Brevia
No. 118
(avril 2015)
Loi
Macron
Le
gouvernement vient de faire adopter – dans la douleur – la « loi
Macron », dont le titre verbeux est : « Loi pour la
croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ». Quel
programme ! Mais la loi Macron est un traitement homéopathique pour une
déficience qui relèverait plutôt de la chirurgie lourde. C’est pourquoi je
préfère l’appeler la « Loi Micron », dont on ne peut prévoir, au
mieux, que des effets macronscopiques.
Quant
à Emmanuel Macron lui-même, qu’en dire ? Il participait le 12 mars à une
émission politique (Des paroles et des actes). C’est un brillant technocrate,
socialiste, qui comprend sans doute un peu moins mal l’Economie que la plupart
de ses confrères ministres, et que ses prédécesseurs dans le poste.
Reprise,
es-tu là ?
Le
gouvernement claironne sur tous les tons que la reprise est là ! Il est
vrai que l’ « alignement des planètes » est favorable :
pétrole en baisse, euro en baisse, taux d’intérêt au plus bas. Quelle est la
responsabilité du gouvernement dans l’apparution de ces facteurs
propices ? Nulle !
Et
malgré tout, le chômage en France continuera d’augmenter, les déficits de
s’accroître, et la dette de s’accumuler, alors que dans les pays qui nous
entourent, le chômage baisse, et les déficits diminuent. Pourquoi ? Parce
que la politique insensée menée depuis 3 ans continue, loi Macron ou pas. Parce
que les recettes dont on a la preuve qu’elles fonctionnent ailleurs sont
systématiquement ignorées.
Quand
les éléments exogènes qui nous seraient à ce jour bénéfiques se dissiperont, la
situation de la France sera pire qu’avant, faute d’avoir réalisé les réformes
de structure qui auraient du être mise en route il y a belle lurette. Vivement
que ça finisse !
La
parabole des navires ensablés
Il
était une fois plusieurs navires qui voguaient de conserve dans une zone
dangereuse, truffée de traîtres bancs de sable. Le sort, ou plutôt l’incurie
des capitaines voulut qu’ils s’échouassent sur un de ces bancs.
Le
navire Deutschland prit des mesures courageuses et radicales, toutes les forces
s’étant réunies pour désensabler l’embarcation.
Le
navire England jeta par-dessus bord tout ce qui alourdissait le bateau, et se
retrouva bientôt hors de danger.
Le
capitaine du vaisseau France (c’était un Hollandais) … ne fit rien. Il priait
pour qu’une forte marée le tirât d’embarras. Elle finit par venir, et fit
frémir la coque. Il se réjouissait déjà et se vantait d’avoir sauvé le France.
Mais les hautes eaux ne furent pas suffisantes pour élever le navire qui
n’avait pas été allégé. Il était dans les sables, et … il y est toujours !
Ah,
les régions !
On
s’est bien gardé, lors de la réforme régionale, de toucher à la Corse, qui avec
ses deux départements, forme à elle seule une « Région », pour
quelques malheureux 322.000 habitants. Il est vrai que les Corses ont la
bombinette facile, et qu’il vaut mieux ne pas les agacer.
Idem pour les Bretons, dont le
caractère violent n’est plus à démontrer.
Par
contre, la paisible Alsace, a été réunie à un ensemble sans queue ni tête, qui
portera le nom éminemment poétique d’ALCA. Et pourtant, c’est aussi une région
avec de fortes traditions culturelles, historiques et même linguistiques.
Plutôt
que cette addition insipide de choux et de carottes, dont la science
arithmétique nous enseigne qu’elle est impossible, et qui ne produira que
d’insignifiantes économies, si même il y en a, ce sont les départements qu’il
eu fallu supprimer : là les économies eussent été substantielles. Quitte à
laisser des « antennes locales », pour faciliter le contact avec les
populations.
Au
paradis
Fort
nombreuses sont les sourates du coran qui décrivent les délices des croyants
mâles qui seront admis au Paradis :
jardins, ruisseaux, boissons délicieuses – même du vin ! - et bien
sûr : les Houris aux grands yeux, ces compagnes complaisantes, et toujours
vierges, malgré l’usage.
Mais
une question me taraude : il y a des musulmans, mais aussi de musulmanes.
Quel sort leur est-il réservé après la mort ? Malgré une lecture attentive
des textes, je n’ai trouvé aucune réponse.
Auront-elles
droit, elles aussi, à des jardins enchanteurs, à ces coussins moelleux, et
seront-elles « servies » par de jeunes éphèbes, toujours prêts à les
contenter ?
La
vieillesse est un naufrage
Nous
ne sommes pas nés au bon moment. Si nous étions nés il y a 200 ans, nous ne
serions plus de ce monde à notre âge : des maladies secourables et mal
soignées nous eussent évité les affres et la déchéance de la vieillesse.
S’il
pouvait nous être donné de naître dans 200 ans, nous serions pratiquement
immortels : à cette époque, les progrès fulgurants de la science médicale
permettront sans doute de réparer, rénover, remplacer toute partie du corps
défaillante.
Mais
alors, quid de la « lassitude
d’être » ? A moins de pouvoir aussi remplacer le cerveau.
(Suite page suivante)
Islam,
où es-tu ?
Tous
les musulmans ne sont pas des Arabes, et pourtant le coran garde les traces
indélébiles des déserts de l’Arabie où il a vu le jour, les traces d’une
société qui est restée bloquée au VIIe siècle après J.C. Je crois que c’est à
cet « immobilisme sacré » que l’on doit les minimes contributions des
populations musulmanes aux progrès de l’humanité.
Me
citera-t-on l’âge d’or du califat de Bagdad, ou celui du califat de
Cordoue ? En fait, pendant ces périodes, les Arabes ont été plus des
transmetteurs que des inventeurs, et ce qu’ils ont accompli était souvent le
fait de personnes qui n’étaient pas arabes. Quelques exemples ?
Sinan,
(1489 – 1598) le génial architecte de la mosquée bleue d’Istanbul était, à
l’origine, un chrétien d’Arménie. C’est lui qui a fixé le style, en s’inspirant
de l’architecture arméno-byzantine.
Avicenne
(980 - 1037), autre gloire de l’islam, était un
Persan.
Quant
à Averroès (1126 - 1198), Arabe de Cordoue, ses idées réformatrices étaient si
déplaisantes (certains ont vu en lui le père de la pensée laïque !) qu’il
fut exilé et ses ouvrages brûlés.
Les
fameux « chiffres arabes » viennent en réalité de l’Inde
Comment
expliquer par ailleurs le fait qu’aucune invention majeure n’ait eu lieu en
terre d’islam, et qu’aucun prix Nobel n’ait été
attribué à des Arabes en matière scientifique. Uns fois de plus, la
réponse est dans le coran, et dans les sociétés figées qu’il régit, tant sur le
plan spirituel que sur celui de la vie de la cité.
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