil ,la Chine ,l'islam et plus encore les religions asiatiques,etc etc).Je veux dire par là qu'il n'est plus possible de raisonner sans un souci d'interdépendance des thèmes et des préoccupations.
Alors que Faire? On sent que François préconise la manière forte! Pour la mettre en oeuvre, il faut être …fort. Mais on a vu qu'on l'est de moins en moins (l’Occident pèse environ 5% de la population mondiale et l'Allemagne fait 1,5% d'enfants par couple!!!!!!). Et en matière de valeurs, on ne les connait même plus! Qui s'est soucié en France de dépasser le malheureux et maladroit Besson pour avoir un véritable débat sur notre identité et nos valeurs,sur ces valeurs non négociables qu'il faut mettre sur la table d'un dialogue .On voit donc bien que la force n'a aucun avenir si ce n'est de nous transformer en bouillie.
Heureusement, le monde musulman (en France comme en Occident) n'est pas homogène et tous ne sont pas islamistes, loin s'en faut! La petite minorité extrémiste se fait beaucoup mieux entendre, bien relayée par les médias. Et puis, je cite un chercheur qui s'appelle Pierre BLANC, «la valeur prescriptive des textes sacrés en termes d'institutions politiques, est de plus en plus contestée». Et même comme le dit un philosophe normalien de Sophia Antipolis, musulman qui se nomme Abdennour BIDAR,"les consciences musulmanes vont de plus en plus trouver cette voix divine dans leur propre intériorité». Et d'ailleurs, qui ne voit que, dans leur majorité, les femmes musulmanes en Occident font de moins en moins d'enfants! Elles s'occidentalisent de plus en plus (au grand dam de certains!).Et force est de voir, comme le constatent les chercheurs, que même les partis islamistes, quand ils sont autorisés, évoluent dans leurs positions, ne serait-ce que "parce qu'ils entrent dans le jeu politique d'alliances qui tend à éroder leur radicalisme»! Il faut donc sortir de cette vision essentialiste de l'Islam : c’est une exigence de vérité, et surtout sortir de cette vision manichéenne du monde qui consiste à se dire que " Moi, je fais partie du camp des Bons et le monde ne sera fréquentable que lorsqu'on aura écrasé le camp des méchants!! Encore faudrait-il en être capables d'ailleurs!!!
Conclusion.
Exigeons que nos lois soient respectées. Retrouvons et exprimons nos valeurs propres, notre socle sur lequel on ne discute pas. Car notre humanisme est en déclin; aujourd'hui l'homme moderne ne sait plus quoi faire de lui-même, ne sait plus en quoi consiste sa dignité et ne sait plus donner de sens à sa vie autrement que par l'argent et l'égoïsme. Alors est-il impensable, qu'à la périphérie du socle dont je parlais, cet humanisme ne puisse être régénéré par d'autres humanismes, par ex monothéistes ou autres?
Recherchons alors le dialogue, donc le contraire du sectarisme, du fanatisme, et donc de l'islamisme; trajet jonché d'obstacles vers une nouvelle société qui adviendra quoiqu'on fasse, comme toujours quand on bascule, pas toujours consciemment, vers un type de société différent!
Et accessoirement, faisons un peu plus d'enfants!! Ça peut servir même en cas de "manière forte». Mais ce n'est plus qu'un vœu pieux pour la majorité d'entre nous!!!
Pour terminer sur une note d'espoir, rappelons-nous, au moins pour les plus anciens, les écrits de Teilhard de Chardin, anthropologue et philosophe du siècle dernier: toutes nos actions sur terre, où qu'elles mènent, ont une résultante ultime, dans le sens mathématique du terme (faites un schéma vous verrez), qui nous conduit à l'Absolu, car les forces positives l'emportent sur les forces négatives!
Je passerai rapidement sur l’argument ad hominem qui met en cause, de façon purement gratuite, mes connaissances de l’islam. Aussi vite me débarrasserai-je de l’accusation de marcher sur les brisées de Thilo Sarrazin : mon texte est paru quelques jours avant le sien !
Mon honorable correspondant défend ensuite l’idée que TOUT l’islam ne serait pas, aujourd’hui, extrémiste. C’est fort possible, mais comme dans tout groupe humain, ce n’est pas le « ventre mou » qui détermine l’histoire. C’est la minorité agissante qui la conduit. Pour l’islam, le mélange du temporel et du spirituel n’est pas une confusion épisodique. C’est le fondement même de cette religion. Et il ne saurait y renoncer sans une réforme qui détruirait ses fondations. D’ailleurs, comme le disait Lord Cromer, qui avait de bonnes raisons de savoir de quoi il parlait : « Reformed islam is islam no longer ».
Gérard T. reconnaît lui-même les tendances annexionnistes de l’islam, et le déclin visible des valeurs qui ont fait la force de nos civilisations occidentales. Il n’en faut pas plus pour constater qu’il est, de fait, d’accord avec mon analyse.
Où nous divergeons, c’est sur les possibilités, voies et moyens, pour affronter ce piège géostratégique. Il me semble que Gérard T. croit à la formule de la fusion douce, qui donnerait naissance à une civilisation qui ne sera plus la nôtre, non plus qu’elle ne serait celle de l’islam.
Par ailleurs, je reconnais que la « manière forte » a peu de chances d’être mise en application, surtout dans nos sociétés si promptes à s’offusquer de la moindre peccadille. Les démocraties sont souvent renversées parce qu’elles veulent combattre le totalitarisme avec des armes … démocratiques.
Je serai plutôt porté à croire que la salvation nous viendra de l’ « érosion naturelle » des sentiments religieux. Même s’il est odieux de se citer soi-même, je ne résiste pas à remettre sous vos yeux ce que j’écrivais dans les Brevia d’octobre 2005 :
Les plus islamistes des islamistes ont un but, très simple : convertir le monde à leur croyance. A l’aube du XXIème siècle, cet objectif paraît bien démodé. Mais reculons de 622 ans, ce qui est justement le retard de la religion musulmane sur la chrétienne, nous sommes en 1383. A cette époque, et encore pour un certain temps, les Chrétiens avaient aussi une tendance marquée à convaincre les non-croyants par des méthodes qui n’étaient pas toujours exemptes d’une certaine violence. Alors, patience. Ce n’est qu’en vieillissant que les religions deviennent tolérantes et renoncent au prosélytisme militant.
Alors, patience ?!
30 août 2010
Brevia 63, juillet-août 2010
BREVIA 2010
(Numéro 63, Juillet-Août)
Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau.
Charles De Gaulle
(Propos rapporté par Alain Peyrefitte)
Le règne de la Raison, qui mit tant de siècles à établir son empire, va-t-il demain en Europe, après-demain dans le monde, voir ses lumières s’éteindre ? Car c’est bien là le risque que nous fait courir l’islamisation rampante des pays occidentaux.
L’opposition des cultures occidentales et islamiques est, comme le dit très bien Simone Marchal, irréductible. « Selon l’islam, le prophète Mahomet a reçu directement la parole de Dieu. L’islam est la vraie religion. Le djihad est le combat qui doit étendre le règne d’Allah sur toute la terre. La relation à Dieu est celle de maître à serviteur (islam = soumission). Il n’y a pas d’égalité homme-femme, pas de fraternité avec les non-musulmans. Pour les chrétiens, la relation est celle de père à fils. Tous les hommes sont enfants de Dieu. Alors qu’en Occident religion et politique sont deux sphères séparées, dans l’islam elles ne font qu’un. Le coran est tout ensemble code religieux, civil et pénal ».
Les stratégies de l’impérialisme théocratique de l’islam ne sont plus celles du VIIIe siècle. Les musulmans ne comptent plus sur la force d’une invasion militaire (sauf peut-être vis-à-vis d’Israël) pour envahir et subjuguer leurs adversaires. Ils ont découvert et mis au point des formes plus subtiles, peut-être inspirées des philosophes de l’Extrême-Orient, et qui avaient été pratiquées, avec le succès que l’on sait par les barbares qui causèrent la chute de l’Empire romain. Ils s’installent à l’intérieur de nos frontières, et commencent par rendre des services : les musulmans ont fourni la main d’œuvre sous-qualifiée dont avait besoin l’économie dans les années 60 ; les Romains installèrent les barbares en-deçà du limes en comptant sur eux pour combattre leurs frères de race qui voulaient le franchir.
Calculs funestes et qui ont bien montré leur inanité : les barbares-gardiens-du- limes ont fini par se joindre aux envahisseurs, et les travailleurs-invités ont commencé à vouloir nous imposer leurs coutumes. Oh, certes, pas d’un seul coup, mais par petites touches, presque imperceptibles dans leurs débuts : des heures réservées aux femmes dans les piscines, des menus halal dans les écoles et autres cantines publiques, des controverses – parfois violentes – dans les hôpitaux, des accoutrements incompatibles avec les exigences de la sécurité publique, la pratique revendiquée de la polygamie, … Toujours avancer, pas à pas ; ronger de l’intérieur l’édifice, à la mode des termites.
Le miracle, toujours renouvelé, des sociétés décadentes est qu’elles ne perçoivent jamais ce qui petit à petit les ronge, les mine et finira par les faire choir. Non seulement elles ne le voient pas, mais dans leur aveuglement, elles encouragent, elles soutiennent et elles applaudissent aux menées de leurs destructeurs.
Va pour le constat. On pourrait l’illustrer par mille autres exemples. Quelles options restent ouvertes à l’occident s’il veut s’opposer au rêve musulman de domination universelle ?
Il y a les options « douces », qui selon le scénario « tendanciel », s’appuyant sur la thèse de Claude Lévi-Strauss, verrait apparaître une nouvelle civilisation originale, les communautés musulmanes se développant en s’intégrant selon les règles de la démocratie qui les autorise à garder leur identité : une intégration sans assimilation. Est-ce vraiment ce que nous souhaitons ? Les pulsions fondamentalistes d’un nombre croissant de musulmans sont-elles compatibles avec ce schéma ?
L’assimilation totale, « à la française », a démontré son irréalisme, comme en témoignent les quelques 500 à 700 ghettos solidement établis sur le territoire national : zones où ni le droit, ni l’ordre public ne savent plus s’imposer, chancres criminogènes qui se multiplient et prospèrent.
Reste la manière forte, qui devra bousculer quelques principes démocratiques (ou tout au moins la pratique affadie, bien-pensante, socialisante à laquelle nous nous sommes laissés aller) afin de sauver … la démocratie. L’Histoire, tant ancienne que contemporaine, nous apprend que les compromis mous, les petits pas sur place ou en arrière, ne conduisent en définitive qu’aux défaites. Avons-nous encore la volonté et l’énergie d’expulser de nos territoires tous ceux qui refusent de se conformer aux lois et règlements qui y sont –théoriquement – de rigueur ? Aurons-nous la fermeté nécessaire pour refuser à la Turquie l’entrée en Europe comme membre à part entière ?
S’il nous faut, comme le prédisent les futurologues, « importer » de 200 à 300 millions de travailleurs d’ici la fin du siècle, afin de compenser notre natalité défaillante, alors, choisissons ces impétrants, même s’il faut édicter des règles et processus contraires à notre pratique actuelle de la laïcité ( pour sauver… la laïcité !). Que plus un seul musulman ne rentre sur nos territoires, et puisons nos populations de remplacement dans les zones non-musulmanes de la vaste Asie.
Ou bien, ne faisons rien, et alors comme le disait le Général de Gaulle, bientôt il faudra rebaptiser Colombey-les-deux Eglises en Colombey-les- deux-Mosquées.
§
Vous pouvez retrouver l’intégralité des Brevia en visitant mon Web Log à l’adresse suivante :
http://brevia.blogspot.com/
(Numéro 63, Juillet-Août)
Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau.
Charles De Gaulle
(Propos rapporté par Alain Peyrefitte)
Le règne de la Raison, qui mit tant de siècles à établir son empire, va-t-il demain en Europe, après-demain dans le monde, voir ses lumières s’éteindre ? Car c’est bien là le risque que nous fait courir l’islamisation rampante des pays occidentaux.
L’opposition des cultures occidentales et islamiques est, comme le dit très bien Simone Marchal, irréductible. « Selon l’islam, le prophète Mahomet a reçu directement la parole de Dieu. L’islam est la vraie religion. Le djihad est le combat qui doit étendre le règne d’Allah sur toute la terre. La relation à Dieu est celle de maître à serviteur (islam = soumission). Il n’y a pas d’égalité homme-femme, pas de fraternité avec les non-musulmans. Pour les chrétiens, la relation est celle de père à fils. Tous les hommes sont enfants de Dieu. Alors qu’en Occident religion et politique sont deux sphères séparées, dans l’islam elles ne font qu’un. Le coran est tout ensemble code religieux, civil et pénal ».
Les stratégies de l’impérialisme théocratique de l’islam ne sont plus celles du VIIIe siècle. Les musulmans ne comptent plus sur la force d’une invasion militaire (sauf peut-être vis-à-vis d’Israël) pour envahir et subjuguer leurs adversaires. Ils ont découvert et mis au point des formes plus subtiles, peut-être inspirées des philosophes de l’Extrême-Orient, et qui avaient été pratiquées, avec le succès que l’on sait par les barbares qui causèrent la chute de l’Empire romain. Ils s’installent à l’intérieur de nos frontières, et commencent par rendre des services : les musulmans ont fourni la main d’œuvre sous-qualifiée dont avait besoin l’économie dans les années 60 ; les Romains installèrent les barbares en-deçà du limes en comptant sur eux pour combattre leurs frères de race qui voulaient le franchir.
