BREVIA 2011
(Numéro 78, Novembre)
7 milliards de voisins … et moi, et moi, et moi !?
Voici quelques jours, le sept-milliardième humain serait venu au monde. La poursuite de l’expansion démographique – même si certains spécialistes pronostiquent un palier vers 9 milliards – sera une des grandes questions du vingt-et-unième siècle. Si l’on y ajoute les problèmes climatiques et la fin des énergies fossiles, on voit qu’il y aura « du grain à moudre », comme disait l’inimitable André Bergeron.
La plus grande partie de ces nouveaux habitants de la planète voient le jour dans les pays pauvres, ou très pauvres, ou très très pauvres. Ils mourraient de faim et de maladies si les pays développés, au travers de leurs gouvernements ou des organisations humanitaires, ne leur venaient en aide. Or, quel est le résultat de ces aides ? Sauver des enfants qui à leur tour engendreront des multitudes de plus en plus démunies, misérables et affamées.
Dans une première version de ces Brevia, j’avais envisagé une solution pour sortir de l’impasse, très en opposition aux sensibilités qui dominent la pensée contemporaine. Monika, à laquelle je fais toujours lire ma prose avant de l’envoyer dans la nature, soucieuse – plus que moi-même – de ma renommée, m’a conseillé d’autocensurer le passage. Voilà qui est fait.
Un de mes amis – il se reconnaitra sans qu’il soit besoin de le nommer – a suggéré une solution moins radicale, et sans doute plus acceptable par les courants de pensée du monde actuel. Il constate que dans ces pays le niveau de vie ne peut pas s’élever, car même si la « production nationale de richesses » y augmente, ce supplément de ressources est aussitôt absorbé – et même au-delà – par une population de plus en plus nombreuse : le niveau de vie baisse. Il propose de conditionner les aides diverses au développement à l’adoption d’un strict contrôle des naissances, ramenant en quelques années le taux de reproduction à (maximum) deux enfants par femme, sous un efficace et rigoureux contrôle international, il va sans dire. Les pays qui n’accepteraient pas cette règle seraient abandonnés à leur triste destin tropical.
La difficulté principale du dispositif résiderait sans doute dans la pertinence du suivi, dans des pays où les registres d’Etat Civil sont soit inexistants, soit rédigés avec une totale négligence.
Pourtant, l’amélioration du niveau de vie des pays qui entreraient dans cette voie, indépendamment des fruits qu’ils en retireraient, est la seule barrière, tenable sur la durée, contre la visite inopinée dans nos pays de cocagne, de ces 7 milliards de voisins, rongés par la famine et la pauvreté.
Ô Soleil !
Pensez-vous que les véritables adorateurs du Soleil ont été les Incas ou les Persans ? Si telle est votre opinion, vous vous trompez. Ceux qui vouent au Soleil le culte le plus fervent, le plus sincère et le plus constant sont les Berlinois.
Quelle que soit la saison, et même si elle est fraîche – ou froide, très froide – dès que l’Astre divin jette un pâle rayon sur la Capitale, les voitures décapotables se décapotent, et les terrasses de cafés qui ont la chance – ou l’intelligence – de se trouver « on the sunny side of the street » se remplissent aussitôt des zélateurs du Grand Lumignon. Certes il faut quand même se bien couvrir, et les chauffages à infrarouge ne suffisant pas à fournir le confort nécessaire aux rites, des couvertures (1) (rouges, beiges ou bleues), qui attendaient les fidèles soigneusement pliées sur les fauteuils, complètent l’équipement des adeptes de la secte. Le visage en extase, tourné vers le Dieu, paupières closes, ils se livrent à l’adoration de l’Universel Bienfaiteur.
(1) Dans d’autres pays, ces couvertures auraient très tôt fait de disparaître. Mais ici, nul ne les subtilise, témoins –fragiles – qu’au pays de Goethe et de Schiller tout n’a pas encore complètement foutu le camp.
§
Une idée (géniale ?) pour renouveler le personnel politique : interdire à tous ceux qui ont voté des budgets en déficit d’exercer à l’avenir tout mandat politique. Un de mes amis – pas celui évoqué ci-dessus, mais un autre ; j’en ai plusieurs – suggérait de les jeter à la mer, avec aux pieds, un lest suffisant pour assurer la noyade. Tous comptes faits, je crois que ma proposition est encore plus cruelle, et donc plus méritée.
§
Récemment, le Premier Ministre turc déclarait à Berlin : « Les hommes politiques allemands devraient en faire beaucoup plus pour l’adhésion de la Turquie dans l’union européenne, car cela ferait massivement avancer l’intégration ».
Voulait-il parler de l’intégration de l’Europe dans la Turquie ?
§
En cherchant des aspects positifs au mandat de M. Sarkozy, j’en ai trouvé un, incontestable. Il n’a pas, comme ses prédécesseurs immédiats, dépensé l’argent public pour ériger un monument à sa gloire personnelle. Mitterrand avait commis la Pyramide (Pharaon Mitterrand ?) et la Très Grande Bibliothèque ; Chirac avait succombé à ses goûts ( ?) personnels en faisant édifier l’improbable Musée des Arts Primitifs.
§
Si la démographie est – au moins à moyen terme – une science exacte, dans quelques dizaines d’années, ce sont les « Allemands de souche » qui seront en Allemagne les « Gastarbeiter » (2)
(2) Travailleurs immigrés
§ §
Vous pouvez retrouver l’intégralité des Brevia en visitant mon Web Log à l’adresse suivante :
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30 novembre 2011
Brevia 78, novembre 2011
BREVIA 2011
(Numéro 78, Novembre)
7 milliards de voisins … et moi, et moi, et moi !?
