BREVIA 2010
(Numéro 58, Février)
Le 21 janvier 2010, à l’occasion de la dernière grève des fonctionnaires (encore une !) M. Hamon (porte-parole du parti socialiste) a déclaré : « L’Etat est le plus grand licencieur ». Il s’agit évidemment d’un à-peu-près dont sont friands nos hommes « politiques », et qui n’ont pour but que de désinformer ceux qui les entendent. En effet, ce n’est pas parce que l’Etat envisage de ne pas remplacer certains fonctionnaires qu’il « licencie ». Il ne crée pas de postes, et c’est bien différent. Il devrait d’ailleurs y aller beaucoup plus fort : nous avons bien plus de fonctionnaires que, par exemple nos voisins allemands, et ne sommes pas pour autant mieux « administrés ».
France Italie Allemagne Suède Suisse Royaume-Uni
Population totale 65,0 60,0 82,0 9,1 7,6 61,0
Population au travail 25,5 23,2 38,1 4,5 4,4 28,4
Nombre de fonctionnaires 5,2 3,4 4,9 1,1 0,5 2,8
Fonctionnaires/Population au travail 20,4 % 14,6 % 12,9 % 24,8 % 11,2 % 9,7 %
- Sous Statut 81 % 15 % 38 % 0 % 0 % 10 %
- Sous Contrat 19 % 85 % 62 % 100 % 100 % 90 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05 + 1,1 - 4,8 + 0,0 - 6,5 - + 8,3
§
Lors de son intervention télévisée du 25 janvier 2010, M. Sarkozy s’est engagé à titulariser les contractuels de la Fonction Publique, rendant ainsi ceux-ci inamovibles ad vitam aeternam.
C’est juste l’inverse qu’il eut fallu envisager. Car non seulement nous avons beaucoup trop de fonctionnaires, mais encore leur « statut » empêche de s’en défaire quand on n’en a plus besoin, et les fige dans un embrouillamini complexe et ingérable.
Le tableau ci-dessus montre qu’au regard du quotient « fonctionnaires sous statut » et « fonctionnaires sous contrat », nous sommes les plus mauvais élèves de la sélection. Le fait que nous soyons abonnés aux dernières places devrait – peut-être – un jour, nous « interpeller quelque part ».
En effet, si l’on peut – à la grande rigueur – comprendre que certains fonctionnaires relevant de la fonction régalienne soient sous statut, (mais à propos, comment font la Suède et la Suisse qui n’en ont AUCUN ?), on n’en voit point la nécessité pour un employé de la Sécurité Sociale ou un postier.
§
Ma compassion s’adresse d’abord aux choses, puis aux animaux, et enfin aux hommes. Dans l’ordre croissant de leur capacité d’autodéfense.
Le monde avait cru, qu’en portant Barak Hussein Obama au pouvoir suprême, les Américains avaient élu …Dieu. Cependant, tout porte à croire qu’il ne marche – pas encore – sur l’eau.
Toutes les six secondes, un enfant meurt de faim. Toutes les quatre secondes, des parents engendrent un enfant qu’ils savent qu’ils ne pourront pas nourrir.
§
2010 devrait être l’année d’un énième replâtrage du système français des retraites. En dehors des pistes évidentes qui s’offrent aux réformateurs : allongement de la durée des cotisations, augmentation des cotisations, diminution des pensions, vient de s’ouvrir une nouvelle boîte de Pandora : la pénibilité des tâches. Sur un plan de pur intellect, pourquoi pas ? mais quelle foire d’empoigne, que d’occasions de marchandages troubles, dès qu’il s’agira de dresser la liste des « professions pénibles » !
Qui sera prêt à déclarer que sa profession n’est pas pénible ? Le guichetier des postes, le professeur d’’un lycée professionnel en ZUP, l’infirmière, le conducteur de TGV ou d’autobus, le garagiste, le VRP soumis à l’angoisse des objectifs et découché six jours par semaine, la secrétaire (pardon, l’assistante) d’un patron acariâtre, le rond-de-cuir moralement anéanti par la vacuité de ses travaux ?