Calculs funestes et qui ont bien montré leur inanité : les barbares-gardiens-du- limes ont fini par se joindre aux envahisseurs, et les travailleurs-invités ont commencé à vouloir nous imposer leurs coutumes. Oh, certes, pas d’un seul coup, mais par petites touches, presque imperceptibles dans leurs débuts : des heures réservées aux femmes dans les piscines, des menus halal dans les écoles et autres cantines publiques, des controverses – parfois violentes – dans les hôpitaux, des accoutrements incompatibles avec les exigences de la sécurité publique, la pratique revendiquée de la polygamie, … Toujours avancer, pas à pas ; ronger de l’intérieur l’édifice, à la mode des termites.
Le miracle, toujours renouvelé, des sociétés décadentes est qu’elles ne perçoivent jamais ce qui petit à petit les ronge, les mine et finira par les faire choir. Non seulement elles ne le voient pas, mais dans leur aveuglement, elles encouragent, elles soutiennent et elles applaudissent aux menées de leurs destructeurs.
Va pour le constat. On pourrait l’illustrer par mille autres exemples. Quelles options restent ouvertes à l’occident s’il veut s’opposer au rêve musulman de domination universelle ?
Il y a les options « douces », qui selon le scénario « tendanciel », s’appuyant sur la thèse de Claude Lévi-Strauss, verrait apparaître une nouvelle civilisation originale, les communautés musulmanes se développant en s’intégrant selon les règles de la démocratie qui les autorise à garder leur identité : une intégration sans assimilation. Est-ce vraiment ce que nous souhaitons ? Les pulsions fondamentalistes d’un nombre croissant de musulmans sont-elles compatibles avec ce schéma ?
L’assimilation totale, « à la française », a démontré son irréalisme, comme en témoignent les quelques 500 à 700 ghettos solidement établis sur le territoire national : zones où ni le droit, ni l’ordre public ne savent plus s’imposer, chancres criminogènes qui se multiplient et prospèrent.
Reste la manière forte, qui devra bousculer quelques principes démocratiques (ou tout au moins la pratique affadie, bien-pensante, socialisante à laquelle nous nous sommes laissés aller) afin de sauver … la démocratie. L’Histoire, tant ancienne que contemporaine, nous apprend que les compromis mous, les petits pas sur place ou en arrière, ne conduisent en définitive qu’aux défaites. Avons-nous encore la volonté et l’énergie d’expulser de nos territoires tous ceux qui refusent de se conformer aux lois et règlements qui y sont –théoriquement – de rigueur ? Aurons-nous la fermeté nécessaire pour refuser à la Turquie l’entrée en Europe comme membre à part entière ?
S’il nous faut, comme le prédisent les futurologues, « importer » de 200 à 300 millions de travailleurs d’ici la fin du siècle, afin de compenser notre natalité défaillante, alors, choisissons ces impétrants, même s’il faut édicter des règles et processus contraires à notre pratique actuelle de la laïcité ( pour sauver… la laïcité !). Que plus un seul musulman ne rentre sur nos territoires, et puisons nos populations de remplacement dans les zones non-musulmanes de la vaste Asie.
Ou bien, ne faisons rien, et alors comme le disait le Général de Gaulle, bientôt il faudra rebaptiser Colombey-les-deux Eglises en Colombey-les- deux-Mosquées.
§
Vous pouvez retrouver l’intégralité des Brevia en visitant mon Web Log à l’adresse suivante :
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01 juillet 2010
BREVIA No 62, Juin 2010
BREVIA 2010
(Numéro 62, Juin)
Additions aux « Maximes & aphorismes » depuis décembre 2009
(la collection complète sera envoyée sur simple demande)
Une femme risquera son repos, son honneur pour un homme ; mais elle ne lui pardonnera jamais de l’avoir mise dans une position humiliante ou ridicule.
Eugène Sue
- Pourquoi n’épousez-vous pas cette veuve, votre maîtresse ?
- Hélas ! J’y ai bien pensé, mais c’est qu’alors je ne saurais plus où aller
passer mes soirées.
Eugène Sue
La charité du pauvre envers le pauvre est grande et saine.
Eugène Sue
On ne peut jamais savoir quel sera le résultat du changement que l’on fait.
Montesquieu
Mondialisation : Les pauvres des pays riches enrichissent les riches des pays pauvres.
Inconnu
N’est-il pas, somme toute, logique que les « people » n’intéressent que … le peuple ?
F. Aureau
I have seldom met with an American gentleman, in the large and complete sense of the term.
Michael Scott
I apprehend most people indulge in the fancy that they have consciences.
Michael Scott
Politics is the art of making war without killing anyone.
Prince de Ligne
If ever the world were lost and you remained to me, I would need nothing more; but if I lose you, I would not know what to do with the world – except for the plot of land they’d need to bury me.
Metternich
Treason, Sire, that is a question of dates.
Talleyrand
I can never see a throne without being tempted to sit on it.
Napoleone Buonaparte
One must keep an eye one his allies, no less than on his enemies.
Metternich
Toutes les six secondes un enfant meurt de faim. Mais toutes les quatre secondes, des parents engendrent un enfant qu’ils savent qu’ils ne pourront pas nourrir.
F. Aureau
Ma compassion s’adresse d’abord aux choses, puis aux animaux, et enfin aux hommes. Dans l’ordre croissant de leur capacité d’autodéfense.
F. Aureau
Le monde avait cru, qu’en portant Barak Hussein Obama au pouvoir suprême, les Américains avaient élu …Dieu. Cependant, tout porte à croire qu’il ne marche – pas encore – sur l’eau.
F. Aureau
On ne met pas son passé dans sa poche ; il faut avoir une maison pour l'y ranger.
J.P. Sartre
Except the blind forces of Nature, nothing moves in this world which is not Greek in its origin.
Sir Henry Maine
Our word Person is derived from the Latin for Mask or Vizard, so that a Person is the same that an Actor is.
Thomas Hobbes
You told a woman three times she was beautiful, no more was needed; upon the first she quite believed you, upon the second she thanked you, and upon the third she rewarded you.
Crébillon le Jeune
Paris was and remains a city where people judge everything by appearances. There is no other place in the world where it is easier to impress people.
Giacomo Casanova
Of course one thing you do have is better than two things you might.
Catherine the Great
Every man is three people; the man as he sees himself, the man as others see him, and the man as he really is.
Carlo Goldoni
Les hommes politiques n’ont de convictions qu’aussi longtemps qu’ils sont dans l’opposition.
F. Aureau
Les hommes politiques n’existent pas pour agir, ils agissent pour exister.
F. Aureau
He mistook their nods of concurrence for heartfelt approval – a common error among the laity in dealing with political professionals.
Karl E. Meyer
We do not want Egypt any more than any rational man with an estate in the north of England and a residence in the south would have wished to have possessed the inns on the road. All he could want would have been that the inns should be well-kept, always accessible, and furnishing him, when he came, with mutton-chops and post-horses.
Lord Palmerston
You have a right to ask that your sex should not be regarded as a disqualification, but it is monstrous to erect that accident of your personality into a right to have opportunities denied to your brother.
W.T. Stead
England has no permanent allies, only permanent interests.
Lord Palmerston
It is another of the world’s lamentable truths: nationhood is rooted in rites of violence we all prefer to forget.
Karl E. Meyer
All saints should be judged guilty until proven innocent.
George Orwell
Guerrillas win if they do not lose, and armies lose if they do not win.
Karl E. Meyer
One is struck by the egregious self-confidence of Westerners who presume to know what is best for a people whose language they cannot speak and whose customs they cannot fathom.
Karl E. Meyer
Victory boasts a thousand fathers while defeat is an orphan.
John Kennedy
Past is a foreign country where they did things differently.
L.P. Hartley
History is an account, mostly false, of unimportant events brought about by rulers, mostly knaves, and soldiers, mostly fools.
Ambrose Bierce
The various modes of worship which prevailed in the Roman world were all considered by the people, as equally true, by the philosopher as equally false, and by the magistrate as equally useful.
Edward Gibbon
Trust in Allah, AND tie your camel to the tree.
Arab proverb
The nobles had the land, the Jews did the business, the gypsies the music, and the peasants did the work.
Andrew Eames
The motions of battle sometimes call up the emotions that would sustain them.
Jack Katz
The most basic goal of any bureaucrat or bureaucracy is not rational efficiency, but individual and organizational survival.
Gerald Britan
Our ridiculous national fault is that the greatest enemy of our success and glory is ourselves.
Napoleone Buonaparte
A Frenchman must be always talking, whether he knows anything of the matter or not; an Englishman is content to say nothing when he has nothing to say.
Samuel Johnson
I do not dislike the French from the vulgar antipathy between neighbouring nations, but for their insolent and unfounded airs of superiority.
Horace Walpole
History is a series of lies on which we agree.
Napoleone Buonaparte
Good politics is making believe people they’re free.
Napoleone Buonaparte
Frenchmen are like gunpowder, each by itself smutty and contemptible, but mass them together and they are terrible indeed!
Samuel Taylor Coleridge
The best thing I know between France and England is the sea.
Douglas William Jerrold
Traditionally, in France, the most esteemed member of society is the woman. In England, it’s the horse.
Flora Tristan
English is just badly pronounced French.
Georges Clemenceau
Weep not for little Léonie,
Abducted by a French marquis,
Though loss of honour was a wrench,
Just think how it’s improved her French.
Harry Graham
I would rather have a German division in front of me than a French one behind me.
George S. Patton
I have tried to lift France out of the mud. But she will return to her errors and vomitings. I cannot prevent the French from being French.
Charles de Gaulle
Now I know why the English prefer tea. I have just tasted their coffee.
Pierre-Jean Vaillard
A man who speaks three languages is trilingual. A man who speaks two languages is bilingual. A man who speaks one language is English.
Claude Gagnière
English cooking: if it’s cold, it’s soup. If it’s warm, its beer.
Anonymous
La Foi est une sorte de béquille qui permet de sauter dans l’éternité en croyant avoir un parachute.
F. Aureau
Architecture is a profession everyone is convinced they know something about.
Andrea Palladio
A stonemason contends against gravity and time, which are unrelenting.
Witold Rybczynski
Il vaut mieux vivre dans le faux marbre que dans du vrai linoleum.
F. Aureau
Pour éviter les disputes de ménage, adoptez une règle simple : quand nous sommes d’accord, c’est Elle qui décide. Dans les autres cas, c’est moi. Si comme ma femme et moi vous êtes du même avis 90 % du temps, il est clair que c’est Elle qui décide le plus souvent.
F. Aureau
La guerre a pour père l’intérêt, pour mère l’ambition, et pour proches parents toutes les passions qui nous conduisent au mal.
Vauban
All great multiracial empires decline and dissolve.
Peter Mansfield
Reformed Islam is Islam no longer.
Lord Cromer
Pour ceux qui en redemanderaient ou qui par mégarde auraient liquidé les livraisons précédentes des Brevia, ils peuvent en retrouver l’intégralité en visitant mon Web Log à l’adresse suivante :
http://brevia.blogspot.com/
(Numéro 62, Juin)
Additions aux « Maximes & aphorismes » depuis décembre 2009
(la collection complète sera envoyée sur simple demande)
Une femme risquera son repos, son honneur pour un homme ; mais elle ne lui pardonnera jamais de l’avoir mise dans une position humiliante ou ridicule.
Eugène Sue
- Pourquoi n’épousez-vous pas cette veuve, votre maîtresse ?
- Hélas ! J’y ai bien pensé, mais c’est qu’alors je ne saurais plus où aller
passer mes soirées.
Eugène Sue
La charité du pauvre envers le pauvre est grande et saine.
Eugène Sue
On ne peut jamais savoir quel sera le résultat du changement que l’on fait.
Montesquieu
Mondialisation : Les pauvres des pays riches enrichissent les riches des pays pauvres.
Inconnu
N’est-il pas, somme toute, logique que les « people » n’intéressent que … le peuple ?
F. Aureau
I have seldom met with an American gentleman, in the large and complete sense of the term.
Michael Scott
I apprehend most people indulge in the fancy that they have consciences.
Michael Scott
Politics is the art of making war without killing anyone.
Prince de Ligne
If ever the world were lost and you remained to me, I would need nothing more; but if I lose you, I would not know what to do with the world – except for the plot of land they’d need to bury me.
Metternich
Treason, Sire, that is a question of dates.
Talleyrand
I can never see a throne without being tempted to sit on it.
Napoleone Buonaparte
One must keep an eye one his allies, no less than on his enemies.
Metternich
Toutes les six secondes un enfant meurt de faim. Mais toutes les quatre secondes, des parents engendrent un enfant qu’ils savent qu’ils ne pourront pas nourrir.
F. Aureau
Ma compassion s’adresse d’abord aux choses, puis aux animaux, et enfin aux hommes. Dans l’ordre croissant de leur capacité d’autodéfense.
F. Aureau
Le monde avait cru, qu’en portant Barak Hussein Obama au pouvoir suprême, les Américains avaient élu …Dieu. Cependant, tout porte à croire qu’il ne marche – pas encore – sur l’eau.
F. Aureau
On ne met pas son passé dans sa poche ; il faut avoir une maison pour l'y ranger.
J.P. Sartre
Except the blind forces of Nature, nothing moves in this world which is not Greek in its origin.
Sir Henry Maine
Our word Person is derived from the Latin for Mask or Vizard, so that a Person is the same that an Actor is.
Thomas Hobbes
You told a woman three times she was beautiful, no more was needed; upon the first she quite believed you, upon the second she thanked you, and upon the third she rewarded you.