Voici quelques jours, le sept-milliardième humain serait venu au monde. La poursuite de l’expansion démographique – même si certains spécialistes pronostiquent un palier vers 9 milliards – sera une des grandes questions du vingt-et-unième siècle. Si l’on y ajoute les problèmes climatiques et la fin des énergies fossiles, on voit qu’il y aura « du grain à moudre », comme disait l’inimitable André Bergeron.
La plus grande partie de ces nouveaux habitants de la planète voient le jour dans les pays pauvres, ou très pauvres, ou très très pauvres. Ils mourraient de faim et de maladies si les pays développés, au travers de leurs gouvernements ou des organisations humanitaires, ne leur venaient en aide. Or, quel est le résultat de ces aides ? Sauver des enfants qui à leur tour engendreront des multitudes de plus en plus démunies, misérables et affamées.
Avec le manque de sensiblerie – même de sensibilité – qui me caractérise, j’ai déjà proposé qu’on cesse toute aide alimentaire et médicale. Au prix d’une apparente cruauté, c’est en fait des générations qui seront épargnées, n’ayant jamais vu le jour. Ceux qui prendraient une telle mesure pourraient se vanter d’être les vrais bienfaiteurs de l’humanité.
Un de mes amis – il se reconnaitra sans qu’il soit besoin de le nommer – a suggéré une solution moins radicale, et sans doute plus acceptable par les courants de pensée du monde actuel. Il constate que dans ces pays le niveau de vie ne peut pas s’élever, car même si la « production nationale de richesses » y augmente, ce supplément de ressources est aussitôt absorbé – et même au-delà – par une population de plus en plus nombreuse : le niveau de vie baisse. Il propose de conditionner les aides diverses au développement à l’adoption d’un strict contrôle des naissances, ramenant en quelques années le taux de reproduction à (maximum) deux enfants par femme, sous un efficace et rigoureux contrôle international, il va sans dire. Les pays qui n’accepteraient pas cette règle seraient abandonnés à leur triste destin tropical.
La difficulté principale du dispositif résiderait sans doute dans la pertinence du suivi, dans des pays où les registres d’Etat Civil sont soit inexistants, soit rédigés avec une totale négligence.
Pourtant, l’amélioration du niveau de vie des pays qui entreraient dans cette voie, indépendamment des fruits qu’ils en retireraient, est la seule barrière, tenable sur la durée, contre la visite inopinée dans nos pays de cocagne, de ces 7 milliards de voisins, rongés par la famine et la pauvreté.
Ô Soleil !
Pensez-vous que les véritables adorateurs du Soleil ont été les Incas ou les Persans ? Si telle est votre opinion, vous vous trompez. Ceux qui vouent au Soleil le culte le plus fervent, le plus sincère et le plus constant sont les Berlinois.
Quelle que soit la saison, et même si elle est fraîche – ou froide, très froide – dès que l’Astre divin jette un pâle rayon sur la Capitale, les voitures décapotables se décapotent, et les terrasses de cafés qui ont la chance – ou l’intelligence – de se trouver « on the sunny side of the street » se remplissent aussitôt des zélateurs du Grand Lumignon. Certes il faut quand même se bien couvrir, et les chauffages à infrarouge ne suffisant pas à fournir le confort nécessaire aux rites, des couvertures (1) (rouges, beiges ou bleues), qui attendaient les fidèles soigneusement pliées sur les fauteuils, complètent l’équipement des adeptes de la secte. Le visage en extase, tourné vers le Dieu, paupières closes, ils se livrent à l’adoration de l’Universel Bienfaiteur.
(1) Dans d’autres pays, ces couvertures auraient très tôt fait de disparaître. Mais ici, nul ne les subtilise, témoins –fragiles – qu’au pays de Goethe et de Schiller tout n’a pas encore complètement foutu le camp.
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Une idée (géniale ?) pour renouveler le personnel politique : interdire à tous ceux qui ont voté des budgets en déficit d’exercer à l’avenir tout mandat politique. Un de mes amis – pas celui évoqué ci-dessus, mais un autre ; j’en ai plusieurs – suggérait de les jeter à la mer, avec aux pieds, un lest suffisant pour assurer la noyade. Tous comptes faits, je crois que ma proposition est encore plus cruelle, et donc plus méritée.
§
Récemment, le Premier Ministre turc déclarait à Berlin : « Les hommes politiques allemands devraient en faire beaucoup plus pour l’adhésion de la Turquie dans l’union européenne, car cela ferait massivement avancer l’intégration ».
Voulait-il parler de l’intégration de l’Europe dans la Turquie ?
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En cherchant des aspects positifs au mandat de M. Sarkozy, j’en ai trouvé un, incontestable. Il n’a pas, comme ses prédécesseurs immédiats, dépensé l’argent public pour ériger un monument à sa gloire personnelle. Mitterrand avait commis la Pyramide (Pharaon Mitterrand ?) et la Très Grande Bibliothèque ; Chirac avait succombé à ses goûts ( ?) personnels en faisant édifier l’improbable Musée des Arts Primitifs.
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Si la démographie est – au moins à moyen terme – une science exacte, dans quelques dizaines d’années, ce sont les « Allemands de souche » qui seront en Allemagne les « Gastarbeiter » (2)
(2) Travailleurs immigrés
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(Numéro 78, Novembre)
7 milliards de voisins … et moi, et moi, et moi !?
Voici quelques jours, le sept-milliardième humain serait venu au monde. La poursuite de l’expansion démographique – même si certains spécialistes pronostiquent un palier vers 9 milliards – sera une des grandes questions du vingt-et-unième siècle. Si l’on y ajoute les problèmes climatiques et la fin des énergies fossiles, on voit qu’il y aura « du grain à moudre », comme disait l’inimitable André Bergeron.
