07 décembre 2015

Brevia 125, novembre 2015



Brevia No. 125

(Novembre 2015)


Frau Merkel

Deux femmes politiques me semblaient mériter de passer à la postérité(1). La première, c’est Margaret Thatcher, qui a sorti son pays du bourbier socialiste.
La seconde, j’ai cru pendant un certain temps que ce pouvait être Angela Merkel, mais elle a commis trois erreurs gravissimes qui m’obligent à reconsidérer :
·        La décision, prise sous le coup de l’émotion, d’accélérer la sortie de l’Allemagne du nucléaire civil, suite à l’accident de Fukushima.
·        L’insistance  à garder la Grèce dans la zone Euro, alors qu’elle n’a rien à y faire, et que dans quelques mois ou années, elle reposera les mêmes problèmes que ceux qu’elle posa en 2015.
·        Enfin, et beaucoup plus grave, l’accueil à bras ouverts de tous les réfugiés syriens, (alors que la logistique pour ce faire était inexistante)
qu’il s’agisse des vrais Syriens ou des faux Syriens. L’appel d’air fut si violent qu’aucun contrôle sérieux ne fut possible.


(1) Car je compte pour rien Mmes Royal, Dufflot, Cresson, Lagarde et consœurs.

Cette dernière décision met à mal la grande coalition, elle met aussi en difficulté l’union CDU/CSU, et elle est une pomme de discorde en Europe. Sans même parler des cotre-parties qu’exigera la Turquie pour faire semblant de nous aider à maitriser la vague migratoire !



Comme résultat pour une seule décision irréfléchie, et à laquelle Mme Merkel s’est accrochée comme une moule à son rocher, ça fait vraiment beaucoup ?
Malgré tout le respect, et la sympathie que j’ai pour la gent féminine, je constate avec regret que Mme Merkel a agi plus sous l’impulsion de son cœur que de sa raison. Elle n’est donc pas un grand homme d’Etat !



Air France

Air France, comme toutes les compagnies aériennes « historiques » - du moins celles qui n’ont pas déjà disparu -  doit évoluer pour affronter de nouvelles concurrences. La Compagnie avait         avancé un plan qui comportait – évidemment – un allègement des charges de personnel.
Le gouvernement, après avoir soutenu la Direction, a fait volte-face : les élections approchent. Mais quand Air France sera en faillite, ou aura été absorbée par une autre compagnie plus rentable, qui se souviendra de l’intervention coupable des pouvoir publics ?




Le foulard islamique

Apparemment, les musulmans sont tellement privés de la vue des femmes, que s’ils aperçoivent une chevelure féminine, ils sont terrassés par un désir insurmontable, et ne pensent que viol. Ce serait, entre autres, pour cette raison que les bonnes musulmanes se couvrent la tête d’un foulard. Mais si tel est le cas, pourquoi de très vielles femmes qui ne peuvent plus inspirer le moindre désir continuent-elles à porter  un foulard, et pourquoi de très jeunes filles qui sont souvent les victimes de violences sexuelles n’en portent-elles pas ?


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26 octobre 2015

Brevia 124, octobre 2015



Brevia No. 124

(Octobre 2015)
Dans l’Allemagne où je séjourne actuellement, il n’est question QUE de réfugiés, et de la façon de traiter cette « invasion », et des réactions de plus en plus fréquents que suscite cette politique dont le moins que l’on puisse en dire est qu’elle est irréfléchie. Oubliés les déboires de Volkswagen, les scandales de la FIFA, les privatisations grecques, la campagne électorale aux USA. Donc, à nouveau ces Brevia traiteront du thème « à la mode ».


Pauvre Joachim !

Joachim Gauck, né en 1940
     en Allemagne de l’Est, anticommuniste
fervent, il devient pasteur,
et est actif dans le soulèvement
de la population contre la dictature
communiste. Il est élu Président de
la république fédérale allemande
en 2012.