Crébillon le Jeune
Paris was and remains a city where people judge everything by appearances. There is no other place in the world where it is easier to impress people.
Giacomo Casanova
Of course one thing you do have is better than two things you might.
Catherine the Great
Every man is three people; the man as he sees himself, the man as others see him, and the man as he really is.
Carlo Goldoni
Les hommes politiques n’ont de convictions qu’aussi longtemps qu’ils sont dans l’opposition.
F. Aureau
Les hommes politiques n’existent pas pour agir, ils agissent pour exister.
F. Aureau
He mistook their nods of concurrence for heartfelt approval – a common error among the laity in dealing with political professionals.
Karl E. Meyer
We do not want Egypt any more than any rational man with an estate in the north of England and a residence in the south would have wished to have possessed the inns on the road. All he could want would have been that the inns should be well-kept, always accessible, and furnishing him, when he came, with mutton-chops and post-horses.
Lord Palmerston
You have a right to ask that your sex should not be regarded as a disqualification, but it is monstrous to erect that accident of your personality into a right to have opportunities denied to your brother.
W.T. Stead
England has no permanent allies, only permanent interests.
Lord Palmerston
It is another of the world’s lamentable truths: nationhood is rooted in rites of violence we all prefer to forget.
Karl E. Meyer
All saints should be judged guilty until proven innocent.
George Orwell
Guerrillas win if they do not lose, and armies lose if they do not win.
Karl E. Meyer
One is struck by the egregious self-confidence of Westerners who presume to know what is best for a people whose language they cannot speak and whose customs they cannot fathom.
Karl E. Meyer
Victory boasts a thousand fathers while defeat is an orphan.
John Kennedy
Past is a foreign country where they did things differently.
L.P. Hartley
History is an account, mostly false, of unimportant events brought about by rulers, mostly knaves, and soldiers, mostly fools.
Ambrose Bierce
The various modes of worship which prevailed in the Roman world were all considered by the people, as equally true, by the philosopher as equally false, and by the magistrate as equally useful.
Edward Gibbon
Trust in Allah, AND tie your camel to the tree.
Arab proverb
The nobles had the land, the Jews did the business, the gypsies the music, and the peasants did the work.
Andrew Eames
The motions of battle sometimes call up the emotions that would sustain them.
Jack Katz
The most basic goal of any bureaucrat or bureaucracy is not rational efficiency, but individual and organizational survival.
Gerald Britan
Our ridiculous national fault is that the greatest enemy of our success and glory is ourselves.
Napoleone Buonaparte
A Frenchman must be always talking, whether he knows anything of the matter or not; an Englishman is content to say nothing when he has nothing to say.
Samuel Johnson
I do not dislike the French from the vulgar antipathy between neighbouring nations, but for their insolent and unfounded airs of superiority.
Horace Walpole
History is a series of lies on which we agree.
Napoleone Buonaparte
Good politics is making believe people they’re free.
Napoleone Buonaparte
Frenchmen are like gunpowder, each by itself smutty and contemptible, but mass them together and they are terrible indeed!
Samuel Taylor Coleridge
The best thing I know between France and England is the sea.
Douglas William Jerrold
Traditionally, in France, the most esteemed member of society is the woman. In England, it’s the horse.
Flora Tristan
English is just badly pronounced French.
Georges Clemenceau
Weep not for little Léonie,
Abducted by a French marquis,
Though loss of honour was a wrench,
Just think how it’s improved her French.
Harry Graham
I would rather have a German division in front of me than a French one behind me.
George S. Patton
I have tried to lift France out of the mud. But she will return to her errors and vomitings. I cannot prevent the French from being French.
Charles de Gaulle
Now I know why the English prefer tea. I have just tasted their coffee.
Pierre-Jean Vaillard
A man who speaks three languages is trilingual. A man who speaks two languages is bilingual. A man who speaks one language is English.
Claude Gagnière
English cooking: if it’s cold, it’s soup. If it’s warm, its beer.
Anonymous
La Foi est une sorte de béquille qui permet de sauter dans l’éternité en croyant avoir un parachute.
F. Aureau
Architecture is a profession everyone is convinced they know something about.
Andrea Palladio
A stonemason contends against gravity and time, which are unrelenting.
Witold Rybczynski
Il vaut mieux vivre dans le faux marbre que dans du vrai linoleum.
F. Aureau
Pour éviter les disputes de ménage, adoptez une règle simple : quand nous sommes d’accord, c’est Elle qui décide. Dans les autres cas, c’est moi. Si comme ma femme et moi vous êtes du même avis 90 % du temps, il est clair que c’est Elle qui décide le plus souvent.
F. Aureau
La guerre a pour père l’intérêt, pour mère l’ambition, et pour proches parents toutes les passions qui nous conduisent au mal.
Vauban
All great multiracial empires decline and dissolve.
Peter Mansfield
Reformed Islam is Islam no longer.
Lord Cromer
Pour ceux qui en redemanderaient ou qui par mégarde auraient liquidé les livraisons précédentes des Brevia, ils peuvent en retrouver l’intégralité en visitant mon Web Log à l’adresse suivante :
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BREVIA No 61, Mai 2010
BREVIA 2010
(Numéro 61, Mai)
Le but essentiel – pour ne pas dire unique – des hommes politiques est la réélection. Ce qui les conduit à accorder à leurs électeurs potentiels toutes sortes d’avantages, de privilèges et de prébendes aux frais de l’Etat. Ce sont ces comportements qui accouchent des dépenses excessives, des déficits, et finalement des dettes irréductibles de la plupart de nos pays démocratiques.
Et ce sont ces dettes, et elles seules, qui expliquent la crise actuelle de la monnaie européenne. On nous rebat les oreilles des sombres agissements de mystérieux et malfaisants spéculateurs. Il n’y a que l’incurie des gouvernements qui donne l’occasion aux spéculateurs de spéculer. D’ailleurs, qui ne spécule pas ? Celui qui achète un bien immobilier espère évidemment le revendre plus cher qu’il ne l’a acheté ; celui qui possède des actions ne les possède que parce qu’il attend la montée des cours.
Comme aux temps du moyen-âge, où l’on accusait les Juifs d’empoisonner les puits pour identifier un responsable aux grandes pestes qui dévastèrent l’Europe, nous avons trouvé les spéculateurs pour cause de nos maux. C’est évidemment plus facile que de dénoncer la faute en nous-mêmes et en ceux que nous avons élus pour nous gouverner.
Lorsque M. Fillon, peut-être le moins démagogue de nos dirigeants, espère pouvoir geler le montant des dépenses de l’Etat, il est bien en arrière de la main. Car geler les dépenses ne supprime pas les déficits – beaucoup s’en faut – et ne contribuera en rien à la résorption de la dette qui continuera de s’accroître.
Ce qu’il faudrait, c’est en deux ou trois ans, baisser de 30% ces dépenses. Et c’est possible ! Dans le « Programme présidentiel » que j’avais commis en novembre 2006, j’indiquais les voies à suivre. Je vous en propose la relecture, car plus le temps passe, et plus ce programme parait indispensable. Et ceux qui croiraient qu’il est irréalisable n’ont qu’à évoquer le sort enviable des quelques pays qui ont su imaginer et réaliser les réformes radicales qui les ont sortis de l’ornière. D’ailleurs, remarquez que certaines de mes suggestions commencent à faire surface.
Programme libéral et sans complexes pour le redressement de la France
En prévision de la prochaine Election Présidentielle, j’ai établi le Programme suivant, réellement libéral, ou plutôt libérateur. Les justifications détaillées des différentes options sont largement développées dans mes Brevia. On ne trouvera donc ici, dans un bref commentaire, qu’une explication sommaire des mesures proposées.
Cependant, et je m’en réjouis, quelques propositions vont sans doute être reprises par certains candidats. Je serai en mesure, si besoin est, de démontrer que je les avais retenues AVANT qu’elles ne deviennent à la mode.
Contrairement à certaines tentatives de réformes, timides et fragmentaires, le Programme ici ébauché est un tout cohérent, qui représente une véritable démarche libératrice, qui, quoi qu’on en dise parfois, n’a jamais été tentée dans notre pays … Nous constatons tous les jours les brillants résultats de cette timidité.
DOMAINE SOCIETAL
• Rétablissement de la liberté d’expression, abrogation des Lois qui prétendent écrire l’Histoire.
• Interdiction de la grève pour les fonctionnaires et assimilés : employés de l’Etat ou de ses ramifications, ils mettent en cause la Représentation Nationale et sa légitimité en se rebellant contre leur employeur qui n’est autre que le peuple souverain.
• Toutes les aides d’Etat, des Collectivités Territoriales, toutes les réductions, dégrèvements ou dispenses de taxes, d’impôts, seront supprimés, et remplacés par une allocation unique de survie (AUS) qui sera calculée en fonction du nombre de personnes du foyer. Elle devra permettre de subvenir aux besoins de base essentiels, et rien d’autre.
• L’Education Nationale sera profondément réformée (Ecoles, Collèges, Lycées, Universités). Chaque établissement recevra une dotation proportionnelle au nombre d’élèves inscrits et au niveau d’éducation dispensé. Le responsable de chaque établissement choisira librement ses collaborateurs et les rémunèrera en fonction de leur mérite. La Carte Scolaire sera abolie.
• L’âge de la Majorité ne sera plus un âge fixe. Sera déclaré majeur toute personne produisant une déclaration de revenus.
• L’immigration sera soumise à des critères stricts : connaissance de la langue française, aptitudes dans des domaines nécessaires à l’économie française. Le regroupement familial et le droit d’asile seront abolis.
DOMAINE ECONOMIQUE
• Train de vie de l’Etat. C’est la vieille chimère dont on nous rebat les oreilles, et dont personne ne s’occupe. C’est cependant grâce à sa réduction drastique que nous retrouverons toutes les marges de manœuvre dont nous avons besoin. Il sera réduit de 30 % pendant la législature, permettant ainsi une économie de l’ordre de 80 milliards d’euros, qui sera en totalité affectée au remboursement de la dette. Celle-ci sera apurée en un peu plus de dix ans. Au fur et à mesure du remboursement, la charge des intérêts diminuera, donnant ainsi dès le début de l’opération des opportunités de réduire les prélèvements obligatoires. A l’issue du remboursement, la totalité des économies sera affectée à la diminution de ces mêmes prélèvements.
La règle appliquée pour obtenir la diminution du coût de l’Etat (au sens large) se fondera sur deux principes : une simplification impitoyable des mécanismes de l’Etat, la nécessité absolue de ce qui subsistera. Quand on est en faillite, on ne fait pas dans le détail !
Dès que l’on aura décidé de se mettre sérieusement au travail, les idées ne manqueront pas. On peut citer quelques exemples, bien évidemment non limitatifs :
o Toutes les îles, y compris la Corse, se verront offrir, et s’il le faut, imposer leur indépendance.
o Les biens nationaux qui ne sont pas absolument nécessaires au fonctionnement de l’Etat seront progressivement mis en vente.
o Les Fêtes nationales seront supprimées.
o Les aides à l’agriculture seront annulées, ainsi qu’à tous les secteurs d’activités marchandes
o Le nombre des Ministres sera ramené à moins de dix. Les Ministres rémunèreront les fonctionnaires au mérite, dans le cadre de la dotation qui leur sera consentie pour mener à bien une certaine mission.
o Dans le domaine de la Recherche Publique, seules seront conservées les activités qui ont un impact direct sur l’économie. On reviendra aux papillons amazoniens et à la culture maya, si c’est bien utile, quand nos finances seront rétablies
o Toutes les activités de l’Etat dans le domaine marchand seront privatisées (SNCF, RATP, Airbus, etc …)
o Simplification radicale du corpus législatif. Là où la règle abonde, le sens diminue. Le but sera de diminuer de 50 % l’ensemble des textes des divers Codes : Civil, Travail, Impôts, etc …
o Simplification de la texture administrative du territoire : le nombre de Communes sera divisé par trois ; les Cantons seront supprimés. Le Département sera maintenu, mais le nombre de Régions ramené à la demi-douzaine
o Suppression du Sénat
o Il sera mis un terme aux opérations militaires à l’étranger, sauf si les dépenses engagées nous sont intégralement remboursées par l’Organisme International qui nous les demande.
o Les Traités d’assistance avec les régimes africains qui comptent sur nous pour maintenir leur pouvoir sur leurs populations seront dénoncés.
o Un Amendement Constitutionnel déclarera le Déficit budgétaire (Etat, Collectivités territoriales …) inconstitutionnel.
• Les privilèges accordés aux « Syndicats Historiques » seront supprimés. Ainsi que les subventions dont ils bénéficient. Leurs ressources seront limitées aux contributions volontaires de leurs adhérents.
• Dans le domaine du Droit du Travail, le licenciement sera totalement libéré, créant ainsi un vigoureux appel d’air pour les embauches.
• Les sources d’énergies non-fossiles bénéficieront d’un régime entièrement détaxé, qu’il s’agisse des appareils destinés à les produire ou de leur consommation. Ainsi seront encouragés tous les efforts pour développer les énergies solaires, éoliennes, biochimiques, hydroélectriques, nucléaires, qui par contre, et bien évidemment, ne bénéficieront plus d’aucune subvention directe.
• Les recherches sur les OGM, et leur développement seront favorisés par un dispositif analogue, nous mettant ainsi à l’abri d’un monopole dangereux et coûteux exercé par les pays qui ont pris de l’avance dans ce domaine.