La plus grande partie de ces nouveaux habitants de la planète voient le jour dans les pays pauvres, ou très pauvres, ou très très pauvres. Ils mourraient de faim et de maladies si les pays développés, au travers de leurs gouvernements ou des organisations humanitaires, ne leur venaient en aide. Or, quel est le résultat de ces aides ? Sauver des enfants qui à leur tour engendreront des multitudes de plus en plus démunies, misérables et affamées.
Avec le manque de sensiblerie – même de sensibilité – qui me caractérise, j’ai déjà proposé qu’on cesse toute aide alimentaire et médicale. Au prix d’une apparente cruauté, c’est en fait des générations qui seront épargnées, n’ayant jamais vu le jour. Ceux qui prendraient une telle mesure pourraient se vanter d’être les vrais bienfaiteurs de l’humanité.
Un de mes amis – il se reconnaitra sans qu’il soit besoin de le nommer – a suggéré une solution moins radicale, et sans doute plus acceptable par les courants de pensée du monde actuel. Il constate que dans ces pays le niveau de vie ne peut pas s’élever, car même si la « production nationale de richesses » y augmente, ce supplément de ressources est aussitôt absorbé – et même au-delà – par une population de plus en plus nombreuse : le niveau de vie baisse. Il propose de conditionner les aides diverses au développement à l’adoption d’un strict contrôle des naissances, ramenant en quelques années le taux de reproduction à (maximum) deux enfants par femme, sous un efficace et rigoureux contrôle international, il va sans dire. Les pays qui n’accepteraient pas cette règle seraient abandonnés à leur triste destin tropical.
La difficulté principale du dispositif résiderait sans doute dans la pertinence du suivi, dans des pays où les registres d’Etat Civil sont soit inexistants, soit rédigés avec une totale négligence.
Pourtant, l’amélioration du niveau de vie des pays qui entreraient dans cette voie, indépendamment des fruits qu’ils en retireraient, est la seule barrière, tenable sur la durée, contre la visite inopinée dans nos pays de cocagne, de ces 7 milliards de voisins, rongés par la famine et la pauvreté.
Ô Soleil !
Pensez-vous que les véritables adorateurs du Soleil ont été les Incas ou les Persans ? Si telle est votre opinion, vous vous trompez. Ceux qui vouent au Soleil le culte le plus fervent, le plus sincère et le plus constant sont les Berlinois.
Quelle que soit la saison, et même si elle est fraîche – ou froide, très froide – dès que l’Astre divin jette un pâle rayon sur la Capitale, les voitures décapotables se décapotent, et les terrasses de cafés qui ont la chance – ou l’intelligence – de se trouver « on the sunny side of the street » se remplissent aussitôt des zélateurs du Grand Lumignon. Certes il faut quand même se bien couvrir, et les chauffages à infrarouge ne suffisant pas à fournir le confort nécessaire aux rites, des couvertures (1) (rouges, beiges ou bleues), qui attendaient les fidèles soigneusement pliées sur les fauteuils, complètent l’équipement des adeptes de la secte. Le visage en extase, tourné vers le Dieu, paupières closes, ils se livrent à l’adoration de l’Universel Bienfaiteur.
(1) Dans d’autres pays, ces couvertures auraient très tôt fait de disparaître. Mais ici, nul ne les subtilise, témoins –fragiles – qu’au pays de Goethe et de Schiller tout n’a pas encore complètement foutu le camp.
§
Une idée (géniale ?) pour renouveler le personnel politique : interdire à tous ceux qui ont voté des budgets en déficit d’exercer à l’avenir tout mandat politique. Un de mes amis – pas celui évoqué ci-dessus, mais un autre ; j’en ai plusieurs – suggérait de les jeter à la mer, avec aux pieds, un lest suffisant pour assurer la noyade. Tous comptes faits, je crois que ma proposition est encore plus cruelle, et donc plus méritée.
§
Récemment, le Premier Ministre turc déclarait à Berlin : « Les hommes politiques allemands devraient en faire beaucoup plus pour l’adhésion de la Turquie dans l’union européenne, car cela ferait massivement avancer l’intégration ».
Voulait-il parler de l’intégration de l’Europe dans la Turquie ?
§
En cherchant des aspects positifs au mandat de M. Sarkozy, j’en ai trouvé un, incontestable. Il n’a pas, comme ses prédécesseurs immédiats, dépensé l’argent public pour ériger un monument à sa gloire personnelle. Mitterrand avait commis la Pyramide (Pharaon Mitterrand ?) et la Très Grande Bibliothèque ; Chirac avait succombé à ses goûts ( ?) personnels en faisant édifier l’improbable Musée des Arts Primitifs.
§
Si la démographie est – au moins à moyen terme – une science exacte, dans quelques dizaines d’années, ce sont les « Allemands de souche » qui seront en Allemagne les « Gastarbeiter » (2)
(2) Travailleurs immigrés
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01 novembre 2011
Brevia 77, octobre 2011
BREVIA 2011
(Numéro 77,Octobre)
Notes de Lecture
Jesus for the Non-Religious
S’inscrivant dans une longue tradition, qui part – au moins – de Luther, en passant par les Lumières et Renan, confortée par l’avancée des sciences, l’Évêque (anglican) John S. Spong relit le Nouveau Testament.
Il remet en cause les rites des Églises (catholiques et protestantes) dont il cherche en vain la trace dans les Ecritures, mais il va beaucoup, beaucoup plus loin, ce qui lui valut l’épithète d’ « évêque athée ».
