15 juin 2011

Brevia 73, juin 2011

BREVIA 2011


(Numéro 73,Juin)



Solidarité et tolérance sont les deux poisons qui finiront par étouffer l’Europe

Il n’y a pas plus d’Islam modéré qu’il n’y a de fascisme modéré. Les logiques profondes de ces deux visions du monde les conduisent, tôt ou tard, à révéler leur véritable nature totalitaire.

Certains voudraient légaliser l’usage des « drogues douces », pour anéantir les trafics. C’est comme si l’on supprimait les impôts pour éliminer les fraudeurs.

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Les récentes affaires de mœurs ont – entre autres – ranimé le débat sur les fragiles frontières entre vie publique et vie privée. Dans quelle mesure les gens qui s’offrent à la curiosité de la foule – dans les arts, les médias, les affaires ou la politique – ont-ils droit à une vie privée ?
A mon humble avis, aussi longtemps qu’ils ne déchirent pas eux-mêmes le voile censé recouvrir ce qui ne relève pas strictement de leur activité « publique ».
Je m’explique : Si un peintre ne se contente pas d’exposer ses tableaux, s’il invite la presse à visiter sa maison de campagne ; si un chanteur ne se borne pas à chanter, mais se croit en devoir d’étaler dans les journaux ses peines de cœur ; si un homme d’affaires nous livre sa famille et les soins dont il l’entoure ; si une speakerine ne se suffit pas de jouer les potiches aux infernales lucarnes, mais ressent l’irrépressible désir de nous détailler son régime alimentaire ; si un homme – ou une femme – politique, au-delà de nous débiter les mensonges habituels sur tout le bien qu’ils feront au pays pour peu qu’on voulut leur accorder nos suffrages, et veulent de surcroît nous faire visiter leur cuisine et nous révéler les recettes dont ils agrémentent le repas dominical ; tous ceux-là n’ont aucun motif de se plaindre si, au-delà de ce qu’ils ont cru devoir nous divulguer, l’appétence du vulgaire requiert d’autres révélations.
Par une porte entre-ouverte il passe plus de secrets qu’on ne le voudrait. Que n’ont-ils laissé leur porte … close ?

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L’invasion de l’Europe par les musulmans ressemblera-t-elle à celle de l’Amérique du nord par les chrétiens ? Ce serait à craindre, si l’on se souvient de ce qu’il advint des Indiens qui peuplaient le nord du continent américain – et de ce qu’il en reste.

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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Mes chers concitoyens,

Moi-même et mes ministres, nous ne cessons de vous citer l’Allemagne en exemple. Nous vous rebattons les oreilles de ses mirifiques accomplissements dans tous les domaines où les nôtres sont si piètres.
S’agit-il des performances économiques ? Là où nous accumulons d’abyssaux déficits, notre mentor entasse les excédents. Ses chefs d’entreprises sont plus vertueux que les nôtres, et leurs syndicats – contrairement aux nôtres – s’entendent aux affaires.
Les Allemands ont deux fois moins de fonctionnaires que nous : ils ne s’en portent pas plus mal, et cela leur coute moins cher. Quel que soit le point où nous cherchons la comparaison, ils s’en sortent toujours à leur avantage et à notre confusion.
L’opposition elle-même les applaudit dans les décisions qu’ils viennent de prendre relativement aux centrales atomiques.
Donc, mes chers concitoyens, plutôt que de rester indéfiniment à la traine dans cette compétition que nous entamâmes voici plus d’un siècle et demi avec notre voisin, et dont nous sortons à chaque examen avec le bonnet d’âne sur la tête, je vous propose de nous unir, définitivement et sans retour, à cette puissante locomotive.
Nous formerons cinq ou six « Länder » de cette nouvelle entité, à laquelle il ne restera plus qu’à trouver un nom, et ce sera peut-être le moins aisé. Nous adopterons, en bloc, toutes les lois allemandes, et abolirons les nôtres, en tâchant, pas à pas, de nous faire à nos nouveaux habits.
Nous pourrons alors démonter les dernières usines qui enlaidissent nos radieux paysages, et devenir, enfin, ce que nous avons toujours rêvé d’être : un grand jardin où poussent les légumes et où fleurissent les prés offerts à d’innombrables troupeaux.
Nous pourrons conserver notre langue – ou ce qu’il en reste – celle de Montaigne, de racine et de Voltaire, si ces noms vous disent encore quelque chose. L’Allemagne est un pays qui accepte et encourage ces particularismes locaux, et elle saura fort bien s’en accommoder. De même, ayant réussi à relever ses provinces orientales, notre remise à niveau ne lui posera pas d’insurmontables problèmes, d’autant plus, reconnaissons-le, que nous sommes quand même un peu moins malades que ne l’était feu la République –soit disant – Démocratique allemande.
Aussi, mes chers concitoyens, vous engagé-je à répondre OUI au référendum que mon gouvernement va prochainement soumettre à vos suffrages éclairés.

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Le voleur dit: Ce qui est à moi est à moi, et ce qui est à toi est à moi.
Le juste dit : Ce qui est à moi est à moi, et ce qui est à toi est à toi.
Le Saint dit : Ce qui est à toi est à toi, ce qui est à moi est à toi.