• Tous les impôts, droits, taxes seront supprimés. Sauf la TVA, l’Impôt sur le Revenu, l’Impôt sur les Sociétés et – provisoirement – la TIPP. Ces quatre postes composent environ 87 % du volet Recettes du Budget. Les autres recettes qui ne procurent qu’un peu plus de 10 % des recettes de l’Etat seront donc abolies, et le manque à gagner largement compensé par la simplification du Droit Fiscal, et les économies réalisées en ne levant plus ce fouillis inextricable de contributions. Dans le même esprit, toutes les « niches fiscales » seront supprimées. On se demande bien ce qu’auront encore à faire les fonctionnaires des Impôts ?
Une réforme de même nature sera engagée pour la fiscalité des Collectivités territoriales.
DOMAINE POLITIQUE
• Afin d’assurer une Représentation Nationale plus conforme à la réalité sociale – la plus part de nos malheurs venant du notoire déséquilibre actuel – les fonctionnaires, au sens large, devront démissionner de leur poste en prenant une fonction élective.
• Afin d’assurer le renouvellement de la classe politique, le cumul des mandats électifs sera STRICTEMENT interdit. Dans le même but, le nombre de mandats dans chaque fonction sera limité à deux.
• Le droit de vote sera réservé aux citoyens majeurs qui :
o Pourront faire état d’un niveau d’instruction à déterminer ;
o Auront une contribution positive aux finances communes, c'est-à-dire qui paieront plus d’impôts (TVA, Impôt sur le revenu, etc …) et de contributions sociales qu’ils ne reçoivent d’aides (Allocation Unique de Survie, remboursements de Sécurité Sociale,…)
• Les Lois seront votées AVEC leurs textes d’application. Une disposition transitoire prévoira que toutes les lois en cours, et qui attendent encore leurs Décrets d’application seront automatiquement abrogées si elles ont été votées plus de trois mois auparavant. Et puisque la Loi doit être connue (et sans doute aussi comprise ?) de tous, une Commission Populaire, constituée des électeurs qui auront tout juste passé le test permettant d’accéder au droit de vote, devra déclarer et démontrer qu’ils ont compris le texte de toute nouvelle Loi. Si tel n’est pas le cas, la Loi sera retoquée.
POLITIQUE ETRANGERE
• Les principes des aides au Tiers-Monde et aux pays en voie de développement seront profondément révisés .Ne pourront prétendre à ces aides que les pays qui :
o Mènent une politique conforme aux intérêts de notre pays.
o Nous soutiennent dans les domaines de la lutte contre l’immigration clandestine et le terrorisme.
• Notre politique européenne visera à créer, à terme, une « Europe des Régions », (35 régions de plus ou moins 10 millions d’habitants chacune), s’accompagnant de la disparition des Etats-Nations actuels, dotées d’une importante autonomie régionale, et balancées par un Etat européen aux pouvoirs limités dans le nombre des compétences, mais très fort dans celles qui lui seront réservées (politique monétaire, affaires étrangères, défense, …)
§ §
§
(Numéro 61, Mai)
Le but essentiel – pour ne pas dire unique – des hommes politiques est la réélection. Ce qui les conduit à accorder à leurs électeurs potentiels toutes sortes d’avantages, de privilèges et de prébendes aux frais de l’Etat. Ce sont ces comportements qui accouchent des dépenses excessives, des déficits, et finalement des dettes irréductibles de la plupart de nos pays démocratiques.
Et ce sont ces dettes, et elles seules, qui expliquent la crise actuelle de la monnaie européenne. On nous rebat les oreilles des sombres agissements de mystérieux et malfaisants spéculateurs. Il n’y a que l’incurie des gouvernements qui donne l’occasion aux spéculateurs de spéculer. D’ailleurs, qui ne spécule pas ? Celui qui achète un bien immobilier espère évidemment le revendre plus cher qu’il ne l’a acheté ; celui qui possède des actions ne les possède que parce qu’il attend la montée des cours.
Comme aux temps du moyen-âge, où l’on accusait les Juifs d’empoisonner les puits pour identifier un responsable aux grandes pestes qui dévastèrent l’Europe, nous avons trouvé les spéculateurs pour cause de nos maux. C’est évidemment plus facile que de dénoncer la faute en nous-mêmes et en ceux que nous avons élus pour nous gouverner.
Lorsque M. Fillon, peut-être le moins démagogue de nos dirigeants, espère pouvoir geler le montant des dépenses de l’Etat, il est bien en arrière de la main. Car geler les dépenses ne supprime pas les déficits – beaucoup s’en faut – et ne contribuera en rien à la résorption de la dette qui continuera de s’accroître.
Ce qu’il faudrait, c’est en deux ou trois ans, baisser de 30% ces dépenses. Et c’est possible ! Dans le « Programme présidentiel » que j’avais commis en novembre 2006, j’indiquais les voies à suivre. Je vous en propose la relecture, car plus le temps passe, et plus ce programme parait indispensable. Et ceux qui croiraient qu’il est irréalisable n’ont qu’à évoquer le sort enviable des quelques pays qui ont su imaginer et réaliser les réformes radicales qui les ont sortis de l’ornière. D’ailleurs, remarquez que certaines de mes suggestions commencent à faire surface.
Programme libéral et sans complexes pour le redressement de la France
En prévision de la prochaine Election Présidentielle, j’ai établi le Programme suivant, réellement libéral, ou plutôt libérateur. Les justifications détaillées des différentes options sont largement développées dans mes Brevia. On ne trouvera donc ici, dans un bref commentaire, qu’une explication sommaire des mesures proposées.
Cependant, et je m’en réjouis, quelques propositions vont sans doute être reprises par certains candidats. Je serai en mesure, si besoin est, de démontrer que je les avais retenues AVANT qu’elles ne deviennent à la mode.
Contrairement à certaines tentatives de réformes, timides et fragmentaires, le Programme ici ébauché est un tout cohérent, qui représente une véritable démarche libératrice, qui, quoi qu’on en dise parfois, n’a jamais été tentée dans notre pays … Nous constatons tous les jours les brillants résultats de cette timidité.
DOMAINE SOCIETAL
• Rétablissement de la liberté d’expression, abrogation des Lois qui prétendent écrire l’Histoire.
• Interdiction de la grève pour les fonctionnaires et assimilés : employés de l’Etat ou de ses ramifications, ils mettent en cause la Représentation Nationale et sa légitimité en se rebellant contre leur employeur qui n’est autre que le peuple souverain.
• Toutes les aides d’Etat, des Collectivités Territoriales, toutes les réductions, dégrèvements ou dispenses de taxes, d’impôts, seront supprimés, et remplacés par une allocation unique de survie (AUS) qui sera calculée en fonction du nombre de personnes du foyer. Elle devra permettre de subvenir aux besoins de base essentiels, et rien d’autre.
• L’Education Nationale sera profondément réformée (Ecoles, Collèges, Lycées, Universités). Chaque établissement recevra une dotation proportionnelle au nombre d’élèves inscrits et au niveau d’éducation dispensé. Le responsable de chaque établissement choisira librement ses collaborateurs et les rémunèrera en fonction de leur mérite. La Carte Scolaire sera abolie.
• L’âge de la Majorité ne sera plus un âge fixe. Sera déclaré majeur toute personne produisant une déclaration de revenus.
• L’immigration sera soumise à des critères stricts : connaissance de la langue française, aptitudes dans des domaines nécessaires à l’économie française. Le regroupement familial et le droit d’asile seront abolis.
DOMAINE ECONOMIQUE
• Train de vie de l’Etat. C’est la vieille chimère dont on nous rebat les oreilles, et dont personne ne s’occupe. C’est cependant grâce à sa réduction drastique que nous retrouverons toutes les marges de manœuvre dont nous avons besoin. Il sera réduit de 30 % pendant la législature, permettant ainsi une économie de l’ordre de 80 milliards d’euros, qui sera en totalité affectée au remboursement de la dette. Celle-ci sera apurée en un peu plus de dix ans. Au fur et à mesure du remboursement, la charge des intérêts diminuera, donnant ainsi dès le début de l’opération des opportunités de réduire les prélèvements obligatoires. A l’issue du remboursement, la totalité des économies sera affectée à la diminution de ces mêmes prélèvements.
La règle appliquée pour obtenir la diminution du coût de l’Etat (au sens large) se fondera sur deux principes : une simplification impitoyable des mécanismes de l’Etat, la nécessité absolue de ce qui subsistera. Quand on est en faillite, on ne fait pas dans le détail !
Dès que l’on aura décidé de se mettre sérieusement au travail, les idées ne manqueront pas. On peut citer quelques exemples, bien évidemment non limitatifs :
o Toutes les îles, y compris la Corse, se verront offrir, et s’il le faut, imposer leur indépendance.
o Les biens nationaux qui ne sont pas absolument nécessaires au fonctionnement de l’Etat seront progressivement mis en vente.
o Les Fêtes nationales seront supprimées.
o Les aides à l’agriculture seront annulées, ainsi qu’à tous les secteurs d’activités marchandes
o Le nombre des Ministres sera ramené à moins de dix. Les Ministres rémunèreront les fonctionnaires au mérite, dans le cadre de la dotation qui leur sera consentie pour mener à bien une certaine mission.
o Dans le domaine de la Recherche Publique, seules seront conservées les activités qui ont un impact direct sur l’économie. On reviendra aux papillons amazoniens et à la culture maya, si c’est bien utile, quand nos finances seront rétablies
o Toutes les activités de l’Etat dans le domaine marchand seront privatisées (SNCF, RATP, Airbus, etc …)
o Simplification radicale du corpus législatif. Là où la règle abonde, le sens diminue. Le but sera de diminuer de 50 % l’ensemble des textes des divers Codes : Civil, Travail, Impôts, etc …
o Simplification de la texture administrative du territoire : le nombre de Communes sera divisé par trois ; les Cantons seront supprimés. Le Département sera maintenu, mais le nombre de Régions ramené à la demi-douzaine
o Suppression du Sénat
o Il sera mis un terme aux opérations militaires à l’étranger, sauf si les dépenses engagées nous sont intégralement remboursées par l’Organisme International qui nous les demande.
o Les Traités d’assistance avec les régimes africains qui comptent sur nous pour maintenir leur pouvoir sur leurs populations seront dénoncés.
o Un Amendement Constitutionnel déclarera le Déficit budgétaire (Etat, Collectivités territoriales …) inconstitutionnel.
• Les privilèges accordés aux « Syndicats Historiques » seront supprimés. Ainsi que les subventions dont ils bénéficient. Leurs ressources seront limitées aux contributions volontaires de leurs adhérents.
• Dans le domaine du Droit du Travail, le licenciement sera totalement libéré, créant ainsi un vigoureux appel d’air pour les embauches.
• Les sources d’énergies non-fossiles bénéficieront d’un régime entièrement détaxé, qu’il s’agisse des appareils destinés à les produire ou de leur consommation. Ainsi seront encouragés tous les efforts pour développer les énergies solaires, éoliennes, biochimiques, hydroélectriques, nucléaires, qui par contre, et bien évidemment, ne bénéficieront plus d’aucune subvention directe.
• Les recherches sur les OGM, et leur développement seront favorisés par un dispositif analogue, nous mettant ainsi à l’abri d’un monopole dangereux et coûteux exercé par les pays qui ont pris de l’avance dans ce domaine.
• Tous les impôts, droits, taxes seront supprimés. Sauf la TVA, l’Impôt sur le Revenu, l’Impôt sur les Sociétés et – provisoirement – la TIPP. Ces quatre postes composent environ 87 % du volet Recettes du Budget. Les autres recettes qui ne procurent qu’un peu plus de 10 % des recettes de l’Etat seront donc abolies, et le manque à gagner largement compensé par la simplification du Droit Fiscal, et les économies réalisées en ne levant plus ce fouillis inextricable de contributions. Dans le même esprit, toutes les « niches fiscales » seront supprimées. On se demande bien ce qu’auront encore à faire les fonctionnaires des Impôts ?
Une réforme de même nature sera engagée pour la fiscalité des Collectivités territoriales.
DOMAINE POLITIQUE
• Afin d’assurer une Représentation Nationale plus conforme à la réalité sociale – la plus part de nos malheurs venant du notoire déséquilibre actuel – les fonctionnaires, au sens large, devront démissionner de leur poste en prenant une fonction élective.
• Afin d’assurer le renouvellement de la classe politique, le cumul des mandats électifs sera STRICTEMENT interdit. Dans le même but, le nombre de mandats dans chaque fonction sera limité à deux.
• Le droit de vote sera réservé aux citoyens majeurs qui :
o Pourront faire état d’un niveau d’instruction à déterminer ;
o Auront une contribution positive aux finances communes, c'est-à-dire qui paieront plus d’impôts (TVA, Impôt sur le revenu, etc …) et de contributions sociales qu’ils ne reçoivent d’aides (Allocation Unique de Survie, remboursements de Sécurité Sociale,…)
• Les Lois seront votées AVEC leurs textes d’application. Une disposition transitoire prévoira que toutes les lois en cours, et qui attendent encore leurs Décrets d’application seront automatiquement abrogées si elles ont été votées plus de trois mois auparavant. Et puisque la Loi doit être connue (et sans doute aussi comprise ?) de tous, une Commission Populaire, constituée des électeurs qui auront tout juste passé le test permettant d’accéder au droit de vote, devra déclarer et démontrer qu’ils ont compris le texte de toute nouvelle Loi. Si tel n’est pas le cas, la Loi sera retoquée.
POLITIQUE ETRANGERE
• Les principes des aides au Tiers-Monde et aux pays en voie de développement seront profondément révisés .Ne pourront prétendre à ces aides que les pays qui :
o Mènent une politique conforme aux intérêts de notre pays.
o Nous soutiennent dans les domaines de la lutte contre l’immigration clandestine et le terrorisme.