Sa théorie est que la vie de Jésus, telle qu’elle nous est livrée par les Évangélistes n’est qu’une construction bâtie sur les schémas de la pensée et des traditions juives pendant les cinquante ans qui séparent la mort du Christ de la rédaction du premier Évangile ( Marc). Il documente sa recherche en s’appuyant sur les contradictions des « Textes Sacrés », sur une connaissance approfondie de l’Ancien Testament, et sur les connaissances scientifiques actuelles. Il en conclut que Jésus n’est pas né à Bethléem, qu’il n’était pas le « Fils de Dieu », que Marie n’était pas vierge, que Joseph n’a sans doute pas existé, et ainsi de suite.
Après avoir ainsi démonté pierre à pierre l’histoire « non historique » de Jésus, l’auteur recherche dans des passages qui lui semblent plus crédibles la véritable annonce de l’homme Jésus. Il le ramène ainsi à un « sage » dont le principal message aurait été l’amour de tous les hommes, sans distinction de race, de religion, de sexe. Il prétend que c’est l’expérience de cette rencontre extraordinaire qui conduisit les disciples à imaginer des « fables » inspirées par l’Ancien Testament pour tenter de transmettre à leurs contemporains juifs le sens profond de ce qu’ils avaient vécu pendant ce tête à tête.
Pour notre évêque, Dieu se confond avec cette expérience de l’amour, et tout le reste serait à remiser aux accessoires des fausses croyances. John Spong croit-il en Dieu ? C’est la question que l’on peut vraiment se poser, malgré ses dénégations. S’il y croit, c’est un Dieu bien éloigné de ce que la plus part d’entre nous appellent de ce nom. Il n’en demeure pas moins que son livre se lit avec un immense intérêt, même s’il est certain qu’il en irritera plus d’un.
Jesus for the Non-Religious, par John Shelby Spong, aux editions Harper Collins. Il n’existe pour l’instant qu’une traduction en français, en circulation restreinte, par Raymond Rakower, mais qui peut être envoyée par e-mail sous format Word à chaque personne intéressée qui en ferait la demande.
Notes de Lecture
Islam und Terrorismus
Sous le pseudonyme de Mark A. Gabriel, l’auteur, un musulman égyptien converti au christianisme, démontre la liaison congénitale de l’Islam et du terrorisme. Il est bien placé pour cela, ayant, avant sa conversion, fréquenté l’Université Azhar du Caire, et exercé les fonctions d’imam à Gizeh.
Pour suivre cette démonstration, il est nécessaire de se souvenir que les musulmans ne connaissent – et ne reconnaissent – qu’une seule vérité : le Coran.
« L’Islam n’est pas une religion « normale », comme les autres religions du monde. L’Islam est une croyance révolutionnaire, dont le but final est de détruire toute forme étatique crée par l’homme » (H. Stückelberger). Il n’y a pas de vraie différence entre Islam et Islamisme. Les « islamistes » sont ceux qui comprennent bien le Coran et qui le prennent au sérieux.
On cite parfois ces passages du Coran qui incitent à une attitude bienveillante face aux Juifs et aux Chrétiens (les « gens du Livre »). Mais de plus nombreux passages prônent leur destruction et leur asservissement. Ce qui apparaît comme une contradiction est résolu par le principe du « naskh », qui enseigne que la révélation la plus tardive efface et annule les plus anciennes. Comme Mohamed, au fur et à mesure que son pouvoir s’affermissait devenait de plus en plus intransigeant, seules ses dernières et plus cruelles révélations concernant les infidèles sont valables.
Le but ultime de l’Islam est la conversion – forcée ou volontaire – de la terre entière au culte d’Allah et l’instauration universelle d’une société basée uniquement sur le Coran.
Certes, le Christianisme a, lui aussi, une vocation universelle, mais même si les institutions humaines qui en sont issues ont pu, elles aussi, faire preuve de violence et de cruauté, le fondement des deux religions est de nature essentiellement différent. Le Nazaréen n’a jamais exalté la violence. L’action la plus brutale qu’on lui attribue est d’avoir renversé quelques tréteaux des marchands du Temple. Mahomet au contraire fut un guerrier redoutable et sans pitié.
Une simple anecdote illustrera cette différence. Quand on présenta à Jésus la femme adultère, il lui évita la lapidation. Mahomet, auquel une femme qui avait conçu hors de liens du mariage fut amenée, demanda qu’on attendit que l’enfant fût sevré pour livrer la femme au bourreau.
Suit une étude des principaux terroristes au travers des âges et des pays – l’Egypte se taillant la part du lion – de leurs méthodes et de leurs cibles : d’abord les pays musulmans « corrompus », c'est-à-dire n’appliquant pas à la lettre les enseignements du Coran, puis les pays occidentaux soutenant ceux-ci, et Israël.
Ayant ainsi établi la nature violente et intolérante de l’Islam (le Djihad est pour chaque Musulman un devoir absolu), l’auteur, avec la conviction – et la naïveté ? – d’un nouveau converti, espère que le christianisme pourra peu à peu ramener les brebis musulmanes égarées dans la voie de la vrai Foi.
Il est néanmoins clair pour Mark A. Gabriel que nous sommes face à une vraie confrontation idéologique fondamentale – un conflit de civilisation, quoi qu’en disent ceux qui se laissent prendre aux déclarations lénifiantes des « bons musulmans », qui ne sont que la cinquième colonne de l’Islam.
Cependant, pour ma part, je ne crois pas que les actions terroristes, aussi sanglantes soient-elles, seront capables de renverser l’ « Occident ». Elles peuvent nous inquiéter, rendre la vie quotidienne moins sûre et moins confortable, elles ne pourront venir à bout de nos institutions.
