30 septembre 2015

Brevia 123, septembre 2015



Brevia No. 123

(Septembre 2015)

Migrants et Réfugiés

Rarement des évènements auront suscité autant d’émotions et aussi peu de réflexion. Les médias nous montrent surtout des enfants dans les bras de leur mère, ou noyés sur une plage, même si, en fait, plus de 70% des arrivants sont des hommes seuls.
Cette année 2015 renvoie immanquablement à l’ouvrage de Jean Raspail : Le camp des saints, Robert Laffont 1973, dont la (re)lecture me parait être particulièrement opportune. On y décrit une invasion, semblable à celle à laquelle l’Europe est confrontée, et l’incapacité des démocraties bien-pensantes à faire face à la situation.
Cependant, et comme je suis un animal à sang froid, j’aimerais soulever quelques points, et, éventuellement, mettre en doute la générosité naïve d’un certain nombre d’Européens.
·        On peut comprendre le droit d’asile quand il s’agit d’individus isolés menacés par des gouvernements trop autoritaires. Mais on voit de suite l’absurdité du principe  quand on cherche à l’appliquer à des peuples entiers.
·        Tous ces fugitifs en âge de combattre, qui arrivent par trains entiers, pourquoi ne prennent-ils pas les armes pour lutter contre ceux qui les oppressent ?
·        Certains voient dans ce déferlement un complot musulman à dimension planétaire, pour enfin, conquérir l’Europe après les échecs devant Poitiers, Malte et Vienne. Personnellement, je n’en crois rien : cela impliquerait une planification dépassant les capacités de ces migrants. Par contre, je crois que l’effet sera le même : à force d’augmenter la proportion de musulmans dans nos sociétés occidentales, ils finiront un jour (prochain ?) par être en majorité. Et souvenons-nous que les musulmans ne sont pour la tolérance QUE quand ils sont en minorité.
·        Une autre question qui se pose, en admettant que l’on accueille des millions d’hommes et de femmes venus se réfugier en Europe, à cause de la situation de guerre dans leur pays d’origine, qu’adviendra-t-il de ces gens quand la situation dans leur pays se sera normalisée ? aura-t-on la volonté et les moyens de les renvoyer dans leurs foyers ?
·        On remarquera que ceux qui n’approuvent pas ces politiques d’accueil, n’ont pratiquement pas le droit à la parole, et sont, s’ils s’expriment, aussitôt taxés de xénophobie et de fascisme. Exactement la répétition de ce qui s’était passé pendant la crise grecque. Si les gouvernements étaient  vraiment l’expression de la volonté populaire, ils organiseraient des referenda sur cette question. On serait sans doute surpris des résultats.
·        Certains  pays musulmans, et en particulier les plus riches, se refusent à recevoir des réfugiés : ils craignent que parmi ceux-ci ne se cachent des terroristes. Tiens, et nous, en Europe, on ne croit pas que parmi des dizaines de milliers d’arrivants, il y aura quelques terroristes ? Mais le roi d’Arabie contribue, à sa façon à l’accueil des réfugiés. Il parait qu’il serait prêt à financer 200 mosquées sur le territoire allemand.
·        S’est-on quelque part, parmi les étourdis criminels qui nous gouvernent, posé la question de savoir combien de réfugiés nous voulions/ pouvions accueillir ? 100.000, 1 million, dix millions ?
Madame Merkel, qui, encore une fois a réagi avant de réfléchir (la première fois, c’était après l’accident de Fukushima), avait annoncé  que l’Allemagne accueillerait 800.000 réfugiés. Dix pour cent de ce nombre sont déjà arrivés, et les moyens craquent de toutes parts,  des phénomènes de rejet se manifestent de plus en plus souvent. Monsieur Junker, qui pousse à la roue, sait-il, lui, combien l’Europe peut recevoir de réfugiés ? S’il le sait, que ne le dit-il ? Mais évidement, il l’ignore !
·        L’Allemagne prétend que les migrants remplaceront les naissances manquantes pour continuer à faire tourner la machine. Comme toujours, les politiques essaient de corriger une erreur passée en en commettant une plus grande encore : en effet, l’écrasante responsabilité des hommes (et femmes) politiques allemands est de n’avoir pas pris à temps les mesures nécessaires pour soutenir la natalité autochtone. Les moyens pour y parvenir sont connus, et infaillibles.
·        Enfin, est-on sûr que cette main d’œuvre bienvenue ( ?)correspondra  aux besoins de l’Economie ? Si les nouveaux arrivants sont peu qualifiés, c’est justement la main d’œuvre dont les économies modernes n’ont plus besoin. Si, au contraire ils sont très qualifiés, ne sabote-t-on pas en les accueillant, les chances de développement des pays dont ils viennent, en les privant de leur élite. Et croit-on que ces gens qui ont une autre vision du monde, principalement formée pas le coran, pourront contribuer à maintenir le niveau de la performance des pays d’accueil, et en particulier en Allemagne ? (d’autant plus que dans le cas de ce pays, il y aura de moins en moins d’Allemands   »de souche » pour transmettre les valeurs qui ont fait la force du pays).
·        Et pour en terminer, quand Mme Merkel annonce vouloir recevoir 800.000 réfugiés syriens, se rend-elle compte que chacun de ceux-là, une fois installé, fera venir entre 3 et 4 membres de sa famille, et que le total des arrivées sera donc plu proche de 2 millions et demi que de 800.000 ?
Exactement comme pour la « « crise grecque », on n’entend partout qu’un seul son de cloche ; et ceux qui sont opposés à cette politique d’islamisation rampante n’ont pas voix au chapitre. Ils n’ont pas l’occasion de démontrer – en espérant se tromper – que  les démocraties occidentales font preuve du même aveuglement et de la même lâcheté que ceux qui conduisirent   à la catastrophe de la deuxième guerre mondiale. 

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