30 avril 2015

Brevia 118, avril 2015


Brevia No. 118

(avril 2015)

 

Loi Macron

 

 

Le gouvernement vient de faire adopter – dans la douleur – la « loi Macron », dont le titre verbeux est : « Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ». Quel programme ! Mais la loi Macron est un traitement homéopathique pour une déficience qui relèverait plutôt de la chirurgie lourde. C’est pourquoi je préfère l’appeler la « Loi Micron », dont on ne peut prévoir, au mieux, que des effets macronscopiques.

Quant à Emmanuel Macron lui-même, qu’en dire ? Il participait le 12 mars à une émission politique (Des paroles et des actes). C’est un brillant technocrate, socialiste, qui comprend sans doute un peu moins mal l’Economie que la plupart de ses confrères ministres, et que ses prédécesseurs dans le poste.

 

 

Reprise, es-tu là ?

 

 

Le gouvernement claironne sur tous les tons que la reprise est là ! Il est vrai que l’ « alignement des planètes » est favorable : pétrole en baisse, euro en baisse, taux d’intérêt au plus bas. Quelle est la responsabilité du gouvernement dans l’apparution de ces facteurs propices ? Nulle !

Et malgré tout, le chômage en France continuera d’augmenter, les déficits de s’accroître, et la dette de s’accumuler, alors que dans les pays qui nous entourent, le chômage baisse, et les déficits diminuent. Pourquoi ? Parce que la politique insensée menée depuis 3 ans continue, loi Macron ou pas. Parce que les recettes dont on a la preuve qu’elles fonctionnent ailleurs sont systématiquement ignorées.

Quand les éléments exogènes qui nous seraient à ce jour bénéfiques se dissiperont, la situation de la France sera pire qu’avant, faute d’avoir réalisé les réformes de structure qui auraient du être mise en route il y a belle lurette. Vivement que ça finisse !

 

 

La parabole des navires ensablés

 

 

Il était une fois plusieurs navires qui voguaient de conserve dans une zone dangereuse, truffée de traîtres bancs de sable. Le sort, ou plutôt l’incurie des capitaines voulut qu’ils s’échouassent sur un de ces bancs.

Le navire Deutschland prit des mesures courageuses et radicales, toutes les forces s’étant réunies pour désensabler l’embarcation.

Le navire England jeta par-dessus bord tout ce qui alourdissait le bateau, et se retrouva bientôt hors de danger.

Le capitaine du vaisseau France (c’était un Hollandais) … ne fit rien. Il priait pour qu’une forte marée le tirât d’embarras. Elle finit par venir, et fit frémir la coque. Il se réjouissait déjà et se vantait d’avoir sauvé le France. Mais les hautes eaux ne furent pas suffisantes pour élever le navire qui n’avait pas été allégé. Il était dans les sables, et … il y est toujours !

 

 

Ah, les régions !

 

 

On s’est bien gardé, lors de la réforme régionale, de toucher à la Corse, qui avec ses deux départements, forme à elle seule une « Région », pour quelques malheureux 322.000 habitants. Il est vrai que les Corses ont la bombinette facile, et qu’il vaut mieux ne pas les agacer.

Idem pour les Bretons, dont le caractère violent n’est plus à démontrer.

Par contre, la paisible Alsace, a été réunie à un ensemble sans queue ni tête, qui portera le nom éminemment poétique d’ALCA. Et pourtant, c’est aussi une région avec de fortes traditions culturelles, historiques et même linguistiques.

Plutôt que cette addition insipide de choux et de carottes, dont la science arithmétique nous enseigne qu’elle est impossible, et qui ne produira que d’insignifiantes économies, si même il y en a, ce sont les départements qu’il eu fallu supprimer : là les économies eussent été substantielles. Quitte à laisser des « antennes locales », pour faciliter le contact avec les populations.

 

 

Au paradis

 

Fort nombreuses sont les sourates du coran qui décrivent les délices des croyants mâles qui  seront admis au Paradis : jardins, ruisseaux, boissons délicieuses – même du vin ! - et bien sûr : les Houris aux grands yeux, ces compagnes complaisantes, et toujours vierges, malgré l’usage.

Mais une question me taraude : il y a des musulmans, mais aussi de musulmanes. Quel sort leur est-il réservé après la mort ? Malgré une lecture attentive des textes, je n’ai trouvé aucune réponse.

Auront-elles droit, elles aussi, à des jardins enchanteurs, à ces coussins moelleux, et seront-elles « servies » par de jeunes éphèbes, toujours prêts à les contenter ?

 

 

La vieillesse est un naufrage

 

Nous ne sommes pas nés au bon moment. Si nous étions nés il y a 200 ans, nous ne serions plus de ce monde à notre âge : des maladies secourables et mal soignées nous eussent évité les affres et la déchéance de la vieillesse.

S’il pouvait nous être donné de naître dans 200 ans, nous serions pratiquement immortels : à cette époque, les progrès fulgurants de la science médicale permettront sans doute de réparer, rénover, remplacer toute partie du corps défaillante.

Mais alors, quid de la « lassitude d’être » ? A moins de pouvoir aussi remplacer le cerveau.

 

 

 

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Islam, où es-tu ?

 

Tous les musulmans ne sont pas des Arabes, et pourtant le coran garde les traces indélébiles des déserts de l’Arabie où il a vu le jour, les traces d’une société qui est restée bloquée au VIIe siècle après J.C. Je crois que c’est à cet « immobilisme sacré » que l’on doit les minimes contributions des populations musulmanes aux progrès de l’humanité.

Me citera-t-on l’âge d’or du califat de Bagdad, ou celui du califat de Cordoue ? En fait, pendant ces périodes, les Arabes ont été plus des transmetteurs que des inventeurs, et ce qu’ils ont accompli était souvent le fait de personnes qui n’étaient pas arabes. Quelques exemples ?

Sinan, (1489 – 1598) le génial architecte de la mosquée bleue d’Istanbul était, à l’origine, un chrétien d’Arménie. C’est lui qui a fixé le style, en s’inspirant de l’architecture arméno-byzantine.

Avicenne (980 - 1037), autre gloire de l’islam, était un  Persan.

Quant à Averroès (1126 - 1198), Arabe de Cordoue, ses idées réformatrices étaient si déplaisantes (certains ont vu en lui le père de la pensée laïque !) qu’il fut exilé et ses ouvrages brûlés.

Les fameux « chiffres arabes » viennent en réalité de l’Inde

Comment expliquer par ailleurs le fait qu’aucune invention majeure n’ait eu lieu en terre d’islam, et qu’aucun prix Nobel n’ait été  attribué à des Arabes en matière scientifique. Uns fois de plus, la réponse est dans le coran, et dans les sociétés figées qu’il régit, tant sur le plan spirituel que sur celui de la vie de la cité.

 

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