Je crains bien davantage les petits empiètements quotidiens, apparemment inoffensifs, mais dont la multiplication à l’infini produira des effets imprévisibles et irréversibles. Mais plus encore, je crains la bataille de la démographie dans laquelle – le moins que l’on puisse en dire – est que nous ne partons pas vainqueurs. Et le jour où les Musulmans seront en – forte ? – majorité dans nos pays, ceux-ci seront une proie facile pour les « vrais Musulmans », les islamistes intégristes. Finis les droits de l’homme, ceux de la femme, la liberté d’expression, et toutes les libertés qui ont fait de nous ce que nous sommes à ce jour.
Islam und Terrorismus, par Mark A. Gabriel, aux éditions Resch-Verlag. Pas de traduction en français à ce jour.
§
Selon toute vraisemblance, nous aurons en 2012 un Président de la République socialiste. L’Assemblée Nationale et le Gouvernement suivront. Notre seule consolation est que les contraintes qui pèseront sur ce gouvernement le mettront dans l’incapacité de tenir leurs promesses – comme tous ceux qui l’ont précédé – et de faire trop de dégâts. Notre seul regret est que cela repoussera de cinq ans les nécessaires actions de redressement de notre pauvre – très pauvre – vieux pays.
Tous les candidats socialistes qui se sont exprimé lors des primaires du parti, ont vilipendé les « licenciements boursiers ». Mais aucun n’en a donné une définition. Je crois que je peux deviner ce qu’elle serait à leurs yeux : toute entreprise qui ferait des bénéfices ne serait pas autorisée à licencier. Or les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain (c’est un Chancelier socialiste allemand qui l’a dit !). Tous ces ignares ignorent que plus on met de freins aux licenciements, plus on tarit les embauches. Mais ils apprendront, avec le temps, et … à nos dépens.
§
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(Numéro 77,Octobre)
Notes de Lecture
Jesus for the Non-Religious
S’inscrivant dans une longue tradition, qui part – au moins – de Luther, en passant par les Lumières et Renan, confortée par l’avancée des sciences, l’Évêque (anglican) John S. Spong relit le Nouveau Testament.
Il remet en cause les rites des Églises (catholiques et protestantes) dont il cherche en vain la trace dans les Ecritures, mais il va beaucoup, beaucoup plus loin, ce qui lui valut l’épithète d’ « évêque athée ».
Sa théorie est que la vie de Jésus, telle qu’elle nous est livrée par les Évangélistes n’est qu’une construction bâtie sur les schémas de la pensée et des traditions juives pendant les cinquante ans qui séparent la mort du Christ de la rédaction du premier Évangile ( Marc). Il documente sa recherche en s’appuyant sur les contradictions des « Textes Sacrés », sur une connaissance approfondie de l’Ancien Testament, et sur les connaissances scientifiques actuelles. Il en conclut que Jésus n’est pas né à Bethléem, qu’il n’était pas le « Fils de Dieu », que Marie n’était pas vierge, que Joseph n’a sans doute pas existé, et ainsi de suite.
Après avoir ainsi démonté pierre à pierre l’histoire « non historique » de Jésus, l’auteur recherche dans des passages qui lui semblent plus crédibles la véritable annonce de l’homme Jésus. Il le ramène ainsi à un « sage » dont le principal message aurait été l’amour de tous les hommes, sans distinction de race, de religion, de sexe. Il prétend que c’est l’expérience de cette rencontre extraordinaire qui conduisit les disciples à imaginer des « fables » inspirées par l’Ancien Testament pour tenter de transmettre à leurs contemporains juifs le sens profond de ce qu’ils avaient vécu pendant ce tête à tête.
Pour notre évêque, Dieu se confond avec cette expérience de l’amour, et tout le reste serait à remiser aux accessoires des fausses croyances. John Spong croit-il en Dieu ? C’est la question que l’on peut vraiment se poser, malgré ses dénégations. S’il y croit, c’est un Dieu bien éloigné de ce que la plus part d’entre nous appellent de ce nom. Il n’en demeure pas moins que son livre se lit avec un immense intérêt, même s’il est certain qu’il en irritera plus d’un.
Jesus for the Non-Religious, par John Shelby Spong, aux editions Harper Collins. Il n’existe pour l’instant qu’une traduction en français, en circulation restreinte, par Raymond Rakower, mais qui peut être envoyée par e-mail sous format Word à chaque personne intéressée qui en ferait la demande.
Notes de Lecture
Islam und Terrorismus
Sous le pseudonyme de Mark A. Gabriel, l’auteur, un musulman égyptien converti au christianisme, démontre la liaison congénitale de l’Islam et du terrorisme. Il est bien placé pour cela, ayant, avant sa conversion, fréquenté l’Université Azhar du Caire, et exercé les fonctions d’imam à Gizeh.
Pour suivre cette démonstration, il est nécessaire de se souvenir que les musulmans ne connaissent – et ne reconnaissent – qu’une seule vérité : le Coran.
« L’Islam n’est pas une religion « normale », comme les autres religions du monde. L’Islam est une croyance révolutionnaire, dont le but final est de détruire toute forme étatique crée par l’homme » (H. Stückelberger). Il n’y a pas de vraie différence entre Islam et Islamisme. Les « islamistes » sont ceux qui comprennent bien le Coran et qui le prennent au sérieux.
