BREVIA 2010
(Numéro 63, Juillet-Août)
Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau.
Charles De Gaulle
(Propos rapporté par Alain Peyrefitte)
Le règne de la Raison, qui mit tant de siècles à établir son empire, va-t-il demain en Europe, après-demain dans le monde, voir ses lumières s’éteindre ? Car c’est bien là le risque que nous fait courir l’islamisation rampante des pays occidentaux.
L’opposition des cultures occidentales et islamiques est, comme le dit très bien Simone Marchal, irréductible. « Selon l’islam, le prophète Mahomet a reçu directement la parole de Dieu. L’islam est la vraie religion. Le djihad est le combat qui doit étendre le règne d’Allah sur toute la terre. La relation à Dieu est celle de maître à serviteur (islam = soumission). Il n’y a pas d’égalité homme-femme, pas de fraternité avec les non-musulmans. Pour les chrétiens, la relation est celle de père à fils. Tous les hommes sont enfants de Dieu. Alors qu’en Occident religion et politique sont deux sphères séparées, dans l’islam elles ne font qu’un. Le coran est tout ensemble code religieux, civil et pénal ».
Les stratégies de l’impérialisme théocratique de l’islam ne sont plus celles du VIIIe siècle. Les musulmans ne comptent plus sur la force d’une invasion militaire (sauf peut-être vis-à-vis d’Israël) pour envahir et subjuguer leurs adversaires. Ils ont découvert et mis au point des formes plus subtiles, peut-être inspirées des philosophes de l’Extrême-Orient, et qui avaient été pratiquées, avec le succès que l’on sait par les barbares qui causèrent la chute de l’Empire romain. Ils s’installent à l’intérieur de nos frontières, et commencent par rendre des services : les musulmans ont fourni la main d’œuvre sous-qualifiée dont avait besoin l’économie dans les années 60 ; les Romains installèrent les barbares en-deçà du limes en comptant sur eux pour combattre leurs frères de race qui voulaient le franchir.
Calculs funestes et qui ont bien montré leur inanité : les barbares-gardiens-du- limes ont fini par se joindre aux envahisseurs, et les travailleurs-invités ont commencé à vouloir nous imposer leurs coutumes. Oh, certes, pas d’un seul coup, mais par petites touches, presque imperceptibles dans leurs débuts : des heures réservées aux femmes dans les piscines, des menus halal dans les écoles et autres cantines publiques, des controverses – parfois violentes – dans les hôpitaux, des accoutrements incompatibles avec les exigences de la sécurité publique, la pratique revendiquée de la polygamie, … Toujours avancer, pas à pas ; ronger de l’intérieur l’édifice, à la mode des termites.
Le miracle, toujours renouvelé, des sociétés décadentes est qu’elles ne perçoivent jamais ce qui petit à petit les ronge, les mine et finira par les faire choir. Non seulement elles ne le voient pas, mais dans leur aveuglement, elles encouragent, elles soutiennent et elles applaudissent aux menées de leurs destructeurs.
Va pour le constat. On pourrait l’illustrer par mille autres exemples. Quelles options restent ouvertes à l’occident s’il veut s’opposer au rêve musulman de domination universelle ?
Il y a les options « douces », qui selon le scénario « tendanciel », s’appuyant sur la thèse de Claude Lévi-Strauss, verrait apparaître une nouvelle civilisation originale, les communautés musulmanes se développant en s’intégrant selon les règles de la démocratie qui les autorise à garder leur identité : une intégration sans assimilation. Est-ce vraiment ce que nous souhaitons ? Les pulsions fondamentalistes d’un nombre croissant de musulmans sont-elles compatibles avec ce schéma ?
L’assimilation totale, « à la française », a démontré son irréalisme, comme en témoignent les quelques 500 à 700 ghettos solidement établis sur le territoire national : zones où ni le droit, ni l’ordre public ne savent plus s’imposer, chancres criminogènes qui se multiplient et prospèrent.
Reste la manière forte, qui devra bousculer quelques principes démocratiques (ou tout au moins la pratique affadie, bien-pensante, socialisante à laquelle nous nous sommes laissés aller) afin de sauver … la démocratie. L’Histoire, tant ancienne que contemporaine, nous apprend que les compromis mous, les petits pas sur place ou en arrière, ne conduisent en définitive qu’aux défaites. Avons-nous encore la volonté et l’énergie d’expulser de nos territoires tous ceux qui refusent de se conformer aux lois et règlements qui y sont –théoriquement – de rigueur ? Aurons-nous la fermeté nécessaire pour refuser à la Turquie l’entrée en Europe comme membre à part entière ?
S’il nous faut, comme le prédisent les futurologues, « importer » de 200 à 300 millions de travailleurs d’ici la fin du siècle, afin de compenser notre natalité défaillante, alors, choisissons ces impétrants, même s’il faut édicter des règles et processus contraires à notre pratique actuelle de la laïcité ( pour sauver… la laïcité !). Que plus un seul musulman ne rentre sur nos territoires, et puisons nos populations de remplacement dans les zones non-musulmanes de la vaste Asie.
Ou bien, ne faisons rien, et alors comme le disait le Général de Gaulle, bientôt il faudra rebaptiser Colombey-les-deux Eglises en Colombey-les- deux-Mosquées.
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