Le 3 octobre, à l’occasion du 25ème anniversaire de la réunification allemande, le Président Gauck a prononcé un discours à Francfort-sur-le-Main. Et comme en Allemagne il n’est question QUE des réfugiés, le Président Gauck à parlé … des réfugiés.
Et il a tenté de faire un parallèle entre l’accueil par l’Allemagne de l’Ouest de quelques 16 millions d’Allemands de l’Est, et l’accueil des 800.000 réfugiés attendus par Mme Merkel, pour montrer que l’Allemagne savait ce que c’est que d’accueillir des réfugiés. Il a quand même reconnu que ce n’est pas la même chose que d’accueillir des Allemands – dont une bonne partie sont restés où ils étaient – que les populations très diverses qui envahissent quotidiennement le pays.
Non seulement ce n’est pas la même chose, mais c’est TOTALEMENT différent. La quasi-totalité des réfugiés sont musulmans, et leur guide spirituel, c’est le koran, même si sous la pression de la nécessité, ils ne mettent pas leurs croyances en avant. Mais dès qu’ils seront installés, ils sauront bien se souvenir et s’inspirer de leur livre sacré.
On est ici en droit de se demander si M. Gauck a lu le koran, ou s’il n’a lu que des extraits soigneusement expurgés, et adroitement choisis. Car, s’il a lu le koran, il devrait savoir que le but ultime de TOUT musulman  est la conversion, volontaire ou forcée, de l’ensemble de la population mondiale. En soutenant cette immigration massive de musulmans (ajoutés à ceux qui sont déjà sur le territoire), il ne fait qu’aider au processus d’islamisation de l’Europe.
Evidemment, il souligne que les nouveaux arrivants devront accepter et pratiquer les règles de base de la société allemande. Qu’il est naïf de le croire ! Alors que partout, les exemples démontrent le contraire, et que même en Allemagne, sous ses yeux, les deuxièmes et troisièmes générations d’immigrés musulmans sont, dans leur grande majorité, MOINS intégrées que la première génération !
Parmi les conditions de réussite de l’opération – qui s’étendra sur PLUSIEURS générations, de l’avis de M. Gauck – il faut aussi plus de coopération européenne. Pourquoi les Allemands ne se sont-ils pas concertés avec leurs partenaires européens AVANT d’ouvrir en grand les robinets de l’immigration, au lieu de se plaindre APRES COUP du manque de solidarité européenne ?
Enfin, vers la fin de son discours, le Président Gauck déclare qu’il n’y aura pas de tolérance pour l’intolérance. Quel sinistre présage que cet emprunt à l’un des plus grands criminels de l’histoire, Louis-Antoine de Saint-Just (1767-1794), qui s’était écrié : «  Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté ». Je veux bien croire que M. Gauck adressait cette mise en garde  à ceux des immigrés  qui voudraient imposer leurs « valeurs » aux pays d’accueil. Mais cette menace pourrait aussi bien s’adresser à ceux – de plus en plus nombreux – qui mettent en doute la politique suicidaire du gouvernement.
Pauvre Joachim Gauck, lui qui, en son temps s’était battu pour la liberté contre le communisme, le voilà qui soutient les populations qui sont les plus opposées à cette liberté. Comme il n’a AUCUN pouvoir, il ne pourra pas être tenu pour responsable  des catastrophes à venir. Tout au plus pourra-t-on lui reprocher sa colossale naïveté.
Grâce au lien ci-dessous, vous pourrez lire un résumé, en allemand, du discours du Président Gauck :

Et avant de crier au loup, lisez également le texte du discours  de Viktor Orban du 21 septembre 2015, et demandez-vous, en toute sincérité, si vous ne voyez pas là plus de choses raisonnables que de choses à condamner ? Les hongrois ont été occupés pendant près de 400 ans par les Turcs. Ils savent, mieux que d’autres ce dont ils parlent quand il s’agit des musulmans.







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30 septembre 2015

Brevia 123, septembre 2015



Brevia No. 123

(Septembre 2015)