Quelle pénibilité ? La pénibilité purement physique des poids déplacés et des intempéries ou canicules supportées ? Celle aussi de la pression psychologique induite soit par le contact avec un public souvent grossier, parfois agressif, soit par les exigences propres à la fonction.
Et comment seront traités ceux dont les carrières auront été mixtes : pénibles et non-pénibles ? Encore un « machin » d’une complexité kafkaïenne, et dont la gestion n’a aucune chance de nous aider à diminuer drastiquement le nombre de nos déjà top nombreux fonctionnaires.
§ §
§
21 février 2010
Brevia 57, janvier 2010
BREVIA 2010
(Numéro 57, Janvier)
Mea Culpa
Mea culpa, mea maxima culpa ! Le 23 novembre 2009, je diffusais parmi mes fidèles la critique (élogieuse) d’un livre que … je n’avais pas lu : « Berlin, quoi de neuf depuis la chute du mur ? ». Depuis cette date, j’ai lu l’ouvrage, et je me repends amèrement de l’avoir conseillé. Mes excuses les plus ferventes vont à M-N.L. (elle se reconnaitra) qui, faisant un crédit abusif à ce qu’elle pense être mon discernement, en fit l’achat.
Ce livre, qui eut peut-être été acceptable affublé d’un autre titre, par exemple : « Berlin underground, quoi de neuf ? », est singulièrement mensonger sous sa bannière actuelle. On ne nous y présente que de soi-disant artistes, autoproclamés, déjantés, consommateurs de drogues, squatteurs ou demi-SDF, gribouilleurs de murailles, tenanciers de bars interlopes. C’est certainement UN Berlin, mais non, ce n’est pas Berlin.
Certes, la ville a de nombreuses facettes : folle et sage, effervescente et paisible, nocturne et laborieuse, aisée et misérable. Mais le livre de Claire Laborey voudrait nous faire accroire que Berlin n’est peuplée QUE d’ « artistes » qui se croyant au bord d’un monde nouveau – et absurde – ne sont en fait qu’au bord de l’abime de leur insignifiante arrogance. Il existe des Berlinois « normaux », je le sais, j’en ai rencontrés, d’ailleurs en grand nombre. Le renouveau architectural, pourtant spectaculaire, est passé sous silence – ou bien est ridiculisé. La lente ré-union des deux villes n’est évoquée que pour chanter les louanges de celle qui, Dieu merci, disparaît peu à peu. La réhabilitation de quartiers entiers n’est mentionnée que pour souligner les charmes perdus des « Plattenbauten » de la DDR, des terrains vagues et des friches industrielles ; rien n’est dit sur la sauvegarde du patrimoine, de la remise en état des châteaux, des parcs et des musées.
Bref, une lecture à déconseiller, tout à fait.
§
Et si c’était vrai !?
C’est en découvrant une carte maritime ancienne, sur laquelle figuraient des iles et des côtes « qui n’avaient pas encore été découvertes », que Gavin Menzies commença à se poser des questions.
Il en vint à soupçonner que des explorateurs avaient fréquenté ces parages AVANT nos grands découvreurs, et que quand ces derniers partirent vers l’inconnu, ils savaient où ils allaient. Mais qui avait alors les moyens technologiques et humains de monter de telles expéditions ? Une seule réponse : la Chine.
C’est parce que au lendemain du grand voyage de la flotte de l’Amiral Zeng He (entamé en 1421), pour des raisons internes, la Chine décida de se fermer au monde extérieur, et que toutes les traces de ces voyages furent détruites.
Cependant, les cartes chinoises illustrant ces découvertes avaient fait leur long et tortueux chemin vers l’Europe en général, et le Portugal en particulier, via Venise. Grâce à ses connaissances maritimes (vents, courants) G. Menzies, ancien officier de la Royal Navy, a pu imaginer quel avait été le parcours des flottes, qui après avoir voyagé de conserve jusqu’aux Indes, s’étaient séparées, chacune explorant une partie différente du globe.
Pui il se mit à chercher des preuves du passage des Chinois sur les différents points des itinéraires qu’il avait imaginés. Et … il en trouva. De nombreux : épaves de jonques, colonnes commémoratives, articles de pacotille, etc… Certaines des authentifications sont encore en cours.