• Notre politique européenne visera à créer, à terme, une « Europe des Régions », (35 régions de plus ou moins 10 millions d’habitants chacune), s’accompagnant de la disparition des Etats-Nations actuels, dotées d’une importante autonomie régionale, et balancées par un Etat européen aux pouvoirs limités dans le nombre des compétences, mais très fort dans celles qui lui seront réservées (politique monétaire, affaires étrangères, défense, …)
§ §
§
24 avril 2010
Brevia Avril 2010, No. 60
BREVIA 2010
(Numéro 60, Avril)
Il vaut mieux vivre dans le faux marbre que dans du vrai linoleum.
§
Pour éviter les disputes de ménage, adoptez une règle simple : quand nous sommes d’accord, c’est Elle qui décide. Dans les autres cas, c’est moi. Si comme ma femme et moi vous êtes du même avis 90 % du temps, il est clair que c’est Elle qui décide le plus souvent.
§
Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père
(N.T., Jean, XIV, 2)
Une bonne dose d’Orthodoxes, autant de Catholiques, une pincée de Coptes, un soupçon d’Assyriens, et à peine d’Ethiopiens, c’est la recette explosive du film germano-suisse « Im Haus meines Vaters sind viele Wohnungen », de Hajo Schomerus qui se donne ces temps-ci à Berlin.
Le lieu de l’action : l’Eglise du Saint Sépulcre à Jérusalem, où les moines relevant des sectes précitées exercent leur ministère. Non sans mal, car ces saints hommes, en plus de leur mission spirituelle doivent également veiller au scrupuleux respect d’un contrat de cohabitation rédigé, parait-il, aux temps anciens des Ottomans. Règles précises, minutieuses, détaillées (dignes de l’ancienne Prusse) qui fixent – immuablement ? – les droits de chacun. C’est en vertu d’icelles que les cellules éthiopiennes sont reléguées … sur le toit du bâtiment, et que les Coptes n’ont droit qu’à un très modeste autel, coincé derrière les somptuosités orthodoxes.
Chaque troupe a son chef. Le plus convaincu de son bon droit, c’est le catholique. L’assyrien est le plus acharné, le copte le plus humain, et le plus blasé l’éthiopien. Le plus envahissant : l’orthodoxe.
Tout ce beau monde est enfermé à double tour, le soir venu, dans le monastère. La clé – il n’y en a qu’une seule – est administrée par deux familles… musulmanes, détenant cet office depuis des temps immémoriaux, et qui, elles aussi se sont partagé les fonctions : celle qui garde la clé et qui l’apporte, chaque matin, à celle qui manœuvre la clé. Chaque famille, comme il se doit, démontrant que son rôle dans l’affaire est plus important que celui de l’autre famille, qui ne doit être considérée que comme subalterne et quantité négligeable.
C’est à Pâques que monte la température, alors que chaque confession s’évertue à célébrer selon ses rites cette fête majeure. Des rites on passe aisément aux rixes.
Toute religion, si l’on se borne à ne considérer que ses manifestations rituelles, peut prêter à sourire – ou pire. Certains des protagonistes, parfois, semblent sur le point de pouvoir sublimer ces aspects matériels. Mais pas trop longtemps, car il faut rester vigilant : un Copte ne serait-il pas en train de manipuler un chandelier dont l’usage est exclusivement réservé aux Orthodoxes ?
Ah ! Mon Dieu, si Tu existes, comment juges-Tu ces choses et ces hommes qui prétendent T’honorer et Te servir ? Et comment nous juges-Tu, nous qui osons sourire de choses si saintes ?
Les Protestants, toutes sectes confondues, sont absents de ces pieuses chamailleries. Ils n’ont pas de moines. Donc point de monastères. Tant pis pour eux.
Malgré tout, admirons que ces rameaux de l’Eglise du Christ, qui se sont si souvent brulés, massacrés, étripés, arrivent à survivre, si proches et si imbriqués sans qu’aucun incident majeur ne survienne. Les religions deviendraient-elles tolérantes, l’âge venant ? Je le crois. Je crois aussi que, faute de l’antiquité nécessaire, il ne serait pas possible à des sectes musulmanes opposées de pratiquer ainsi leurs cultes, simultanément et en un même lieu.
§
Connaissez-vous la formule magique de la Satisfaction ? Amoureuse, commerciale, politique ou de toute autre nature. Elle est divinement simple : la satisfaction (S) est égale à la prestation (P), divisée par les attentes. Plus la prestation augmente, plus la satisfaction aussi. Mais pour une prestation donnée, plus les attentes étaient élevées, plus la satisfaction est faible.
S = P
A
Comme en toute matière, amoureuse, commerciale, politique, etc. …il faut, pour éveiller les convoitises, porter les attentes au point le plus élevé possible, rien d’étonnant à ce que nous soyons presque toujours insatisfaits.
Par contre, chaque fois que cela est acceptable, pour une prestation donnée, il faut tenir les attentes à l’étiage le plus bas : la satisfaction n’en sera que plus intense : vive la modestie !
§ §
§
(Numéro 60, Avril)
Il vaut mieux vivre dans le faux marbre que dans du vrai linoleum.
§
Pour éviter les disputes de ménage, adoptez une règle simple : quand nous sommes d’accord, c’est Elle qui décide. Dans les autres cas, c’est moi. Si comme ma femme et moi vous êtes du même avis 90 % du temps, il est clair que c’est Elle qui décide le plus souvent.
§
Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père
(N.T., Jean, XIV, 2)
Une bonne dose d’Orthodoxes, autant de Catholiques, une pincée de Coptes, un soupçon d’Assyriens, et à peine d’Ethiopiens, c’est la recette explosive du film germano-suisse « Im Haus meines Vaters sind viele Wohnungen », de Hajo Schomerus qui se donne ces temps-ci à Berlin.
Le lieu de l’action : l’Eglise du Saint Sépulcre à Jérusalem, où les moines relevant des sectes précitées exercent leur ministère. Non sans mal, car ces saints hommes, en plus de leur mission spirituelle doivent également veiller au scrupuleux respect d’un contrat de cohabitation rédigé, parait-il, aux temps anciens des Ottomans. Règles précises, minutieuses, détaillées (dignes de l’ancienne Prusse) qui fixent – immuablement ? – les droits de chacun. C’est en vertu d’icelles que les cellules éthiopiennes sont reléguées … sur le toit du bâtiment, et que les Coptes n’ont droit qu’à un très modeste autel, coincé derrière les somptuosités orthodoxes.
Chaque troupe a son chef. Le plus convaincu de son bon droit, c’est le catholique. L’assyrien est le plus acharné, le copte le plus humain, et le plus blasé l’éthiopien. Le plus envahissant : l’orthodoxe.
Tout ce beau monde est enfermé à double tour, le soir venu, dans le monastère. La clé – il n’y en a qu’une seule – est administrée par deux familles… musulmanes, détenant cet office depuis des temps immémoriaux, et qui, elles aussi se sont partagé les fonctions : celle qui garde la clé et qui l’apporte, chaque matin, à celle qui manœuvre la clé. Chaque famille, comme il se doit, démontrant que son rôle dans l’affaire est plus important que celui de l’autre famille, qui ne doit être considérée que comme subalterne et quantité négligeable.
C’est à Pâques que monte la température, alors que chaque confession s’évertue à célébrer selon ses rites cette fête majeure. Des rites on passe aisément aux rixes.
Toute religion, si l’on se borne à ne considérer que ses manifestations rituelles, peut prêter à sourire – ou pire. Certains des protagonistes, parfois, semblent sur le point de pouvoir sublimer ces aspects matériels. Mais pas trop longtemps, car il faut rester vigilant : un Copte ne serait-il pas en train de manipuler un chandelier dont l’usage est exclusivement réservé aux Orthodoxes ?
Ah ! Mon Dieu, si Tu existes, comment juges-Tu ces choses et ces hommes qui prétendent T’honorer et Te servir ? Et comment nous juges-Tu, nous qui osons sourire de choses si saintes ?
Les Protestants, toutes sectes confondues, sont absents de ces pieuses chamailleries. Ils n’ont pas de moines. Donc point de monastères. Tant pis pour eux.
Malgré tout, admirons que ces rameaux de l’Eglise du Christ, qui se sont si souvent brulés, massacrés, étripés, arrivent à survivre, si proches et si imbriqués sans qu’aucun incident majeur ne survienne. Les religions deviendraient-elles tolérantes, l’âge venant ? Je le crois. Je crois aussi que, faute de l’antiquité nécessaire, il ne serait pas possible à des sectes musulmanes opposées de pratiquer ainsi leurs cultes, simultanément et en un même lieu.
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Connaissez-vous la formule magique de la Satisfaction ? Amoureuse, commerciale, politique ou de toute autre nature. Elle est divinement simple : la satisfaction (S) est égale à la prestation (P), divisée par les attentes. Plus la prestation augmente, plus la satisfaction aussi. Mais pour une prestation donnée, plus les attentes étaient élevées, plus la satisfaction est faible.
S = P
A
Comme en toute matière, amoureuse, commerciale, politique, etc. …il faut, pour éveiller les convoitises, porter les attentes au point le plus élevé possible, rien d’étonnant à ce que nous soyons presque toujours insatisfaits.
Par contre, chaque fois que cela est acceptable, pour une prestation donnée, il faut tenir les attentes à l’étiage le plus bas : la satisfaction n’en sera que plus intense : vive la modestie !
§ §
§
30 mars 2010
Brevia 59, mars 2010
BREVIA 2010
(Numéro 59, Mars)
Le Président veut sauver l’industrie. Je suis fort sceptique. Se souvient-on des « Plans calcul » et des « Plans Machines-outils », entre autres ? Des désastres ! Je crois que moins l’Etat s’occupe de l’industrie, mieux elle se porte. Alléger les charges et l’impôt sur les bénéfices, simplifier les règlementations dantesques, voilà ce que peut faire l’Etat, et ce qui libèrerait nos Entreprises qui doivent faire la course avec des boulets aux chevilles. Réformer – vraiment – l’Etat, comme a su le faire le privé, le rendre efficace et léger (le principe de la lean production), voila ce que nous attendons et que nous n’obtiendrons jamais, car ceux qui devraient mettre en œuvre les réformes ne seront JAMAIS prêts à couper dans leur propre chair.
§
One is struck by the egregious self-confidence of Westerners, then and now, who presume to know what is best for a people whose language they cannot speak and whose customs they cannot fathom.
Karl E. Meyer
Le 8 mars 2010 : Journée mondiale de la femme. Indépendamment de l’intérêt que peuvent avoir (ou ne pas avoir) ces « journées », nationales ou mondiales : de la femme, du cancer, des handicapés, du sommeil, de la courtoisie au volant (et au guidon ?), du fromage (8 avril), de l’abolition de l’esclavage, des immeubles en fête, des gauchers (13 août), des Harkis, de l’herpès, des toilettes publiques (en Chine, pour en civiliser l’usage), j’en passe, et des meilleures, cette journée particulière du 8 mars a, bien sûr, fait reparler de tous ces pays où les « droits de la femme » sont, selon nos codes et nos usages, bafoués.
N’est-ce pas l’occasion de nous reposer la question de savoir si nous sommes bienvenus, avisés et fondés à vouloir imposer à la planète nos conceptions de la vie en société. Car, finalement, ce que nous considérons comme des droits inaliénables ne sont, in fine, que les résultats d’une histoire particulière.
D’autres horizons, d’autres histoires, justifient aux yeux de ceux qui en firent l’expérience, d’autres solutions. Quelle vraisemblance y a-t-il à ce que les nôtres soient meilleures et universelles ?
Certes, nous ne voulons pas que les femmes de nos pays soient soumises aux conditions que vivent celles, par exemple, de l’Arabie Saoudite. Mais autant nous devons nous opposer avec la dernière détermination, à ce qu’on nous impose, même à la marge, des coutumes que nous regardons comme barbares, autant nous serions bien inspirés en n’attribuant pas à nos valeurs une portée cosmique, qu’elles n’ont que pour nous.
Il en va du droit des femmes comme de la démocratie, de la laïcité, et de la plupart de nos « valeurs fondamentales ». Elles nous vont bien, parfait. Ne réinventons-nous pas une sorte de post-colonialisme en voulant les enjoindre à des peuples pour lesquels elles ne sont pas obligatoirement l’aboutissement inévitable de leurs civilisations ?
§
Ceux qui pensent que les forfaits conduisent à une notoriété plus durable que les belles actions n’ont pas toujours tort : Erostrate est universellement connu. C’est lui qui incendia le temple d’Artémise à Ephèse (1), alors que le nom des bâtisseurs est tombé dans le plus profond oubli (2).
(1) érigé vers 560 AC, ses dimensions colossales (137 m. de long et 71 m. de large) expliquent sa mention dans 16 des 24 listes des « sept merveilles du monde » qui nous sont parvenues.
(2) Théodore de Samos, Ctésiphon et Metagenes. Le seul fait qu’ils aient dû s’y mettre à trois explique, peut-être, en partie, la faible notoriété de chacun.
§
Les hommes politiques n’ont de convictions qu’aussi longtemps qu’ils sont dans l’opposition.
Les hommes politiques n’existent pas pour agir, ils agissent pour exister.
§
Non, tous les musulmans ne sont pas des adeptes d’Al Qu’Aïda, ni des islamistes fanatiques. Mais je doute qu’ils seraient bien fâchés si ceux-ci gagnaient le bras de fer engagé avec le monde occidental, et qu’ils se lèveraient en masse pour défendre … la Liberté !