On cite parfois ces passages du Coran qui incitent à une attitude bienveillante face aux Juifs et aux Chrétiens (les « gens du Livre »). Mais de plus nombreux passages prônent leur destruction et leur asservissement. Ce qui apparaît comme une contradiction est résolu par le principe du « naskh », qui enseigne que la révélation la plus tardive efface et annule les plus anciennes. Comme Mohamed, au fur et à mesure que son pouvoir s’affermissait devenait de plus en plus intransigeant, seules ses dernières et plus cruelles révélations concernant les infidèles sont valables.
Le but ultime de l’Islam est la conversion – forcée ou volontaire – de la terre entière au culte d’Allah et l’instauration universelle d’une société basée uniquement sur le Coran.
Certes, le Christianisme a, lui aussi, une vocation universelle, mais même si les institutions humaines qui en sont issues ont pu, elles aussi, faire preuve de violence et de cruauté, le fondement des deux religions est de nature essentiellement différent. Le Nazaréen n’a jamais exalté la violence. L’action la plus brutale qu’on lui attribue est d’avoir renversé quelques tréteaux des marchands du Temple. Mahomet au contraire fut un guerrier redoutable et sans pitié.
Une simple anecdote illustrera cette différence. Quand on présenta à Jésus la femme adultère, il lui évita la lapidation. Mahomet, auquel une femme qui avait conçu hors de liens du mariage fut amenée, demanda qu’on attendit que l’enfant fût sevré pour livrer la femme au bourreau.
Suit une étude des principaux terroristes au travers des âges et des pays – l’Egypte se taillant la part du lion – de leurs méthodes et de leurs cibles : d’abord les pays musulmans « corrompus », c'est-à-dire n’appliquant pas à la lettre les enseignements du Coran, puis les pays occidentaux soutenant ceux-ci, et Israël.
Ayant ainsi établi la nature violente et intolérante de l’Islam (le Djihad est pour chaque Musulman un devoir absolu), l’auteur, avec la conviction – et la naïveté ? – d’un nouveau converti, espère que le christianisme pourra peu à peu ramener les brebis musulmanes égarées dans la voie de la vrai Foi.
Il est néanmoins clair pour Mark A. Gabriel que nous sommes face à une vraie confrontation idéologique fondamentale – un conflit de civilisation, quoi qu’en disent ceux qui se laissent prendre aux déclarations lénifiantes des « bons musulmans », qui ne sont que la cinquième colonne de l’Islam.
Cependant, pour ma part, je ne crois pas que les actions terroristes, aussi sanglantes soient-elles, seront capables de renverser l’ « Occident ». Elles peuvent nous inquiéter, rendre la vie quotidienne moins sûre et moins confortable, elles ne pourront venir à bout de nos institutions.
Je crains bien davantage les petits empiètements quotidiens, apparemment inoffensifs, mais dont la multiplication à l’infini produira des effets imprévisibles et irréversibles. Mais plus encore, je crains la bataille de la démographie dans laquelle – le moins que l’on puisse en dire – est que nous ne partons pas vainqueurs. Et le jour où les Musulmans seront en – forte ? – majorité dans nos pays, ceux-ci seront une proie facile pour les « vrais Musulmans », les islamistes intégristes. Finis les droits de l’homme, ceux de la femme, la liberté d’expression, et toutes les libertés qui ont fait de nous ce que nous sommes à ce jour.
Islam und Terrorismus, par Mark A. Gabriel, aux éditions Resch-Verlag. Pas de traduction en français à ce jour.
§
Selon toute vraisemblance, nous aurons en 2012 un Président de la République socialiste. L’Assemblée Nationale et le Gouvernement suivront. Notre seule consolation est que les contraintes qui pèseront sur ce gouvernement le mettront dans l’incapacité de tenir leurs promesses – comme tous ceux qui l’ont précédé – et de faire trop de dégâts. Notre seul regret est que cela repoussera de cinq ans les nécessaires actions de redressement de notre pauvre – très pauvre – vieux pays.
Tous les candidats socialistes qui se sont exprimé lors des primaires du parti, ont vilipendé les « licenciements boursiers ». Mais aucun n’en a donné une définition. Je crois que je peux deviner ce qu’elle serait à leurs yeux : toute entreprise qui ferait des bénéfices ne serait pas autorisée à licencier. Or les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain (c’est un Chancelier socialiste allemand qui l’a dit !). Tous ces ignares ignorent que plus on met de freins aux licenciements, plus on tarit les embauches. Mais ils apprendront, avec le temps, et … à nos dépens.
§
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Brevia 76, septembre 2011
BREVIA 2011
(Numéro 76,Septembre)
Paraphrasant Pierre Dac, on pourrait dire qu’un consultant n’est pas obligatoirement un potentat oriental dénué de bon sens, pas plus qu’un consentant n’est un crétin doué d’un bon odorat.
Passant du Ministère des Finances à la direction du Fonds Monétaire International, Mme Lagarde a changé de discours. Ce qui prouve que l’origine n’en est pas dans la tête, mais dans la casquette.
§
La crise. On nous en parle tous les jours : les Bourses qui s’effondrent, le chômage qui galope, … On oublie simplement de nous rappeler que la SEULE origine de cette crise c’est la monstruosité des dettes souveraines, causée par des politiciens incompétents et irresponsables dont l’UNIQUE but est d’assurer leur réélection, et par là, le maintien de leurs privilèges.
Un des remèdes serait de limiter le nombre de mandats successifs : un seul pour le Président de la République, deux peut-être pour les Députés.
Nous nous priverions alors, dira-t-on des fruits de l’Expérience ? Quand on voit où ces fruits nous ont conduits, on aurait tendance à faire confiance à la spontanéité.
§
Tel une montagne accouchant d’une souris, le Gouvernement français vient de mettre au monde son « plan de rigueur ». On ne sait qui l’emporte de la colère ou du mépris.