Migrants et Réfugiés

Rarement des évènements auront suscité autant d’émotions et aussi peu de réflexion. Les médias nous montrent surtout des enfants dans les bras de leur mère, ou noyés sur une plage, même si, en fait, plus de 70% des arrivants sont des hommes seuls.
Cette année 2015 renvoie immanquablement à l’ouvrage de Jean Raspail : Le camp des saints, Robert Laffont 1973, dont la (re)lecture me parait être particulièrement opportune. On y décrit une invasion, semblable à celle à laquelle l’Europe est confrontée, et l’incapacité des démocraties bien-pensantes à faire face à la situation.
Cependant, et comme je suis un animal à sang froid, j’aimerais soulever quelques points, et, éventuellement, mettre en doute la générosité naïve d’un certain nombre d’Européens.
·        On peut comprendre le droit d’asile quand il s’agit d’individus isolés menacés par des gouvernements trop autoritaires. Mais on voit de suite l’absurdité du principe  quand on cherche à l’appliquer à des peuples entiers.
·        Tous ces fugitifs en âge de combattre, qui arrivent par trains entiers, pourquoi ne prennent-ils pas les armes pour lutter contre ceux qui les oppressent ?
·        Certains voient dans ce déferlement un complot musulman à dimension planétaire, pour enfin, conquérir l’Europe après les échecs devant Poitiers, Malte et Vienne. Personnellement, je n’en crois rien : cela impliquerait une planification dépassant les capacités de ces migrants. Par contre, je crois que l’effet sera le même : à force d’augmenter la proportion de musulmans dans nos sociétés occidentales, ils finiront un jour (prochain ?) par être en majorité. Et souvenons-nous que les musulmans ne sont pour la tolérance QUE quand ils sont en minorité.
·        Une autre question qui se pose, en admettant que l’on accueille des millions d’hommes et de femmes venus se réfugier en Europe, à cause de la situation de guerre dans leur pays d’origine, qu’adviendra-t-il de ces gens quand la situation dans leur pays se sera normalisée ? aura-t-on la volonté et les moyens de les renvoyer dans leurs foyers ?
·        On remarquera que ceux qui n’approuvent pas ces politiques d’accueil, n’ont pratiquement pas le droit à la parole, et sont, s’ils s’expriment, aussitôt taxés de xénophobie et de fascisme. Exactement la répétition de ce qui s’était passé pendant la crise grecque. Si les gouvernements étaient  vraiment l’expression de la volonté populaire, ils organiseraient des referenda sur cette question. On serait sans doute surpris des résultats.
·        Certains  pays musulmans, et en particulier les plus riches, se refusent à recevoir des réfugiés : ils craignent que parmi ceux-ci ne se cachent des terroristes. Tiens, et nous, en Europe, on ne croit pas que parmi des dizaines de milliers d’arrivants, il y aura quelques terroristes ? Mais le roi d’Arabie contribue, à sa façon à l’accueil des réfugiés. Il parait qu’il serait prêt à financer 200 mosquées sur le territoire allemand.
·        S’est-on quelque part, parmi les étourdis criminels qui nous gouvernent, posé la question de savoir combien de réfugiés nous voulions/ pouvions accueillir ? 100.000, 1 million, dix millions ?
Madame Merkel, qui, encore une fois a réagi avant de réfléchir (la première fois, c’était après l’accident de Fukushima), avait annoncé  que l’Allemagne accueillerait 800.000 réfugiés. Dix pour cent de ce nombre sont déjà arrivés, et les moyens craquent de toutes parts,  des phénomènes de rejet se manifestent de plus en plus souvent. Monsieur Junker, qui pousse à la roue, sait-il, lui, combien l’Europe peut recevoir de réfugiés ? S’il le sait, que ne le dit-il ? Mais évidement, il l’ignore !
·        L’Allemagne prétend que les migrants remplaceront les naissances manquantes pour continuer à faire tourner la machine. Comme toujours, les politiques essaient de corriger une erreur passée en en commettant une plus grande encore : en effet, l’écrasante responsabilité des hommes (et femmes) politiques allemands est de n’avoir pas pris à temps les mesures nécessaires pour soutenir la natalité autochtone. Les moyens pour y parvenir sont connus, et infaillibles.
·        Enfin, est-on sûr que cette main d’œuvre bienvenue ( ?)correspondra  aux besoins de l’Economie ? Si les nouveaux arrivants sont peu qualifiés, c’est justement la main d’œuvre dont les économies modernes n’ont plus besoin. Si, au contraire ils sont très qualifiés, ne sabote-t-on pas en les accueillant, les chances de développement des pays dont ils viennent, en les privant de leur élite. Et croit-on que ces gens qui ont une autre vision du monde, principalement formée pas le coran, pourront contribuer à maintenir le niveau de la performance des pays d’accueil, et en particulier en Allemagne ? (d’autant plus que dans le cas de ce pays, il y aura de moins en moins d’Allemands   »de souche » pour transmettre les valeurs qui ont fait la force du pays).
·        Et pour en terminer, quand Mme Merkel annonce vouloir recevoir 800.000 réfugiés syriens, se rend-elle compte que chacun de ceux-là, une fois installé, fera venir entre 3 et 4 membres de sa famille, et que le total des arrivées sera donc plu proche de 2 millions et demi que de 800.000 ?
Exactement comme pour la « « crise grecque », on n’entend partout qu’un seul son de cloche ; et ceux qui sont opposés à cette politique d’islamisation rampante n’ont pas voix au chapitre. Ils n’ont pas l’occasion de démontrer – en espérant se tromper – que  les démocraties occidentales font preuve du même aveuglement et de la même lâcheté que ceux qui conduisirent   à la catastrophe de la deuxième guerre mondiale. 

