25 novembre 2010

Brevia 2010 Novembre

BREVIA 2010



(Numéro 66, Novembre)

La meilleure façon d’être toujours dans le vrai n’est pas de chercher la vérité ; c’est de la créer soi-même : Nietzche est plus fort que Socrate.

Le peuple n’est jamais si bien trompé que par ceux qui sont censés l’éclairer.

Le propre des révolutions est de revenir à leur point de départ.

Les souvenirs partagés sont le ciment, nécessaire sinon suffisant à l’amitié. C’est pourquoi il est si difficile de se faire de nouveaux amis dans la vieillesse : on n’a plus le temps de bâtir un passé commun.

Les figures géométriques ont toujours un seul centre. En politique, il y en a généralement plusieurs.



Notes de Lecture

L’avouerais-je à ma grande honte ? Ce n’est que 61 ans après sa sortie en librairie que je viens de lire Le deuxième Sexe de Mme de Beauvoir. Certes, il ne faut pas se précipiter sur les nouveautés, et il faut laisser au Temps les soins de la décantation. Mais là, j’ai peut-être exagéré.
Le premier tome de l’ouvrage s’attache à démontrer que, même si des particularités anatomiques indiscutables distinguent le mâle de la femelle dans l’espèce humaine, c’est la Société qui donne à la femme ces caractéristiques qui la rendent différente de l’homme. On ne nait pas femme, dit Simone de Beauvoir, on le devient.
Je veux bien admettre qu’inciter une petite fille à cajoler ses poupées, et pousser un petit garçon à se divertir avec des voitures miniatures peut avoir une influence sur le développement de la personnalité.
Mais depuis 1949, les choses ont changé. Le but unique de la jeune fille n’est plus de pêcher un mari qui la protège et la gouverne. Les femmes étudient et ont conquis l’indépendance économique, que Mme de Beauvoir voyait comme le principal obstacle à leur réalisation de soi-même.
Les accoutrements bizarres qui en faisaient des siècles durant de perpétuelles handicapées ont disparu, toutes portent de nos jours le pantalon, et quand, par hasard, dans la rue, passe une femme habillée suivant la tradition ne s’exclame-t-on pas : Tiens, une femme en jupe !?
Bien sûr, ce sont encore les femmes qui mettent au monde les enfants. Madame Simone parait le regretter, et elle voudrait que cela advienne avec le moins possible d’intervention masculine. L’insémination artificielle lui semble le nec plus ultra de la procréation. Comme l’éducation par l’Etat, avec aussi peu de contacts que possible avec les géniteurs : vielles chimères communisto-mao-marxistes.
Le deuxième tome est consacré à décrire l’expérience vécue des femmes. Les (très nombreux) cas que cite l’autoresse à l’appui de ses thèses sont le plus souvent extraits de notes de psychiatres qui n’ont, par définition, à faire qu’à des cas pathologiques. Je crois qu’une grande majorité de femmes ont vécu – même dans le passé – leur condition avec fierté et satisfactions. Les parallèles qu’elle établit entre femmes (objets passifs) et noirs et esclaves sont outrés, et d’une façon générale elle oublie une dimension fondamentale de la relation homme/femme : c’est l’Amour, où elle ne veut voir que l’assouvissement du besoin purement charnel du mâle. Sans doute son expérience personnelle assez glauque l’a-t-elle prédisposée à cette triste vision du monde ?
Mais alors que l’émancipation de la femme est pratiquement achevée – au moins dans les pays civilisés – n’est-il pas évident qu’elle est autre chose qu’un homme sans pénis, qu’elle a une vision du monde et quelle est mue par des sentiments propres à son sexe, indépendamment de tout « dressage » ?
Voilà, j’ai lu Le Deuxième Sexe, je me suis bien échauffé à cet exercice, mais je m’en doutais avant de commencer.



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Combien de Maires ne se félicitent-ils pas d’avoir obtenu une SUBVENTION (terme magique) pour une de leurs réalisations ? Ils tentent ainsi de faire accroire à leurs administrés qu’une partie de l’équipement serait en quelque sorte gratuite et qu’ils n’auraient pas à régler la fraction ainsi subventionnée. Ce que l’on oublie de dire aux contribuables, c’est que ces subventions (du Département, de la Région, de l’Etat, voire de l’Europe), ce sont EUX qui les ont déjà payées par le biais de l’Impôt ! Non seulement la subvention elle-même, mais aussi les coûts de toute la machinerie qui administre ces opaques transferts.
Exactement comme quand, le long d’une route en réfection, on lit sur une pancarte : « Le Conseil Général investit pour vous ». Ridicule ! La pancarte devrait dire : « Grâce à VOS impôts, cette route va être réparée ».

Lagarde, prends garde à toi !

Le Maire d’Obernai (Basse Alsace) mériterait d’être promu à de hautes fonctions au plan national.
En effet, voici cinq ans qu’il n’a pas augmenté les taxes locales (habitation, professionnelle, foncière), sensiblement inférieures aux moyennes nationales, et qu’il mène en même temps une courageuse politique de désendettement de la Ville.
Ah ! Comme il ferait un bon ministre des finances, et comme on le regretterait à Obernai, si un jour la règle du non-cumul des mandats venait, par miracle, à s’appliquer !



La Fondation Enno & Christa Springmann


Le 30 octobre 2010, dans le Foyer de l’Opéra de Wuppertal-Barmen, la Fondation de nos Amis Enno & Christa Springmann, a remis, pour la douzième fois, son Prix à des Artistes qui contribuent au rayonnement artistique de la ville de Wuppertal.

Ont été distingués cette année :
• Jo Ann Endicott, danseuse étoile, chorégraphe et assistante de la défunte Pina Bausch,
• Ulli Weiss, photographe, qui a réalisé de merveilleuses photos de Pina Bausch,
• Werner Dickel, professeur d’instruments à cordes à l’Ecole de Musique de Wuppertal, compositeur et chef d’orchestre.

Chacun de lauréats reçut un chèque de 4000 €.

Dans son discours, Enno Springmann, avec la pugnacité mâtinée d’humour qui le caractérise, a regretté le manque d’intérêt de la ville de Wuppertal, pour les choses de la culture, et s’est indigné que des sommes importantes aient été, dans le passé, dilapidées dans des études ou des réalisations sans avenir.
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In der « GALERIE AM RATHAUS », Wartburger Strasse 15, Berlin Schöneberg, kann man einige sehr schöne und interessante Fotografien (auf Papier, Plastik und Aluminium) des englischen Fotografen Dave LAND sehen: „Halls and Walls, Rust and Dust“.
Es handelt sich um beeindruckende Fotos von Gebäuden in Beelitz, Vackerode usw., die dem Verfall ausgesetzt sind. Diese Hallen wurden von den russischen Besatzungstruppen gebraucht und in den Zuständen hinterlassen, die man sich sehr wohl vorstellen kann.
Einige dieser Ruinen erinnern deutlich an die architektonischen Zeichnungen von Piranesi.
Man kann eines dieser Werke für ungefähr 500 € erwerben.




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http://brevia.blogspot.com/




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