01 novembre 2011

Brevia 76, septembre 2011

BREVIA 2011


(Numéro 76,Septembre)

Paraphrasant Pierre Dac, on pourrait dire qu’un consultant n’est pas obligatoirement un potentat oriental dénué de bon sens, pas plus qu’un consentant n’est un crétin doué d’un bon odorat.

Passant du Ministère des Finances à la direction du Fonds Monétaire International, Mme Lagarde a changé de discours. Ce qui prouve que l’origine n’en est pas dans la tête, mais dans la casquette.


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La crise. On nous en parle tous les jours : les Bourses qui s’effondrent, le chômage qui galope, … On oublie simplement de nous rappeler que la SEULE origine de cette crise c’est la monstruosité des dettes souveraines, causée par des politiciens incompétents et irresponsables dont l’UNIQUE but est d’assurer leur réélection, et par là, le maintien de leurs privilèges.
Un des remèdes serait de limiter le nombre de mandats successifs : un seul pour le Président de la République, deux peut-être pour les Députés.
Nous nous priverions alors, dira-t-on des fruits de l’Expérience ? Quand on voit où ces fruits nous ont conduits, on aurait tendance à faire confiance à la spontanéité.

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Tel une montagne accouchant d’une souris, le Gouvernement français vient de mettre au monde son « plan de rigueur ». On ne sait qui l’emporte de la colère ou du mépris.
Colère, parce que la partie la plus lourde de ce « plan » consiste en un alourdissement de 13 milliards des taxes et impôts dans un pays déjà champion du monde des prélèvements obligatoires. Mépris, parce que seul un petit milliard d’économies sera – peut-être ? – réalisé sur les dépenses. La proportion inverse eut pu paraître acceptable.
Quand nos « élites » comprendront-elles que l’impôt tue l’impôt ? Faudra-t-il attendre d’avoir ruiné tous les « riches », ou bien qu’ils soient partis sous d’autres cieux, emportant avec eux les fonds qui constituent la base (le capital) de toute Economie ?
Ce n’est pas de « zéro virgule quelque chose » qu’il faut baisser la dépense publique, mais de 20, 30, voire 40%. D’autres pays l’ont fait ou le font. Et la liste des dépenses à supprimer est FACILE à faire. Sommes-nous plus obtus que les autres ?

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Berlin. Récemment, une « réunion de quartier » était organisée dans la Wielandstrasse pour que la population concernée débatte de l’avenir de l’Olivaer Platz. Mon propos n’est pas d’entrer dans ce débat local, quoique j’aie là-dessus ma petite idée (1).
Il est davantage de m’interroger sur les procédés qui conduisent à des ensembles architecturaux réussis. Par « réussis », j’entends qui recueillent l’approbation des contemporains et l’admiration des générations suivantes.
Citons quelques places, au hasard, qui répondent, me semble-t-il à cette définition : la Place Royale à Paris (dite place des Vosges), la Piazza Navona à Rome, le Gendarmenmarkt à Berlin. Elles sont toutes ou bien le résultat de la volonté d’un seul – maitre d’ouvrage ou architecte – ou bien la sédimentation d’un peuple cultivé et qui possédait – intuitivement – la notion de BEAU
(1) Vendre la partie Est de la Place pour un programme immobilier, avec obligation de construire un parking public souterrain de capacité égale à l’actuel parking. C’est un terrain qui appartient à la Commune et sa vente permettrait de financer (en totalité ? en partie ?) l’opération. N’oublions pas que Berlin est « pleite ». Dans toute la partie qui longe la Place, réduire la Lietzenburger Strasse à seulement deux voies (une dans chaque sens) : cela regagne un peu de place pour la verdure, presque celle perdue pour la nouvelle construction, et y mettre les passages piétons nécessaires. Dans la partie restante, qui aura quasiment retrouvé sa forme carrée d’origine : pelouses, arbres, fontaines …Il ne sert à rien de faire un trop grand parc, si on n’a pas les moyens de l’entretenir.
NB : Le nom Olivaer Platz vient du nom d’un quartier de Dantzig, lui-même venant du Traité d’Oliva/ Oliwa qui, entre autres, en 1660 reconnut les droits des Hohenzollern au Duché de Prusse, avec les conséquences historiques connues.
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A la lecture de l’ouvrage de Jacques Delarue : Histoire de la Gestapo (Editions Nouveau Monde Poche, 9 €), on constate une fois de plus que la symbiose Etat/Parti unique/Police est l’universelle recette de la tyrannie. Après les Nationaux Socialistes, les dirigeants communistes de feu la DDR avaient été à bonne école – sans compter les fruits de leur apprentissage stalinien – pour prolonger d’un demi-siècle en Allemagne un régime de terreur.
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Les Etats – la France en particulier – s’insurgent contre la « dictature des marchés », les pouvoirs des « spéculateurs », la mainmise de l’Economie sur le Politique. Mais si ces Etats ne s’étaient pas déraisonnablement endettés – non pour préparer l’avenir, mais pour payer leurs dépenses courantes – ils n’auraient pas besoin de recourir à l’emprunt et de se voir soumis à des notations que d’ailleurs ils contestent, comme un malade qui veut casser le thermomètre plutôt que d’admettre qu’il a une forte fièvre.
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La solidarité n’est pas autre chose que d’obliger la Vertu à secourir le Vice ou l’imprévoyance.
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Monsieur Chirac est trop délabré pour assister à son procès. Mais, que je sache, il est encore en état de siéger au Conseil Constitutionnel – et d’encaisser les émoluments y afférant.
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Et pour terminer sur une note plus gaie, je vous voudrais narrer une anecdote (authentique) et qui me plait infiniment : un de mes amis, juif et athée de surcroit, se trouvait en Israël au début des années 50. Voyageant un jour de shabbat en autocar, un vieux monsieur, manifestement juif orthodoxe, était assis à ses cotés sur une bouillotte en caoutchouc remplie d’eau. Intrigué, mon ami s’enquiert. « Mais c’est le shabbat ! » s’écrie le vieillard. Tout d’un coup il comprend : On n’a pas le droit de voyager le jour du shabbat, sauf « sur l’eau » (car on ne peut interrompre un voyage en mer !). Le vieux monsieur avait respecté la Loi – et répondu à la nécessité de son déplacement.


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