§
Elle : Mon chéri, votre blazer est vieux et brillant !
Lui : C’est parfait ! Il est comme moi.
§
Extrait du discours de Mohamed ben Abdullah
Président de la République Islamique du Francistan
en l’an 1461 de l’Hégire
(2083 ancienne mode)
…en effet, Compagnons du Prophète, je vous le dis, nous avons le devoir de protéger la minorité chrétienne. Ces Dhimmi payent pour cela la taxe spéciale du Jizyah, et peuvent, en contrepartie pratiquer leur religion (ou leur irréligion), mais en évitant de scandaliser les Croyants. Ils ne doivent bien sûr, ni fumer dans la rue, ni consommer de l’alcool hors de leurs domiciles, et leurs femmes doivent être convenablement voilées.
Nous ne tolérerons pas que, dans les cimetières qui leur sont réservés, leurs tombes soient profanées, ce qui est d’autant plus contraire aux intérêts de la vraie Religion que ces actes freinent les conversions qui continuent de s’effectuer à un rythme qui ne peut que nous réjouir, et qui peut nous laisser espérer que dans une génération les minorités chrétiennes ne seront plus qu’un souvenir historique. Ou tout au moins que les derniers nazaréens pourront être installés dans des enclaves peu nombreuses et… peu peuplées.
Ceux qui trouveraient la charge un peu trop appuyée liront avec intérêt le texte en annexe.
§
C’est le monde à l’envers
Madame Lagarde, ministre de l’économie, doit nous venir du pays où ce sont les aveugles qui montrent le chemin.
Ne vient-elle pas de donner à l’Allemagne des conseils sur la conduite de l’économie ? Elle trouve que l’Allemagne exporte « trop ». Il est vrai que les perpétuels excédents commerciaux allemands ont de quoi donner de l’urticaire à la ministre d’un pays tout aussi régulièrement abonné aux déficits de la balance commerciale.
Elle trouve que l’Allemagne maîtrise trop bien ses coûts salariaux (hausse de 5% de 1996 à 2009, alors que ceux de la France, sur la même période augmentent de 35%), et elle l’invite à se livrer aux charmes du laxisme à la française.
En effet, si l’Allemagne est compétitive, et remporte des marchés, c’est autant que la France ne pourra espérer réaliser. C’est comme si, dans une course, le sixième ou le septième protestait parce que le premier court trop vite. On croit rêver.
Car malgré sa « maîtrise des couts », censée pressuriser le monde du travail, les salaires, le pouvoir d’achat et le niveau de vie allemands sont supérieurs à ceux des Français.
Alors, Madame Lagarde, au lieu de vous rendre ridicule par de telles déclarations, consacrez plutôt votre énergie à essayer de comprendre ce qui fait que l’un réussit là où l’autre échoue, tirez-en les conséquences et … agissez.
Ce que vous nous proposez ressemble à ce qui adviendrait dans un asile d’aliénés où l’on confierait la direction de l’établissement aux … pensionnaires !
§
Annexe
Voici ce que vient de déclarer Mohamed Sabaoui, jeune sociologue de l'université catholique de Lille, d'origine algérienne, naturalisé français.
«Notre invasion pacifique au niveau européen n'est pas encore parvenue à son terme.
Nous entendons agir dans tous les pays simultanément. Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part de ne pas en profiter. Nous serons votre Cheval deTroie. Les Droits de l'homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages. Ainsi, par exemple, si vous deviez vous adresser à moi en Algérie, ou en Arabie Saoudite, comme je vous parle maintenant, vous seriez, dans le meilleur des cas, arrêtés sur-le-champ. Vous autres Français n'êtes pas en mesure d'imposer le respect à nos jeunes. Pourquoi respecteraient-ils un pays qui capitule devant eux ? On ne respecte que ce qu'on craint.
Lorsque nous aurons le pouvoir, vous ne verrez plus un seul de nos jeunes mettre le feu à une voiture ou braquer un magasin... Les Arabes savent que la punition inexorable que mérite, chez nous le voleur, c'est l'amputation d'une main ».
Et, toujours du même Mohamed Sabaoui lors d'une interview récente :
« Les lois de votre République ne sont pas conformes à celles du Coran et ne doivent pas être imposées aux musulmans, qui ne peuvent être gouvernés que par la Charia. Nous allons donc œuvrer pour prendre ce pouvoir qui nous est dû. Nous allons commencer par Roubaix, qui est actuellement une ville musulmane à plus de 60 %. Lors des futures élections municipales, nous mobiliserons nos effectifs, et le prochain maire sera musulman. Après négociation avec l'État et la Région, nous déclarerons Roubaix enclave musulmane indépendante comme le KOSOVO et nous imposerons la Charia (loi de Dieu) à l'ensemble des habitants.
La minorité chrétienne aura le statut de Dhimmis. Ce sera une catégorie à part qui pourra racheter ses libertés et droits par un impôt spécial. En outre, nous ferons ce qu'il faut pour les amener par la persuasion dans notre giron. Des dizaines de milliers de Français ont déjà embrassé l'Islam de plein gré comme Frank RIBERY, GARAUDY et d'autres, pourquoi pas les chrétiens de Roubaix ?
Et puis avec l'entrée prochaine de la TURQUIE en Europe, c'est plus 80 millions de Musulmans qui circuleront librement et se chargeront d'islamiser toute l'Europe. Actuellement à l'université de Lille, nous mettons sur pied des brigades de la foi, chargées de 'convertir' les Roubaisiens récalcitrants, chrétiens ou juifs, pour les faire rentrer dans notre religion, car c’est Dieu qui le veut ! Si nous sommes les plus forts, c’est que Dieu l’a voulu. Nous n’avons pas les contraintes de l’obligation chrétienne de porter assistance, à l’orphelin, aux faibles et handicapés. Voir votre Sœur EMMANUELLE. Nous pouvons et devons, au contraire, les écraser s’ils constituent un obstacle, surtout si ce sont des infidèles ».
§
(Numéro 59, Mars)
Le Président veut sauver l’industrie. Je suis fort sceptique. Se souvient-on des « Plans calcul » et des « Plans Machines-outils », entre autres ? Des désastres ! Je crois que moins l’Etat s’occupe de l’industrie, mieux elle se porte. Alléger les charges et l’impôt sur les bénéfices, simplifier les règlementations dantesques, voilà ce que peut faire l’Etat, et ce qui libèrerait nos Entreprises qui doivent faire la course avec des boulets aux chevilles. Réformer – vraiment – l’Etat, comme a su le faire le privé, le rendre efficace et léger (le principe de la lean production), voila ce que nous attendons et que nous n’obtiendrons jamais, car ceux qui devraient mettre en œuvre les réformes ne seront JAMAIS prêts à couper dans leur propre chair.
§
One is struck by the egregious self-confidence of Westerners, then and now, who presume to know what is best for a people whose language they cannot speak and whose customs they cannot fathom.
Karl E. Meyer
Le 8 mars 2010 : Journée mondiale de la femme. Indépendamment de l’intérêt que peuvent avoir (ou ne pas avoir) ces « journées », nationales ou mondiales : de la femme, du cancer, des handicapés, du sommeil, de la courtoisie au volant (et au guidon ?), du fromage (8 avril), de l’abolition de l’esclavage, des immeubles en fête, des gauchers (13 août), des Harkis, de l’herpès, des toilettes publiques (en Chine, pour en civiliser l’usage), j’en passe, et des meilleures, cette journée particulière du 8 mars a, bien sûr, fait reparler de tous ces pays où les « droits de la femme » sont, selon nos codes et nos usages, bafoués.
N’est-ce pas l’occasion de nous reposer la question de savoir si nous sommes bienvenus, avisés et fondés à vouloir imposer à la planète nos conceptions de la vie en société. Car, finalement, ce que nous considérons comme des droits inaliénables ne sont, in fine, que les résultats d’une histoire particulière.
D’autres horizons, d’autres histoires, justifient aux yeux de ceux qui en firent l’expérience, d’autres solutions. Quelle vraisemblance y a-t-il à ce que les nôtres soient meilleures et universelles ?
Certes, nous ne voulons pas que les femmes de nos pays soient soumises aux conditions que vivent celles, par exemple, de l’Arabie Saoudite. Mais autant nous devons nous opposer avec la dernière détermination, à ce qu’on nous impose, même à la marge, des coutumes que nous regardons comme barbares, autant nous serions bien inspirés en n’attribuant pas à nos valeurs une portée cosmique, qu’elles n’ont que pour nous.
Il en va du droit des femmes comme de la démocratie, de la laïcité, et de la plupart de nos « valeurs fondamentales ». Elles nous vont bien, parfait. Ne réinventons-nous pas une sorte de post-colonialisme en voulant les enjoindre à des peuples pour lesquels elles ne sont pas obligatoirement l’aboutissement inévitable de leurs civilisations ?
§
Ceux qui pensent que les forfaits conduisent à une notoriété plus durable que les belles actions n’ont pas toujours tort : Erostrate est universellement connu. C’est lui qui incendia le temple d’Artémise à Ephèse (1), alors que le nom des bâtisseurs est tombé dans le plus profond oubli (2).
(1) érigé vers 560 AC, ses dimensions colossales (137 m. de long et 71 m. de large) expliquent sa mention dans 16 des 24 listes des « sept merveilles du monde » qui nous sont parvenues.
(2) Théodore de Samos, Ctésiphon et Metagenes. Le seul fait qu’ils aient dû s’y mettre à trois explique, peut-être, en partie, la faible notoriété de chacun.
§
Les hommes politiques n’ont de convictions qu’aussi longtemps qu’ils sont dans l’opposition.
Les hommes politiques n’existent pas pour agir, ils agissent pour exister.
§
Non, tous les musulmans ne sont pas des adeptes d’Al Qu’Aïda, ni des islamistes fanatiques. Mais je doute qu’ils seraient bien fâchés si ceux-ci gagnaient le bras de fer engagé avec le monde occidental, et qu’ils se lèveraient en masse pour défendre … la Liberté !
§
Elle : Mon chéri, votre blazer est vieux et brillant !
Lui : C’est parfait ! Il est comme moi.
§
Extrait du discours de Mohamed ben Abdullah
Président de la République Islamique du Francistan
en l’an 1461 de l’Hégire
(2083 ancienne mode)
…en effet, Compagnons du Prophète, je vous le dis, nous avons le devoir de protéger la minorité chrétienne. Ces Dhimmi payent pour cela la taxe spéciale du Jizyah, et peuvent, en contrepartie pratiquer leur religion (ou leur irréligion), mais en évitant de scandaliser les Croyants. Ils ne doivent bien sûr, ni fumer dans la rue, ni consommer de l’alcool hors de leurs domiciles, et leurs femmes doivent être convenablement voilées.
Nous ne tolérerons pas que, dans les cimetières qui leur sont réservés, leurs tombes soient profanées, ce qui est d’autant plus contraire aux intérêts de la vraie Religion que ces actes freinent les conversions qui continuent de s’effectuer à un rythme qui ne peut que nous réjouir, et qui peut nous laisser espérer que dans une génération les minorités chrétiennes ne seront plus qu’un souvenir historique. Ou tout au moins que les derniers nazaréens pourront être installés dans des enclaves peu nombreuses et… peu peuplées.
Ceux qui trouveraient la charge un peu trop appuyée liront avec intérêt le texte en annexe.
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C’est le monde à l’envers
Madame Lagarde, ministre de l’économie, doit nous venir du pays où ce sont les aveugles qui montrent le chemin.
Ne vient-elle pas de donner à l’Allemagne des conseils sur la conduite de l’économie ? Elle trouve que l’Allemagne exporte « trop ». Il est vrai que les perpétuels excédents commerciaux allemands ont de quoi donner de l’urticaire à la ministre d’un pays tout aussi régulièrement abonné aux déficits de la balance commerciale.
Elle trouve que l’Allemagne maîtrise trop bien ses coûts salariaux (hausse de 5% de 1996 à 2009, alors que ceux de la France, sur la même période augmentent de 35%), et elle l’invite à se livrer aux charmes du laxisme à la française.
En effet, si l’Allemagne est compétitive, et remporte des marchés, c’est autant que la France ne pourra espérer réaliser. C’est comme si, dans une course, le sixième ou le septième protestait parce que le premier court trop vite. On croit rêver.
Car malgré sa « maîtrise des couts », censée pressuriser le monde du travail, les salaires, le pouvoir d’achat et le niveau de vie allemands sont supérieurs à ceux des Français.
Alors, Madame Lagarde, au lieu de vous rendre ridicule par de telles déclarations, consacrez plutôt votre énergie à essayer de comprendre ce qui fait que l’un réussit là où l’autre échoue, tirez-en les conséquences et … agissez.
Ce que vous nous proposez ressemble à ce qui adviendrait dans un asile d’aliénés où l’on confierait la direction de l’établissement aux … pensionnaires !
§
Annexe
Voici ce que vient de déclarer Mohamed Sabaoui, jeune sociologue de l'université catholique de Lille, d'origine algérienne, naturalisé français.
«Notre invasion pacifique au niveau européen n'est pas encore parvenue à son terme.
Nous entendons agir dans tous les pays simultanément. Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part de ne pas en profiter. Nous serons votre Cheval deTroie. Les Droits de l'homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages. Ainsi, par exemple, si vous deviez vous adresser à moi en Algérie, ou en Arabie Saoudite, comme je vous parle maintenant, vous seriez, dans le meilleur des cas, arrêtés sur-le-champ. Vous autres Français n'êtes pas en mesure d'imposer le respect à nos jeunes. Pourquoi respecteraient-ils un pays qui capitule devant eux ? On ne respecte que ce qu'on craint.