Colère, parce que la partie la plus lourde de ce « plan » consiste en un alourdissement de 13 milliards des taxes et impôts dans un pays déjà champion du monde des prélèvements obligatoires. Mépris, parce que seul un petit milliard d’économies sera – peut-être ? – réalisé sur les dépenses. La proportion inverse eut pu paraître acceptable.
Quand nos « élites » comprendront-elles que l’impôt tue l’impôt ? Faudra-t-il attendre d’avoir ruiné tous les « riches », ou bien qu’ils soient partis sous d’autres cieux, emportant avec eux les fonds qui constituent la base (le capital) de toute Economie ?
Ce n’est pas de « zéro virgule quelque chose » qu’il faut baisser la dépense publique, mais de 20, 30, voire 40%. D’autres pays l’ont fait ou le font. Et la liste des dépenses à supprimer est FACILE à faire. Sommes-nous plus obtus que les autres ?
§
Berlin. Récemment, une « réunion de quartier » était organisée dans la Wielandstrasse pour que la population concernée débatte de l’avenir de l’Olivaer Platz. Mon propos n’est pas d’entrer dans ce débat local, quoique j’aie là-dessus ma petite idée (1).
Il est davantage de m’interroger sur les procédés qui conduisent à des ensembles architecturaux réussis. Par « réussis », j’entends qui recueillent l’approbation des contemporains et l’admiration des générations suivantes.
Citons quelques places, au hasard, qui répondent, me semble-t-il à cette définition : la Place Royale à Paris (dite place des Vosges), la Piazza Navona à Rome, le Gendarmenmarkt à Berlin. Elles sont toutes ou bien le résultat de la volonté d’un seul – maitre d’ouvrage ou architecte – ou bien la sédimentation d’un peuple cultivé et qui possédait – intuitivement – la notion de BEAU
(1) Vendre la partie Est de la Place pour un programme immobilier, avec obligation de construire un parking public souterrain de capacité égale à l’actuel parking. C’est un terrain qui appartient à la Commune et sa vente permettrait de financer (en totalité ? en partie ?) l’opération. N’oublions pas que Berlin est « pleite ». Dans toute la partie qui longe la Place, réduire la Lietzenburger Strasse à seulement deux voies (une dans chaque sens) : cela regagne un peu de place pour la verdure, presque celle perdue pour la nouvelle construction, et y mettre les passages piétons nécessaires. Dans la partie restante, qui aura quasiment retrouvé sa forme carrée d’origine : pelouses, arbres, fontaines …Il ne sert à rien de faire un trop grand parc, si on n’a pas les moyens de l’entretenir.
NB : Le nom Olivaer Platz vient du nom d’un quartier de Dantzig, lui-même venant du Traité d’Oliva/ Oliwa qui, entre autres, en 1660 reconnut les droits des Hohenzollern au Duché de Prusse, avec les conséquences historiques connues.
§
A la lecture de l’ouvrage de Jacques Delarue : Histoire de la Gestapo (Editions Nouveau Monde Poche, 9 €), on constate une fois de plus que la symbiose Etat/Parti unique/Police est l’universelle recette de la tyrannie. Après les Nationaux Socialistes, les dirigeants communistes de feu la DDR avaient été à bonne école – sans compter les fruits de leur apprentissage stalinien – pour prolonger d’un demi-siècle en Allemagne un régime de terreur.
§
Les Etats – la France en particulier – s’insurgent contre la « dictature des marchés », les pouvoirs des « spéculateurs », la mainmise de l’Economie sur le Politique. Mais si ces Etats ne s’étaient pas déraisonnablement endettés – non pour préparer l’avenir, mais pour payer leurs dépenses courantes – ils n’auraient pas besoin de recourir à l’emprunt et de se voir soumis à des notations que d’ailleurs ils contestent, comme un malade qui veut casser le thermomètre plutôt que d’admettre qu’il a une forte fièvre.
§
La solidarité n’est pas autre chose que d’obliger la Vertu à secourir le Vice ou l’imprévoyance.
§
Monsieur Chirac est trop délabré pour assister à son procès. Mais, que je sache, il est encore en état de siéger au Conseil Constitutionnel – et d’encaisser les émoluments y afférant.
§
Et pour terminer sur une note plus gaie, je vous voudrais narrer une anecdote (authentique) et qui me plait infiniment : un de mes amis, juif et athée de surcroit, se trouvait en Israël au début des années 50. Voyageant un jour de shabbat en autocar, un vieux monsieur, manifestement juif orthodoxe, était assis à ses cotés sur une bouillotte en caoutchouc remplie d’eau. Intrigué, mon ami s’enquiert. « Mais c’est le shabbat ! » s’écrie le vieillard. Tout d’un coup il comprend : On n’a pas le droit de voyager le jour du shabbat, sauf « sur l’eau » (car on ne peut interrompre un voyage en mer !). Le vieux monsieur avait respecté la Loi – et répondu à la nécessité de son déplacement.
Vous pouvez retrouver l’intégralité des Brevia en visitant mon Web Log à l’adresse suivante :
http://brevia.blogspot.com/
(Numéro 76,Septembre)
Paraphrasant Pierre Dac, on pourrait dire qu’un consultant n’est pas obligatoirement un potentat oriental dénué de bon sens, pas plus qu’un consentant n’est un crétin doué d’un bon odorat.
Passant du Ministère des Finances à la direction du Fonds Monétaire International, Mme Lagarde a changé de discours. Ce qui prouve que l’origine n’en est pas dans la tête, mais dans la casquette.
