08 septembre 2011

Brevia 75, août 2011

BREVIA 2011


(Numéro 75,Août)

Certains maudissent les Dieux, non pour s’être refusés à leurs prières, mais pour les avoir exhaussées.

Les famines ne régulent plus le nombre d’occupants de la planète. Quel mécanisme les remplacera ?

Pourquoi faut-il toujours « faire les choses » ? Pourquoi ne se font-elles pas elles-mêmes ?

Les « forces de l’ordre », dans bien des cas se nommeraient plus idoinement les faiblesses de l’ordre.

§

Le mois dernier, Mme Eva Joly, candidate franco-norvégienne du parti des Verts aux élections présidentielles de 2012, a fait une proposition qui a donné lieu à bien des débats, et à force déclarations plus ou moins réfléchies. Elle voudrait en effet supprimer le défilé militaire du 14 juillet pour le remplacer par un « défilé citoyen ». Ce qu’elle entendait par là est resté jusqu’à présent un impénétrable mystère.
Envisagerait-elle de faire défiler un échantillon représentatif de la population ? Avec ses érémistes, ses chômeurs, ses trafiquants de drogue, ses péripatéticiennes, ses pharmaciens, ses joueurs d’échecs et ses clandestins ? Et comme public, peut-être, l’Armée ? Ridicule !
Et personne, cependant, n’a saisi l’occasion de ce débat pour suggérer de supprimer le défilé du 14 juillet pour des raisons d’économies ? Un pays ruiné, qui après le Portugal, l’Irlande, la Grèce, l’Italie et l’Espagne sera demain au bord de la faillite ne devrait pas festoyer aux frais des générations futures. Ce n’est qu’en taillant impitoyablement dans toutes les dépenses, grandes ou petites, que nous avons une chance de rétablir notre situation sans une augmentation démentielle et suicidaire des prélèvements obligatoires qui sont déjà parmi les plus élevés de la planète.
On pourra à la rigueur réinstaller le défilé le jour où la dette sera apurée et où le budget sera en excédent.

Etnische Ökonomien

Le 17 août, la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, organisait dans les bâtiments de la représentation de la Hesse à Berlin un symposium consacré à la participation des étrangers à l’économie de la Capitale.
Devant une assistance de 150 personnes (pour la moitié d’origine turque), divers intervenants : deux chefs d’entreprises turcs, le Ministre fédéral de l’Economie (Philipp Rösler) et Christoph Meyer, chef du groupe parlementaire FDP de Berlin. Tous ont souligné, avec satisfaction, le nombre d’entreprises fondées ou dirigées par des Turcs ou des personnes d’origine turque (Migrations Hintergrund). 25% des petites entreprises à Berlin seraient d’origine turque, sans tenir compte des entreprises illicites : commerce de drogues, prostitution, fausse monnaie … beaucoup de ces petites entreprises licites sont dans les secteurs de l’alimentation (fruits et légumes, kébabs …) ou des transports : taxis.
On a relevé que le poids de l’ « économie turque » serait équivalent à celui de l’ « économie polonaise ». Ce qui, compte tenu de l’importance relative des populations concernées, ne semble pas être un compliment à l’économie turque.
Tout en proclamant haut et fort qu’ils sont allemands, ces Turcs qui ont réussi insistent aussi fortement sur leur turquitude. Ils se veulent égaux, mais … différents. Jusqu’à, pour certains, réclamer l’instauration de quotas. Egaux, mais … turcs !
Cette mise en avant de quelques réussites, tout à fait louables, néglige évidemment la question d’un très grand nombre d’immigrés qui ne vivent que de l’assistance des fonds publics, qui refusent obstinément toute forme d’intégration, et qui permettent, à juste titre, de se demander si, globalement, l’apport de la population turque est, pour l’Allemagne, et plus spécialement pour Berlin, une contribution positive ou un poids mort insupportable.






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