Finalement, où sont allés les Chinois, pratiquement un siècle avant nous, les Européens ? Eh bien, partout ! Ils ont circumnavigué l’Afrique, cartographié la côte Est de l’Amérique de Nord, ils ont fait le tour du Groenland et longé les côtes Nord de l’Asie (on a pu démontrer que justement dans ces années, un réchauffement avait libéré ces voies maritimes qui furent depuis rebloquées par les glaces), ils ont suivi les côtes de l’Amérique du Sud, de l’Australie, et longé la côte Ouest de l’Amérique du Nord.
Aux amateurs d’émotions fortes et aux briseurs de mythes, je recommande donc la lecture de ce passionnant ouvrage :
1421, l’année où la Chine a découvert le monde
par G. Menzies
23,71 € chez Amazon
Vous pouvez, à titre d’avant goût, visiter le site :
www.1421.tv/
Et si ce n’était PAS vrai ?!
Dans la grande psychose du débat sur le réchauffement climatique, on n’entend plus qu’une seule voix. Celle du GIEC et de ses adeptes. Pourtant nombreux sont les scientifiques dignes de respect qui émettent des doutes sur les méthodes de travail et les conclusions de ce groupe. Mais on ne les entend … jamais. Ni sur les ondes radiophoniques, ni aux étranges lucarnes, ni dans la presse grand public. Une omerta à caractère ayatollesque leur ferme la bouche.
Certes, la question est horriblement complexe, et je n’aurai pas l’outrecuidance de vouloir faire semblant d’y comprendre quoi que ce soit. Mais quand je vois que le monde a déjà connu des élévations de températures comparables à celles que nous vivons aujourd’hui, quand je lis que le fameux CO2 n’a peut-être qu’une influence minime sur le réchauffement, que d’autres facteurs n’ont pas été pris en compte, alors, je me dis qu’il est bien regrettable qu’un débat plus ouvert n’ait pas eu lieu. Quand je vois que nous nous apprêtons à bouleverser l’économie mondiale sans être définitivement persuadés que nous tirons sur les bonnes manettes, une fois de plus je maudis l’omniprésent « principe de précaution », et je regrette que l’ « écologiquement correct » soit maintenant aussi répandu que le « politiquement correct ».
§
T’as un bel œil, tu sais ?
Je crains d’en avoir choqué plus d’un (ou plus d’une ?) en ne tombant pas en pamoison devant le buste de Néfertiti qui trône maintenant sous la coupole nord du Neues Museum à Berlin.
Mais je voudrais rappeler que les critères de la beauté féminine sont éminemment … variables. Ils changent avec les époques, les pays et – quoi de plus volatile – les modes.
Ils changent aussi d’un individu à l’autre. C’est ce qui permet aux blondes et aux brunes, aux grandes et aux petites, aux maigres et aux enveloppées d’être sures – un jour ou l’autre – de trouver un admirateur qui leur jurera qu’elles sont – pour lui – l’expression la plus achevée de la perfection.
C’est en vertu de ces évidences que j’ai osé écrire que Mme Néfertiti n’obtenait pas mes suffrages. Pour moi, et peut-être pour moi seul, ce visage émacié, anguleux, dépourvu du moindre charme, n’a aucun des attributs qui éveillent mon admiration.
Je partage entièrement l’opinion du poète qui chantait :
Fi des femelles
Décharnées,
Vivent les belles
Un tantinet
Rondelettes !
En un mot comme en cent, mon penchant est plus pour Marylin que pour Marlène. Mais ce goût tout personnel n’engage, bien sûr, que moi, et comme le disait un autre :
Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres !
§
On connaît la piètre performance des Universités françaises. Mais ce qui insupporte les crypto-socialistes du Gouvernement, c’est l’éclatante réussite des « Grandes Ecoles ». Cette excellence est atteinte, notamment, grâce à la procédure du Concours d’entrée : une réforme que l’on évoque depuis des décennies, que l’on n’a pas eu le courage même d’envisager, et qui serait une des voies pour relever le niveau de nos Universités. Devant cette choquante inégalité entre Grandes Ecoles et Universités, et pour tenter de la supprimer, deux solutions : faire les réformes qui permettraient de sauver les Universités, ou bien rabaisser les Grandes Ecoles au niveau de l’Université. Dans le siècle où nous vivons, s’étonnera-t-on qu’il y ait un large consensus pout la seconde formule ?