Lorsque nous aurons le pouvoir, vous ne verrez plus un seul de nos jeunes mettre le feu à une voiture ou braquer un magasin... Les Arabes savent que la punition inexorable que mérite, chez nous le voleur, c'est l'amputation d'une main ».
Et, toujours du même Mohamed Sabaoui lors d'une interview récente :
« Les lois de votre République ne sont pas conformes à celles du Coran et ne doivent pas être imposées aux musulmans, qui ne peuvent être gouvernés que par la Charia. Nous allons donc œuvrer pour prendre ce pouvoir qui nous est dû. Nous allons commencer par Roubaix, qui est actuellement une ville musulmane à plus de 60 %. Lors des futures élections municipales, nous mobiliserons nos effectifs, et le prochain maire sera musulman. Après négociation avec l'État et la Région, nous déclarerons Roubaix enclave musulmane indépendante comme le KOSOVO et nous imposerons la Charia (loi de Dieu) à l'ensemble des habitants.
La minorité chrétienne aura le statut de Dhimmis. Ce sera une catégorie à part qui pourra racheter ses libertés et droits par un impôt spécial. En outre, nous ferons ce qu'il faut pour les amener par la persuasion dans notre giron. Des dizaines de milliers de Français ont déjà embrassé l'Islam de plein gré comme Frank RIBERY, GARAUDY et d'autres, pourquoi pas les chrétiens de Roubaix ?
Et puis avec l'entrée prochaine de la TURQUIE en Europe, c'est plus 80 millions de Musulmans qui circuleront librement et se chargeront d'islamiser toute l'Europe. Actuellement à l'université de Lille, nous mettons sur pied des brigades de la foi, chargées de 'convertir' les Roubaisiens récalcitrants, chrétiens ou juifs, pour les faire rentrer dans notre religion, car c’est Dieu qui le veut ! Si nous sommes les plus forts, c’est que Dieu l’a voulu. Nous n’avons pas les contraintes de l’obligation chrétienne de porter assistance, à l’orphelin, aux faibles et handicapés. Voir votre Sœur EMMANUELLE. Nous pouvons et devons, au contraire, les écraser s’ils constituent un obstacle, surtout si ce sont des infidèles ».
§
21 février 2010
Brevia 58, février 2010
BREVIA 2010
(Numéro 58, Février)
Le 21 janvier 2010, à l’occasion de la dernière grève des fonctionnaires (encore une !) M. Hamon (porte-parole du parti socialiste) a déclaré : « L’Etat est le plus grand licencieur ». Il s’agit évidemment d’un à-peu-près dont sont friands nos hommes « politiques », et qui n’ont pour but que de désinformer ceux qui les entendent. En effet, ce n’est pas parce que l’Etat envisage de ne pas remplacer certains fonctionnaires qu’il « licencie ». Il ne crée pas de postes, et c’est bien différent. Il devrait d’ailleurs y aller beaucoup plus fort : nous avons bien plus de fonctionnaires que, par exemple nos voisins allemands, et ne sommes pas pour autant mieux « administrés ».
France Italie Allemagne Suède Suisse Royaume-Uni
Population totale 65,0 60,0 82,0 9,1 7,6 61,0
Population au travail 25,5 23,2 38,1 4,5 4,4 28,4
Nombre de fonctionnaires 5,2 3,4 4,9 1,1 0,5 2,8
Fonctionnaires/Population au travail 20,4 % 14,6 % 12,9 % 24,8 % 11,2 % 9,7 %
- Sous Statut 81 % 15 % 38 % 0 % 0 % 10 %
- Sous Contrat 19 % 85 % 62 % 100 % 100 % 90 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05 + 1,1 - 4,8 + 0,0 - 6,5 - + 8,3
§
Lors de son intervention télévisée du 25 janvier 2010, M. Sarkozy s’est engagé à titulariser les contractuels de la Fonction Publique, rendant ainsi ceux-ci inamovibles ad vitam aeternam.
C’est juste l’inverse qu’il eut fallu envisager. Car non seulement nous avons beaucoup trop de fonctionnaires, mais encore leur « statut » empêche de s’en défaire quand on n’en a plus besoin, et les fige dans un embrouillamini complexe et ingérable.
Le tableau ci-dessus montre qu’au regard du quotient « fonctionnaires sous statut » et « fonctionnaires sous contrat », nous sommes les plus mauvais élèves de la sélection. Le fait que nous soyons abonnés aux dernières places devrait – peut-être – un jour, nous « interpeller quelque part ».
En effet, si l’on peut – à la grande rigueur – comprendre que certains fonctionnaires relevant de la fonction régalienne soient sous statut, (mais à propos, comment font la Suède et la Suisse qui n’en ont AUCUN ?), on n’en voit point la nécessité pour un employé de la Sécurité Sociale ou un postier.
§
Ma compassion s’adresse d’abord aux choses, puis aux animaux, et enfin aux hommes. Dans l’ordre croissant de leur capacité d’autodéfense.
Le monde avait cru, qu’en portant Barak Hussein Obama au pouvoir suprême, les Américains avaient élu …Dieu. Cependant, tout porte à croire qu’il ne marche – pas encore – sur l’eau.
Toutes les six secondes, un enfant meurt de faim. Toutes les quatre secondes, des parents engendrent un enfant qu’ils savent qu’ils ne pourront pas nourrir.
§
2010 devrait être l’année d’un énième replâtrage du système français des retraites. En dehors des pistes évidentes qui s’offrent aux réformateurs : allongement de la durée des cotisations, augmentation des cotisations, diminution des pensions, vient de s’ouvrir une nouvelle boîte de Pandora : la pénibilité des tâches. Sur un plan de pur intellect, pourquoi pas ? mais quelle foire d’empoigne, que d’occasions de marchandages troubles, dès qu’il s’agira de dresser la liste des « professions pénibles » !
Qui sera prêt à déclarer que sa profession n’est pas pénible ? Le guichetier des postes, le professeur d’’un lycée professionnel en ZUP, l’infirmière, le conducteur de TGV ou d’autobus, le garagiste, le VRP soumis à l’angoisse des objectifs et découché six jours par semaine, la secrétaire (pardon, l’assistante) d’un patron acariâtre, le rond-de-cuir moralement anéanti par la vacuité de ses travaux ?
Quelle pénibilité ? La pénibilité purement physique des poids déplacés et des intempéries ou canicules supportées ? Celle aussi de la pression psychologique induite soit par le contact avec un public souvent grossier, parfois agressif, soit par les exigences propres à la fonction.
Et comment seront traités ceux dont les carrières auront été mixtes : pénibles et non-pénibles ? Encore un « machin » d’une complexité kafkaïenne, et dont la gestion n’a aucune chance de nous aider à diminuer drastiquement le nombre de nos déjà top nombreux fonctionnaires.
§ §
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(Numéro 58, Février)
Le 21 janvier 2010, à l’occasion de la dernière grève des fonctionnaires (encore une !) M. Hamon (porte-parole du parti socialiste) a déclaré : « L’Etat est le plus grand licencieur ». Il s’agit évidemment d’un à-peu-près dont sont friands nos hommes « politiques », et qui n’ont pour but que de désinformer ceux qui les entendent. En effet, ce n’est pas parce que l’Etat envisage de ne pas remplacer certains fonctionnaires qu’il « licencie ». Il ne crée pas de postes, et c’est bien différent. Il devrait d’ailleurs y aller beaucoup plus fort : nous avons bien plus de fonctionnaires que, par exemple nos voisins allemands, et ne sommes pas pour autant mieux « administrés ».
France Italie Allemagne Suède Suisse Royaume-Uni
Population totale 65,0 60,0 82,0 9,1 7,6 61,0
Population au travail 25,5 23,2 38,1 4,5 4,4 28,4
Nombre de fonctionnaires 5,2 3,4 4,9 1,1 0,5 2,8
Fonctionnaires/Population au travail 20,4 % 14,6 % 12,9 % 24,8 % 11,2 % 9,7 %
- Sous Statut 81 % 15 % 38 % 0 % 0 % 10 %
- Sous Contrat 19 % 85 % 62 % 100 % 100 % 90 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05 + 1,1 - 4,8 + 0,0 - 6,5 - + 8,3
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Lors de son intervention télévisée du 25 janvier 2010, M. Sarkozy s’est engagé à titulariser les contractuels de la Fonction Publique, rendant ainsi ceux-ci inamovibles ad vitam aeternam.
C’est juste l’inverse qu’il eut fallu envisager. Car non seulement nous avons beaucoup trop de fonctionnaires, mais encore leur « statut » empêche de s’en défaire quand on n’en a plus besoin, et les fige dans un embrouillamini complexe et ingérable.
Le tableau ci-dessus montre qu’au regard du quotient « fonctionnaires sous statut » et « fonctionnaires sous contrat », nous sommes les plus mauvais élèves de la sélection. Le fait que nous soyons abonnés aux dernières places devrait – peut-être – un jour, nous « interpeller quelque part ».
En effet, si l’on peut – à la grande rigueur – comprendre que certains fonctionnaires relevant de la fonction régalienne soient sous statut, (mais à propos, comment font la Suède et la Suisse qui n’en ont AUCUN ?), on n’en voit point la nécessité pour un employé de la Sécurité Sociale ou un postier.
§
Ma compassion s’adresse d’abord aux choses, puis aux animaux, et enfin aux hommes. Dans l’ordre croissant de leur capacité d’autodéfense.
Le monde avait cru, qu’en portant Barak Hussein Obama au pouvoir suprême, les Américains avaient élu …Dieu. Cependant, tout porte à croire qu’il ne marche – pas encore – sur l’eau.
Toutes les six secondes, un enfant meurt de faim. Toutes les quatre secondes, des parents engendrent un enfant qu’ils savent qu’ils ne pourront pas nourrir.
§
2010 devrait être l’année d’un énième replâtrage du système français des retraites. En dehors des pistes évidentes qui s’offrent aux réformateurs : allongement de la durée des cotisations, augmentation des cotisations, diminution des pensions, vient de s’ouvrir une nouvelle boîte de Pandora : la pénibilité des tâches. Sur un plan de pur intellect, pourquoi pas ? mais quelle foire d’empoigne, que d’occasions de marchandages troubles, dès qu’il s’agira de dresser la liste des « professions pénibles » !
Qui sera prêt à déclarer que sa profession n’est pas pénible ? Le guichetier des postes, le professeur d’’un lycée professionnel en ZUP, l’infirmière, le conducteur de TGV ou d’autobus, le garagiste, le VRP soumis à l’angoisse des objectifs et découché six jours par semaine, la secrétaire (pardon, l’assistante) d’un patron acariâtre, le rond-de-cuir moralement anéanti par la vacuité de ses travaux ?
Quelle pénibilité ? La pénibilité purement physique des poids déplacés et des intempéries ou canicules supportées ? Celle aussi de la pression psychologique induite soit par le contact avec un public souvent grossier, parfois agressif, soit par les exigences propres à la fonction.
Et comment seront traités ceux dont les carrières auront été mixtes : pénibles et non-pénibles ? Encore un « machin » d’une complexité kafkaïenne, et dont la gestion n’a aucune chance de nous aider à diminuer drastiquement le nombre de nos déjà top nombreux fonctionnaires.
§ §
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Brevia 57, janvier 2010
BREVIA 2010
(Numéro 57, Janvier)
Mea Culpa
Mea culpa, mea maxima culpa ! Le 23 novembre 2009, je diffusais parmi mes fidèles la critique (élogieuse) d’un livre que … je n’avais pas lu : « Berlin, quoi de neuf depuis la chute du mur ? ». Depuis cette date, j’ai lu l’ouvrage, et je me repends amèrement de l’avoir conseillé. Mes excuses les plus ferventes vont à M-N.L. (elle se reconnaitra) qui, faisant un crédit abusif à ce qu’elle pense être mon discernement, en fit l’achat.
Ce livre, qui eut peut-être été acceptable affublé d’un autre titre, par exemple : « Berlin underground, quoi de neuf ? », est singulièrement mensonger sous sa bannière actuelle. On ne nous y présente que de soi-disant artistes, autoproclamés, déjantés, consommateurs de drogues, squatteurs ou demi-SDF, gribouilleurs de murailles, tenanciers de bars interlopes. C’est certainement UN Berlin, mais non, ce n’est pas Berlin.
Certes, la ville a de nombreuses facettes : folle et sage, effervescente et paisible, nocturne et laborieuse, aisée et misérable. Mais le livre de Claire Laborey voudrait nous faire accroire que Berlin n’est peuplée QUE d’ « artistes » qui se croyant au bord d’un monde nouveau – et absurde – ne sont en fait qu’au bord de l’abime de leur insignifiante arrogance. Il existe des Berlinois « normaux », je le sais, j’en ai rencontrés, d’ailleurs en grand nombre. Le renouveau architectural, pourtant spectaculaire, est passé sous silence – ou bien est ridiculisé. La lente ré-union des deux villes n’est évoquée que pour chanter les louanges de celle qui, Dieu merci, disparaît peu à peu. La réhabilitation de quartiers entiers n’est mentionnée que pour souligner les charmes perdus des « Plattenbauten » de la DDR, des terrains vagues et des friches industrielles ; rien n’est dit sur la sauvegarde du patrimoine, de la remise en état des châteaux, des parcs et des musées.
Bref, une lecture à déconseiller, tout à fait.
§
Et si c’était vrai !?
C’est en découvrant une carte maritime ancienne, sur laquelle figuraient des iles et des côtes « qui n’avaient pas encore été découvertes », que Gavin Menzies commença à se poser des questions.