06 septembre 2015

Brevia 121



Brevia No. 121
(Juillet 2015)


Grexit or not Grexit ?

Les réflexions qui suivent ont été pondues avant le 10 juillet 2015. Elles ne tiennent donc pas compte des évènements et des coups de théâtre (grec) qui se sont produits après cette date. Mais je crois que l’essentiel en reste valable.

Quelques rappels utiles :
Depuis sa création au début de XIXe siècle, l’Etat grec moderne a fait faillite en moyenne tous les 30 ans. La situation actuelle n’est donc pas une nouveauté.
On se souvient sans doute que la Grèce n’a rejoint la zone euro que grâce à une falsification massive de ses comptes publics (1). Il est bon de s’en souvenir.

La plus part des médias nous ont parlé tous les jours du risque  de voir la Grèce quitter la zone euro. Et pourquoi pas de la chance qu’un tel évènement se produise ?

Si la Grèce, après avoir fait banqueroute, quittait la zone euro, toutes les sommes qui lui ont été prêtées seraient définitivement perdues. Mais seuls des fous ont pu croire qu’un jour, la Grèce rembourserait le premier euro, et les prêteurs, en particulier les Etas et les « institutions », auraient dû inscrire les sommes prêtées comme « créances douteuses », et provisionner les pertes prévisibles, comme toute entreprise bien gérée.

(1) Les armées de fonctionnaires, théoriquement compétents, de la Commission européenne n’ont rien vu ? Des sanctions ont-elles été prises à leur égard ? Et s’ils ont vu, ont-ils averti les responsables politiques ? Et si oui, quels sont-ils ?
En quittant la zone euro, la Grèce pourrait, grâce à de massives dévaluations (sans doute autour de 60%), créer les conditions d’un redémarrage de son économie, qui n’est en aucun cas compatible avec celles des autres pays européens.

Si la Grèce, après d’ultimes et coupables tours de passe-passe, restait dans la zone euro, de nouveaux programmes d’aide seraient nécessaires, et dans deux ou trois ans on se retrouverait dans la situation actuelle, après avoir à nouveau dilapidé  – bien inutilement – quelques dizaines de milliards supplémentaires. Ce qui serait particulièrement dommageable, serait de faire à la Grèce des concessions extra-ordinaires (comme par exemple remise partielle de la dette, allongement ad infinitum des durées de remboursement …), ce serait se moquer ouvertement des pays qui ont fait les réformes nécessaires, et qui, pour certains d’entre eux, ont plus souffert que le Grecs.

On veut nous faire croire que si la Grèce quitte l’euro, ce serait un signe de faiblesse pour la monnaie européenne. Mais c’en est un, bien plus grand, de tolérer un tricheur récidiviste et irresponsable dans ses rangs.

Sur le plan économique, la Grèce ne pèse quasiment rien. Avec ou sans elle, c’est pareil.

Et pour couronner le tout, il y a le « style ». Se faire insulter par celui qui demande l’aumône, se faire traiter de terroriste par des apprentis politiciens, vouloir faire entendre que le but de Européens est d’humilier les Hellènes, prouve pour le moins un manque d’éducation et souligne l’amateurisme de ce gouvernement grec. Et quand ce gouvernement, applaudi par quelques ahuris, voudrait que, parce qu’il y a 2500 ans ce peuple a contribué à l’avancée de la pensée, on passe à ses descendants – qui pendant près de 1000 ans se sont métissés de Turcs – toutes ses fantaisies !

On nous dit – et les Grecs le disent eux-mêmes – que ce peuple ne veut plus des « politiques d’austérité ». Mais se demande-t-il parfois pourquoi il y est soumis ? La réponse est pourtant simple : on ne peut pas durablement dépenser plus que ce qui rentre dans la caisse, que l’on soit une famille, une entreprise ou un Etat, même un Etat grec.

Quant à la volonté de ce petit peuple de vouloir imposer à toute l’Europe, et en particulier à la vertueuse Europe du Nord, des politiques laxistes déconnectées des réalités économiques les plus élémentaires, cela relève une fois de plus de l’amateurisme de cette équipe gouvernementale, élue sur des promesses intenables, et qui est arrivée « au bout du rouleau ».



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