§
N’est-il pas, somme toute, logique que les « people » n’intéressent que … le peuple ?
§ §
§
(Numéro 57, Janvier)
Mea Culpa
Mea culpa, mea maxima culpa ! Le 23 novembre 2009, je diffusais parmi mes fidèles la critique (élogieuse) d’un livre que … je n’avais pas lu : « Berlin, quoi de neuf depuis la chute du mur ? ». Depuis cette date, j’ai lu l’ouvrage, et je me repends amèrement de l’avoir conseillé. Mes excuses les plus ferventes vont à M-N.L. (elle se reconnaitra) qui, faisant un crédit abusif à ce qu’elle pense être mon discernement, en fit l’achat.
Ce livre, qui eut peut-être été acceptable affublé d’un autre titre, par exemple : « Berlin underground, quoi de neuf ? », est singulièrement mensonger sous sa bannière actuelle. On ne nous y présente que de soi-disant artistes, autoproclamés, déjantés, consommateurs de drogues, squatteurs ou demi-SDF, gribouilleurs de murailles, tenanciers de bars interlopes. C’est certainement UN Berlin, mais non, ce n’est pas Berlin.
Certes, la ville a de nombreuses facettes : folle et sage, effervescente et paisible, nocturne et laborieuse, aisée et misérable. Mais le livre de Claire Laborey voudrait nous faire accroire que Berlin n’est peuplée QUE d’ « artistes » qui se croyant au bord d’un monde nouveau – et absurde – ne sont en fait qu’au bord de l’abime de leur insignifiante arrogance. Il existe des Berlinois « normaux », je le sais, j’en ai rencontrés, d’ailleurs en grand nombre. Le renouveau architectural, pourtant spectaculaire, est passé sous silence – ou bien est ridiculisé. La lente ré-union des deux villes n’est évoquée que pour chanter les louanges de celle qui, Dieu merci, disparaît peu à peu. La réhabilitation de quartiers entiers n’est mentionnée que pour souligner les charmes perdus des « Plattenbauten » de la DDR, des terrains vagues et des friches industrielles ; rien n’est dit sur la sauvegarde du patrimoine, de la remise en état des châteaux, des parcs et des musées.
Bref, une lecture à déconseiller, tout à fait.
§
Et si c’était vrai !?
C’est en découvrant une carte maritime ancienne, sur laquelle figuraient des iles et des côtes « qui n’avaient pas encore été découvertes », que Gavin Menzies commença à se poser des questions.
Il en vint à soupçonner que des explorateurs avaient fréquenté ces parages AVANT nos grands découvreurs, et que quand ces derniers partirent vers l’inconnu, ils savaient où ils allaient. Mais qui avait alors les moyens technologiques et humains de monter de telles expéditions ? Une seule réponse : la Chine.
C’est parce que au lendemain du grand voyage de la flotte de l’Amiral Zeng He (entamé en 1421), pour des raisons internes, la Chine décida de se fermer au monde extérieur, et que toutes les traces de ces voyages furent détruites.
Cependant, les cartes chinoises illustrant ces découvertes avaient fait leur long et tortueux chemin vers l’Europe en général, et le Portugal en particulier, via Venise. Grâce à ses connaissances maritimes (vents, courants) G. Menzies, ancien officier de la Royal Navy, a pu imaginer quel avait été le parcours des flottes, qui après avoir voyagé de conserve jusqu’aux Indes, s’étaient séparées, chacune explorant une partie différente du globe.
Pui il se mit à chercher des preuves du passage des Chinois sur les différents points des itinéraires qu’il avait imaginés. Et … il en trouva. De nombreux : épaves de jonques, colonnes commémoratives, articles de pacotille, etc… Certaines des authentifications sont encore en cours.
Finalement, où sont allés les Chinois, pratiquement un siècle avant nous, les Européens ? Eh bien, partout ! Ils ont circumnavigué l’Afrique, cartographié la côte Est de l’Amérique de Nord, ils ont fait le tour du Groenland et longé les côtes Nord de l’Asie (on a pu démontrer que justement dans ces années, un réchauffement avait libéré ces voies maritimes qui furent depuis rebloquées par les glaces), ils ont suivi les côtes de l’Amérique du Sud, de l’Australie, et longé la côte Ouest de l’Amérique du Nord.