§
La crise. On nous en parle tous les jours : les Bourses qui s’effondrent, le chômage qui galope, … On oublie simplement de nous rappeler que la SEULE origine de cette crise c’est la monstruosité des dettes souveraines, causée par des politiciens incompétents et irresponsables dont l’UNIQUE but est d’assurer leur réélection, et par là, le maintien de leurs privilèges.
Un des remèdes serait de limiter le nombre de mandats successifs : un seul pour le Président de la République, deux peut-être pour les Députés.
Nous nous priverions alors, dira-t-on des fruits de l’Expérience ? Quand on voit où ces fruits nous ont conduits, on aurait tendance à faire confiance à la spontanéité.
§
Tel une montagne accouchant d’une souris, le Gouvernement français vient de mettre au monde son « plan de rigueur ». On ne sait qui l’emporte de la colère ou du mépris.
Colère, parce que la partie la plus lourde de ce « plan » consiste en un alourdissement de 13 milliards des taxes et impôts dans un pays déjà champion du monde des prélèvements obligatoires. Mépris, parce que seul un petit milliard d’économies sera – peut-être ? – réalisé sur les dépenses. La proportion inverse eut pu paraître acceptable.
Quand nos « élites » comprendront-elles que l’impôt tue l’impôt ? Faudra-t-il attendre d’avoir ruiné tous les « riches », ou bien qu’ils soient partis sous d’autres cieux, emportant avec eux les fonds qui constituent la base (le capital) de toute Economie ?
Ce n’est pas de « zéro virgule quelque chose » qu’il faut baisser la dépense publique, mais de 20, 30, voire 40%. D’autres pays l’ont fait ou le font. Et la liste des dépenses à supprimer est FACILE à faire. Sommes-nous plus obtus que les autres ?
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Berlin. Récemment, une « réunion de quartier » était organisée dans la Wielandstrasse pour que la population concernée débatte de l’avenir de l’Olivaer Platz. Mon propos n’est pas d’entrer dans ce débat local, quoique j’aie là-dessus ma petite idée (1).
Il est davantage de m’interroger sur les procédés qui conduisent à des ensembles architecturaux réussis. Par « réussis », j’entends qui recueillent l’approbation des contemporains et l’admiration des générations suivantes.
Citons quelques places, au hasard, qui répondent, me semble-t-il à cette définition : la Place Royale à Paris (dite place des Vosges), la Piazza Navona à Rome, le Gendarmenmarkt à Berlin. Elles sont toutes ou bien le résultat de la volonté d’un seul – maitre d’ouvrage ou architecte – ou bien la sédimentation d’un peuple cultivé et qui possédait – intuitivement – la notion de BEAU
(1) Vendre la partie Est de la Place pour un programme immobilier, avec obligation de construire un parking public souterrain de capacité égale à l’actuel parking. C’est un terrain qui appartient à la Commune et sa vente permettrait de financer (en totalité ? en partie ?) l’opération. N’oublions pas que Berlin est « pleite ». Dans toute la partie qui longe la Place, réduire la Lietzenburger Strasse à seulement deux voies (une dans chaque sens) : cela regagne un peu de place pour la verdure, presque celle perdue pour la nouvelle construction, et y mettre les passages piétons nécessaires. Dans la partie restante, qui aura quasiment retrouvé sa forme carrée d’origine : pelouses, arbres, fontaines …Il ne sert à rien de faire un trop grand parc, si on n’a pas les moyens de l’entretenir.
NB : Le nom Olivaer Platz vient du nom d’un quartier de Dantzig, lui-même venant du Traité d’Oliva/ Oliwa qui, entre autres, en 1660 reconnut les droits des Hohenzollern au Duché de Prusse, avec les conséquences historiques connues.
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A la lecture de l’ouvrage de Jacques Delarue : Histoire de la Gestapo (Editions Nouveau Monde Poche, 9 €), on constate une fois de plus que la symbiose Etat/Parti unique/Police est l’universelle recette de la tyrannie. Après les Nationaux Socialistes, les dirigeants communistes de feu la DDR avaient été à bonne école – sans compter les fruits de leur apprentissage stalinien – pour prolonger d’un demi-siècle en Allemagne un régime de terreur.
§
Les Etats – la France en particulier – s’insurgent contre la « dictature des marchés », les pouvoirs des « spéculateurs », la mainmise de l’Economie sur le Politique. Mais si ces Etats ne s’étaient pas déraisonnablement endettés – non pour préparer l’avenir, mais pour payer leurs dépenses courantes – ils n’auraient pas besoin de recourir à l’emprunt et de se voir soumis à des notations que d’ailleurs ils contestent, comme un malade qui veut casser le thermomètre plutôt que d’admettre qu’il a une forte fièvre.
§
La solidarité n’est pas autre chose que d’obliger la Vertu à secourir le Vice ou l’imprévoyance.
§
Monsieur Chirac est trop délabré pour assister à son procès. Mais, que je sache, il est encore en état de siéger au Conseil Constitutionnel – et d’encaisser les émoluments y afférant.
§
Et pour terminer sur une note plus gaie, je vous voudrais narrer une anecdote (authentique) et qui me plait infiniment : un de mes amis, juif et athée de surcroit, se trouvait en Israël au début des années 50. Voyageant un jour de shabbat en autocar, un vieux monsieur, manifestement juif orthodoxe, était assis à ses cotés sur une bouillotte en caoutchouc remplie d’eau. Intrigué, mon ami s’enquiert. « Mais c’est le shabbat ! » s’écrie le vieillard. Tout d’un coup il comprend : On n’a pas le droit de voyager le jour du shabbat, sauf « sur l’eau » (car on ne peut interrompre un voyage en mer !). Le vieux monsieur avait respecté la Loi – et répondu à la nécessité de son déplacement.
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