Il en vint à soupçonner que des explorateurs avaient fréquenté ces parages AVANT nos grands découvreurs, et que quand ces derniers partirent vers l’inconnu, ils savaient où ils allaient. Mais qui avait alors les moyens technologiques et humains de monter de telles expéditions ? Une seule réponse : la Chine.
C’est parce que au lendemain du grand voyage de la flotte de l’Amiral Zeng He (entamé en 1421), pour des raisons internes, la Chine décida de se fermer au monde extérieur, et que toutes les traces de ces voyages furent détruites.
Cependant, les cartes chinoises illustrant ces découvertes avaient fait leur long et tortueux chemin vers l’Europe en général, et le Portugal en particulier, via Venise. Grâce à ses connaissances maritimes (vents, courants) G. Menzies, ancien officier de la Royal Navy, a pu imaginer quel avait été le parcours des flottes, qui après avoir voyagé de conserve jusqu’aux Indes, s’étaient séparées, chacune explorant une partie différente du globe.
Pui il se mit à chercher des preuves du passage des Chinois sur les différents points des itinéraires qu’il avait imaginés. Et … il en trouva. De nombreux : épaves de jonques, colonnes commémoratives, articles de pacotille, etc… Certaines des authentifications sont encore en cours.
Finalement, où sont allés les Chinois, pratiquement un siècle avant nous, les Européens ? Eh bien, partout ! Ils ont circumnavigué l’Afrique, cartographié la côte Est de l’Amérique de Nord, ils ont fait le tour du Groenland et longé les côtes Nord de l’Asie (on a pu démontrer que justement dans ces années, un réchauffement avait libéré ces voies maritimes qui furent depuis rebloquées par les glaces), ils ont suivi les côtes de l’Amérique du Sud, de l’Australie, et longé la côte Ouest de l’Amérique du Nord.
Aux amateurs d’émotions fortes et aux briseurs de mythes, je recommande donc la lecture de ce passionnant ouvrage :
1421, l’année où la Chine a découvert le monde
par G. Menzies
23,71 € chez Amazon
Vous pouvez, à titre d’avant goût, visiter le site :
www.1421.tv/
Et si ce n’était PAS vrai ?!
Dans la grande psychose du débat sur le réchauffement climatique, on n’entend plus qu’une seule voix. Celle du GIEC et de ses adeptes. Pourtant nombreux sont les scientifiques dignes de respect qui émettent des doutes sur les méthodes de travail et les conclusions de ce groupe. Mais on ne les entend … jamais. Ni sur les ondes radiophoniques, ni aux étranges lucarnes, ni dans la presse grand public. Une omerta à caractère ayatollesque leur ferme la bouche.
Certes, la question est horriblement complexe, et je n’aurai pas l’outrecuidance de vouloir faire semblant d’y comprendre quoi que ce soit. Mais quand je vois que le monde a déjà connu des élévations de températures comparables à celles que nous vivons aujourd’hui, quand je lis que le fameux CO2 n’a peut-être qu’une influence minime sur le réchauffement, que d’autres facteurs n’ont pas été pris en compte, alors, je me dis qu’il est bien regrettable qu’un débat plus ouvert n’ait pas eu lieu. Quand je vois que nous nous apprêtons à bouleverser l’économie mondiale sans être définitivement persuadés que nous tirons sur les bonnes manettes, une fois de plus je maudis l’omniprésent « principe de précaution », et je regrette que l’ « écologiquement correct » soit maintenant aussi répandu que le « politiquement correct ».
§
T’as un bel œil, tu sais ?
Je crains d’en avoir choqué plus d’un (ou plus d’une ?) en ne tombant pas en pamoison devant le buste de Néfertiti qui trône maintenant sous la coupole nord du Neues Museum à Berlin.
Mais je voudrais rappeler que les critères de la beauté féminine sont éminemment … variables. Ils changent avec les époques, les pays et – quoi de plus volatile – les modes.
Ils changent aussi d’un individu à l’autre. C’est ce qui permet aux blondes et aux brunes, aux grandes et aux petites, aux maigres et aux enveloppées d’être sures – un jour ou l’autre – de trouver un admirateur qui leur jurera qu’elles sont – pour lui – l’expression la plus achevée de la perfection.
C’est en vertu de ces évidences que j’ai osé écrire que Mme Néfertiti n’obtenait pas mes suffrages. Pour moi, et peut-être pour moi seul, ce visage émacié, anguleux, dépourvu du moindre charme, n’a aucun des attributs qui éveillent mon admiration.
Je partage entièrement l’opinion du poète qui chantait :
Fi des femelles
Décharnées,
Vivent les belles
Un tantinet
Rondelettes !
En un mot comme en cent, mon penchant est plus pour Marylin que pour Marlène. Mais ce goût tout personnel n’engage, bien sûr, que moi, et comme le disait un autre :
Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres !
§
On connaît la piètre performance des Universités françaises. Mais ce qui insupporte les crypto-socialistes du Gouvernement, c’est l’éclatante réussite des « Grandes Ecoles ». Cette excellence est atteinte, notamment, grâce à la procédure du Concours d’entrée : une réforme que l’on évoque depuis des décennies, que l’on n’a pas eu le courage même d’envisager, et qui serait une des voies pour relever le niveau de nos Universités. Devant cette choquante inégalité entre Grandes Ecoles et Universités, et pour tenter de la supprimer, deux solutions : faire les réformes qui permettraient de sauver les Universités, ou bien rabaisser les Grandes Ecoles au niveau de l’Université. Dans le siècle où nous vivons, s’étonnera-t-on qu’il y ait un large consensus pout la seconde formule ?
§
N’est-il pas, somme toute, logique que les « people » n’intéressent que … le peuple ?
§ §
§
(Numéro 57, Janvier)
Mea Culpa
Mea culpa, mea maxima culpa ! Le 23 novembre 2009, je diffusais parmi mes fidèles la critique (élogieuse) d’un livre que … je n’avais pas lu : « Berlin, quoi de neuf depuis la chute du mur ? ». Depuis cette date, j’ai lu l’ouvrage, et je me repends amèrement de l’avoir conseillé. Mes excuses les plus ferventes vont à M-N.L. (elle se reconnaitra) qui, faisant un crédit abusif à ce qu’elle pense être mon discernement, en fit l’achat.
Ce livre, qui eut peut-être été acceptable affublé d’un autre titre, par exemple : « Berlin underground, quoi de neuf ? », est singulièrement mensonger sous sa bannière actuelle. On ne nous y présente que de soi-disant artistes, autoproclamés, déjantés, consommateurs de drogues, squatteurs ou demi-SDF, gribouilleurs de murailles, tenanciers de bars interlopes. C’est certainement UN Berlin, mais non, ce n’est pas Berlin.
Certes, la ville a de nombreuses facettes : folle et sage, effervescente et paisible, nocturne et laborieuse, aisée et misérable. Mais le livre de Claire Laborey voudrait nous faire accroire que Berlin n’est peuplée QUE d’ « artistes » qui se croyant au bord d’un monde nouveau – et absurde – ne sont en fait qu’au bord de l’abime de leur insignifiante arrogance. Il existe des Berlinois « normaux », je le sais, j’en ai rencontrés, d’ailleurs en grand nombre. Le renouveau architectural, pourtant spectaculaire, est passé sous silence – ou bien est ridiculisé. La lente ré-union des deux villes n’est évoquée que pour chanter les louanges de celle qui, Dieu merci, disparaît peu à peu. La réhabilitation de quartiers entiers n’est mentionnée que pour souligner les charmes perdus des « Plattenbauten » de la DDR, des terrains vagues et des friches industrielles ; rien n’est dit sur la sauvegarde du patrimoine, de la remise en état des châteaux, des parcs et des musées.
Bref, une lecture à déconseiller, tout à fait.
§
Et si c’était vrai !?
C’est en découvrant une carte maritime ancienne, sur laquelle figuraient des iles et des côtes « qui n’avaient pas encore été découvertes », que Gavin Menzies commença à se poser des questions.
Il en vint à soupçonner que des explorateurs avaient fréquenté ces parages AVANT nos grands découvreurs, et que quand ces derniers partirent vers l’inconnu, ils savaient où ils allaient. Mais qui avait alors les moyens technologiques et humains de monter de telles expéditions ? Une seule réponse : la Chine.
C’est parce que au lendemain du grand voyage de la flotte de l’Amiral Zeng He (entamé en 1421), pour des raisons internes, la Chine décida de se fermer au monde extérieur, et que toutes les traces de ces voyages furent détruites.
Cependant, les cartes chinoises illustrant ces découvertes avaient fait leur long et tortueux chemin vers l’Europe en général, et le Portugal en particulier, via Venise. Grâce à ses connaissances maritimes (vents, courants) G. Menzies, ancien officier de la Royal Navy, a pu imaginer quel avait été le parcours des flottes, qui après avoir voyagé de conserve jusqu’aux Indes, s’étaient séparées, chacune explorant une partie différente du globe.
Pui il se mit à chercher des preuves du passage des Chinois sur les différents points des itinéraires qu’il avait imaginés. Et … il en trouva. De nombreux : épaves de jonques, colonnes commémoratives, articles de pacotille, etc… Certaines des authentifications sont encore en cours.
Finalement, où sont allés les Chinois, pratiquement un siècle avant nous, les Européens ? Eh bien, partout ! Ils ont circumnavigué l’Afrique, cartographié la côte Est de l’Amérique de Nord, ils ont fait le tour du Groenland et longé les côtes Nord de l’Asie (on a pu démontrer que justement dans ces années, un réchauffement avait libéré ces voies maritimes qui furent depuis rebloquées par les glaces), ils ont suivi les côtes de l’Amérique du Sud, de l’Australie, et longé la côte Ouest de l’Amérique du Nord.
Aux amateurs d’émotions fortes et aux briseurs de mythes, je recommande donc la lecture de ce passionnant ouvrage :
1421, l’année où la Chine a découvert le monde
par G. Menzies
23,71 € chez Amazon
Vous pouvez, à titre d’avant goût, visiter le site :
www.1421.tv/
Et si ce n’était PAS vrai ?!
Dans la grande psychose du débat sur le réchauffement climatique, on n’entend plus qu’une seule voix. Celle du GIEC et de ses adeptes. Pourtant nombreux sont les scientifiques dignes de respect qui émettent des doutes sur les méthodes de travail et les conclusions de ce groupe. Mais on ne les entend … jamais. Ni sur les ondes radiophoniques, ni aux étranges lucarnes, ni dans la presse grand public. Une omerta à caractère ayatollesque leur ferme la bouche.
Certes, la question est horriblement complexe, et je n’aurai pas l’outrecuidance de vouloir faire semblant d’y comprendre quoi que ce soit. Mais quand je vois que le monde a déjà connu des élévations de températures comparables à celles que nous vivons aujourd’hui, quand je lis que le fameux CO2 n’a peut-être qu’une influence minime sur le réchauffement, que d’autres facteurs n’ont pas été pris en compte, alors, je me dis qu’il est bien regrettable qu’un débat plus ouvert n’ait pas eu lieu. Quand je vois que nous nous apprêtons à bouleverser l’économie mondiale sans être définitivement persuadés que nous tirons sur les bonnes manettes, une fois de plus je maudis l’omniprésent « principe de précaution », et je regrette que l’ « écologiquement correct » soit maintenant aussi répandu que le « politiquement correct ».
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T’as un bel œil, tu sais ?
Je crains d’en avoir choqué plus d’un (ou plus d’une ?) en ne tombant pas en pamoison devant le buste de Néfertiti qui trône maintenant sous la coupole nord du Neues Museum à Berlin.
Mais je voudrais rappeler que les critères de la beauté féminine sont éminemment … variables. Ils changent avec les époques, les pays et – quoi de plus volatile – les modes.
Ils changent aussi d’un individu à l’autre. C’est ce qui permet aux blondes et aux brunes, aux grandes et aux petites, aux maigres et aux enveloppées d’être sures – un jour ou l’autre – de trouver un admirateur qui leur jurera qu’elles sont – pour lui – l’expression la plus achevée de la perfection.
C’est en vertu de ces évidences que j’ai osé écrire que Mme Néfertiti n’obtenait pas mes suffrages. Pour moi, et peut-être pour moi seul, ce visage émacié, anguleux, dépourvu du moindre charme, n’a aucun des attributs qui éveillent mon admiration.
Je partage entièrement l’opinion du poète qui chantait :
Fi des femelles
Décharnées,
Vivent les belles
Un tantinet
Rondelettes !
En un mot comme en cent, mon penchant est plus pour Marylin que pour Marlène. Mais ce goût tout personnel n’engage, bien sûr, que moi, et comme le disait un autre :
Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres !
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On connaît la piètre performance des Universités françaises. Mais ce qui insupporte les crypto-socialistes du Gouvernement, c’est l’éclatante réussite des « Grandes Ecoles ». Cette excellence est atteinte, notamment, grâce à la procédure du Concours d’entrée : une réforme que l’on évoque depuis des décennies, que l’on n’a pas eu le courage même d’envisager, et qui serait une des voies pour relever le niveau de nos Universités. Devant cette choquante inégalité entre Grandes Ecoles et Universités, et pour tenter de la supprimer, deux solutions : faire les réformes qui permettraient de sauver les Universités, ou bien rabaisser les Grandes Ecoles au niveau de l’Université. Dans le siècle où nous vivons, s’étonnera-t-on qu’il y ait un large consensus pout la seconde formule ?
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N’est-il pas, somme toute, logique que les « people » n’intéressent que … le peuple ?
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