Aux amateurs d’émotions fortes et aux briseurs de mythes, je recommande donc la lecture de ce passionnant ouvrage :
1421, l’année où la Chine a découvert le monde
par G. Menzies
23,71 € chez Amazon
Vous pouvez, à titre d’avant goût, visiter le site :
www.1421.tv/
Et si ce n’était PAS vrai ?!
Dans la grande psychose du débat sur le réchauffement climatique, on n’entend plus qu’une seule voix. Celle du GIEC et de ses adeptes. Pourtant nombreux sont les scientifiques dignes de respect qui émettent des doutes sur les méthodes de travail et les conclusions de ce groupe. Mais on ne les entend … jamais. Ni sur les ondes radiophoniques, ni aux étranges lucarnes, ni dans la presse grand public. Une omerta à caractère ayatollesque leur ferme la bouche.
Certes, la question est horriblement complexe, et je n’aurai pas l’outrecuidance de vouloir faire semblant d’y comprendre quoi que ce soit. Mais quand je vois que le monde a déjà connu des élévations de températures comparables à celles que nous vivons aujourd’hui, quand je lis que le fameux CO2 n’a peut-être qu’une influence minime sur le réchauffement, que d’autres facteurs n’ont pas été pris en compte, alors, je me dis qu’il est bien regrettable qu’un débat plus ouvert n’ait pas eu lieu. Quand je vois que nous nous apprêtons à bouleverser l’économie mondiale sans être définitivement persuadés que nous tirons sur les bonnes manettes, une fois de plus je maudis l’omniprésent « principe de précaution », et je regrette que l’ « écologiquement correct » soit maintenant aussi répandu que le « politiquement correct ».
§
T’as un bel œil, tu sais ?
Je crains d’en avoir choqué plus d’un (ou plus d’une ?) en ne tombant pas en pamoison devant le buste de Néfertiti qui trône maintenant sous la coupole nord du Neues Museum à Berlin.
Mais je voudrais rappeler que les critères de la beauté féminine sont éminemment … variables. Ils changent avec les époques, les pays et – quoi de plus volatile – les modes.
Ils changent aussi d’un individu à l’autre. C’est ce qui permet aux blondes et aux brunes, aux grandes et aux petites, aux maigres et aux enveloppées d’être sures – un jour ou l’autre – de trouver un admirateur qui leur jurera qu’elles sont – pour lui – l’expression la plus achevée de la perfection.
C’est en vertu de ces évidences que j’ai osé écrire que Mme Néfertiti n’obtenait pas mes suffrages. Pour moi, et peut-être pour moi seul, ce visage émacié, anguleux, dépourvu du moindre charme, n’a aucun des attributs qui éveillent mon admiration.
Je partage entièrement l’opinion du poète qui chantait :
Fi des femelles
Décharnées,
Vivent les belles
Un tantinet
Rondelettes !
En un mot comme en cent, mon penchant est plus pour Marylin que pour Marlène. Mais ce goût tout personnel n’engage, bien sûr, que moi, et comme le disait un autre :
Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres !
§
On connaît la piètre performance des Universités françaises. Mais ce qui insupporte les crypto-socialistes du Gouvernement, c’est l’éclatante réussite des « Grandes Ecoles ». Cette excellence est atteinte, notamment, grâce à la procédure du Concours d’entrée : une réforme que l’on évoque depuis des décennies, que l’on n’a pas eu le courage même d’envisager, et qui serait une des voies pour relever le niveau de nos Universités. Devant cette choquante inégalité entre Grandes Ecoles et Universités, et pour tenter de la supprimer, deux solutions : faire les réformes qui permettraient de sauver les Universités, ou bien rabaisser les Grandes Ecoles au niveau de l’Université. Dans le siècle où nous vivons, s’étonnera-t-on qu’il y ait un large consensus pout la seconde formule ?
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N’est-il pas, somme toute, logique que les « people » n’intéressent que … le peuple ?
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