Brevia
No. 123
(Septembre 2015)
Migrants et Réfugiés
Rarement
des évènements auront suscité autant d’émotions et aussi peu de réflexion. Les
médias nous montrent surtout des enfants dans les bras de leur mère, ou noyés
sur une plage, même si, en fait, plus de 70% des arrivants sont des hommes
seuls.
Cette
année 2015 renvoie immanquablement à l’ouvrage de Jean Raspail : Le camp des saints, Robert Laffont 1973,
dont la (re)lecture me parait être particulièrement opportune. On y décrit une
invasion, semblable à celle à laquelle l’Europe est confrontée, et l’incapacité
des démocraties bien-pensantes à faire face à la situation.
Cependant,
et comme je suis un animal à sang froid, j’aimerais soulever quelques points,
et, éventuellement, mettre en doute la générosité naïve d’un certain nombre
d’Européens.
·
On
peut comprendre le droit d’asile quand il s’agit d’individus isolés menacés par
des gouvernements trop autoritaires. Mais on voit de suite l’absurdité du
principe quand on cherche à l’appliquer
à des peuples entiers.
·
Tous
ces fugitifs en âge de combattre, qui arrivent par trains entiers, pourquoi ne
prennent-ils pas les armes pour lutter contre ceux qui les oppressent ?
·
Certains
voient dans ce déferlement un complot musulman à dimension planétaire, pour
enfin, conquérir l’Europe après les échecs devant Poitiers, Malte et Vienne.
Personnellement, je n’en crois rien : cela impliquerait une planification
dépassant les capacités de ces migrants. Par contre, je crois que l’effet sera
le même : à force d’augmenter la proportion de musulmans dans nos sociétés
occidentales, ils finiront un jour (prochain ?) par être en majorité. Et
souvenons-nous que les musulmans ne sont pour la tolérance QUE quand ils sont
en minorité.
·
Une
autre question qui se pose, en admettant que l’on accueille des millions
d’hommes et de femmes venus se réfugier en Europe, à cause de la situation de
guerre dans leur pays d’origine, qu’adviendra-t-il de ces gens quand la
situation dans leur pays se sera normalisée ? aura-t-on la volonté et les
moyens de les renvoyer dans leurs foyers ?
·
On
remarquera que ceux qui n’approuvent pas ces politiques d’accueil, n’ont
pratiquement pas le droit à la parole, et sont, s’ils s’expriment, aussitôt
taxés de xénophobie et de fascisme. Exactement la répétition de ce qui s’était
passé pendant la crise grecque. Si les gouvernements étaient vraiment l’expression de la volonté populaire,
ils organiseraient des referenda sur cette question. On serait sans doute
surpris des résultats.
·
Certains pays musulmans, et en particulier les plus
riches, se refusent à recevoir des réfugiés : ils craignent que parmi
ceux-ci ne se cachent des terroristes. Tiens, et nous, en Europe, on ne croit
pas que parmi des dizaines de milliers d’arrivants, il y aura quelques
terroristes ? Mais le roi d’Arabie contribue, à sa façon à l’accueil des
réfugiés. Il parait qu’il serait prêt à financer 200 mosquées sur le territoire
allemand.
·
S’est-on
quelque part, parmi les étourdis criminels qui nous gouvernent, posé la
question de savoir combien de
réfugiés nous voulions/ pouvions accueillir ? 100.000, 1 million, dix
millions ?
Madame Merkel, qui, encore une fois
a réagi avant de réfléchir (la
première fois, c’était après l’accident de Fukushima), avait annoncé que l’Allemagne accueillerait 800.000
réfugiés. Dix pour cent de ce nombre sont déjà arrivés, et les moyens craquent
de toutes parts, des phénomènes de rejet
se manifestent de plus en plus souvent. Monsieur Junker, qui pousse à la roue,
sait-il, lui, combien l’Europe peut recevoir de réfugiés ? S’il le sait,
que ne le dit-il ? Mais évidement, il l’ignore !
·
L’Allemagne
prétend que les migrants remplaceront les naissances manquantes pour continuer
à faire tourner la machine. Comme toujours,
les politiques essaient de corriger une erreur passée en en commettant une plus
grande encore : en effet, l’écrasante responsabilité des hommes (et
femmes) politiques allemands est de n’avoir pas pris à temps les mesures
nécessaires pour soutenir la natalité autochtone. Les moyens pour y parvenir
sont connus, et infaillibles.
·
Enfin,
est-on sûr que cette main d’œuvre bienvenue
( ?)correspondra aux besoins de
l’Economie ? Si les nouveaux arrivants sont peu qualifiés, c’est justement
la main d’œuvre dont les économies modernes n’ont plus besoin. Si, au contraire
ils sont très qualifiés, ne sabote-t-on pas en les accueillant, les chances de
développement des pays dont ils viennent, en les privant de leur élite. Et
croit-on que ces gens qui ont une autre vision du monde, principalement formée
pas le coran, pourront contribuer à maintenir le niveau de la performance des
pays d’accueil, et en particulier en Allemagne ? (d’autant plus que dans
le cas de ce pays, il y aura de moins en moins d’Allemands »de souche » pour transmettre les
valeurs qui ont fait la force du pays).
·
Et
pour en terminer, quand Mme Merkel annonce vouloir recevoir 800.000 réfugiés
syriens, se rend-elle compte que chacun de ceux-là, une fois installé, fera
venir entre 3 et 4 membres de sa famille, et que le total des arrivées sera
donc plu proche de 2 millions et demi que de 800.000 ?
Exactement comme pour la « « crise
grecque », on n’entend partout qu’un seul son de cloche ; et ceux qui
sont opposés à cette politique d’islamisation rampante n’ont pas voix au
chapitre. Ils n’ont pas l’occasion de démontrer – en espérant se tromper –
que les démocraties occidentales font
preuve du même aveuglement et de la même lâcheté que ceux qui conduisirent à la catastrophe de la deuxième guerre
mondiale.
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