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Brevia 72, mai 2011

BREVIA 2011

(Numéro 72, Mai)



Dans la vie, plus on avance, et plus on a de recul.

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En février 2008, le Premier Ministre Turc s’adressait à ses compatriotes à Cologne. Après avoir loué les Turcs d’avoir su préserver, depuis près d’un demi-siècle, « leur langue, leurs croyances, leurs valeurs, leur culture », il se félicite qu’ils ne se soient pas laissés assimiler, car, dit-il, « l’assimilation est un crime contre l’humanité ».
Il ne lui semble pas absurde, à la fois, de les encourager à cultiver leur langue, et en même temps de se plaindre que leur connaissance insuffisante de la langue allemande les met en position d’infériorité durant leurs études.
Il aurait, en d’autres circonstances, cité ce passage d’un poème de Ziya Gökalb : « La démocratie n’est qu’un véhicule, où nous prenons place, jusqu’à ce que nous ayons atteint notre but. Les mosquées sont nos casernes, les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles sont nos casques et les croyants sont nos soldats ».
Vous pourrez lire (en allemand) l’intégralité de son intervention sur le site suivant :

http://www.welt.de/debatte/article1660510/Das_sagte_Ministerpraesident_Erdogan_in_Koeln.html

Il ne peut rester que peu de doutes, à la lecture de ces textes, que le but final du Gouvernement turc, après les deux défaites notoires qu’ont été la Reconquista espagnole et de l’échec devant Vienne, est la conquête, par l’immigration et la natalité, de l’Allemagne dans un premier temps, et de l’Europe par la suite.
Très édifiant, sur ce même sujet, est l’ouvrage de Hans-Peter Raddatz : Die türkische Gefahr ?, qui met en évidence les tendances historiques profondes et permanentes du « Turkislam ».

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Les réflexions précédentes sont à rapprocher de la déclaration de M. Claude Guéant, Ministre de l’Intérieur, qui prétendait :
Les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux et de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale. Nos compatriotes veulent choisir leur mode de vie, ils ne veulent pas qu'on le leur impose.
Combien sont-ils, ceux qui veulent bouleverser notre société et nos références culturelles ? Six, dix ou douze millions ? Impossible de le savoir (voir Brevia No. 71, avril 2011). Mais qu’on ne s’inquiète pas outre mesure : malgré ces sentiments, partagés par un (très ?) grand nombre de Français, exploités par un Front National, qui pose les bonnes questions et donne de mauvaises réponses, aucun Gouvernement, ni de droite ni de gauche ne tentera de résoudre ces problèmes. Le « politiquement correct » y veillera, jusqu’à ce qu’un jour, sans doute on ne fasse un référendum sur l’immigration. Mais pas avant que les immigrés, ou leurs descendants, ne soient en majorité dans le corps électoral.
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L’Europe envisagerait (sérieusement ?) de remplacer les billets de 5 Euros, qui ont parait-il une durée de vie extrêmement courte, de l’ordre d’un an, par des pièces. Aussitôt, les imprimeries qui fabriquent les billets s’inquiètent : la grève n’est pas loin. Les usines qui frappent les pièces se réjouissent, ainsi que les tailleurs et les couturières : les pièces, plus que les billets, trouent les poches et obligent à renouveler les costumes ou à d’ingénieuses réparations.
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Récemment, me rendant en TGV de Strasbourg à Paris, et n’ayant rien de mieux à faire, je regardais par la fenêtre. Et savez-vous ce que je voyais ? Un plein paysage de … subventions ! Chaque champ, chaque pâture était une éponge à subventions. Aux abords des villes et des bourgades, des alignements de « barres » et de « tours » n’étaient pas de tristes logements, mais de vastes pompes à subventions. Couronnant les collines, trônant sur les plateaux, ces centaines d’éoliennes disgracieuses n’étaient rien d’autre que des moulins à subventions.
Si tout le monde subventionne tout le monde, où est la logique ? Si non de fournir un incessant travail à une armée de fonctionnaires inutiles qui taxent d’un côté pout nous rendre de l’autre l’argent qu’ils ont volé – en prélevant au passage une dîme nourricière.
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Les soulèvements dans les pays arabes ont soulevé – c’était bien le moins qu’ils puissent faire – un immense espoir dans les pays européens. Enfin, dans les Etats sur l’autre bord du grand bassin, nous allions avoir de proprets voisins, tout à fait présentables et fréquentables. Gouverner bien démocratiquement, avec des institutions semblables aux nôtres : chambres hautes, chambres basses, conseils constitutionnels et tout le toutim.
Cet immense espoir est à mon sens une immense illusion. Je donne rendez-vous dans 10 ans, que dis-je, dans 5 ans, aux extasiés d’aujourd’hui. Les velléités d’une minorité occidentalisée auront fait place à des régimes théocratiques, où l’islam sera loi, et où le conseil des imams tiendra lieu de représentation populaire.
Nos institutions « démocratiques » sont trop éloignées de la vision islamique du monde pour pouvoir jamais espérer y prendre racine.





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